Bliss In The City

Le Blog-Notes d'une Etudiante à Paris

03 mai 2007

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L'image d'après

cin_math_que"L'image d'après", c'est ainsi qu'Henri Cartier-Bresson définit le cinéma. Selon lui, le cinéma c'est toujours ce qui vient après : moins l'image vue ou projetée sur un écran, que celle qui lui succède, prise dans le défilement.

Du 4 avril au 30 juillet, la nouvelle exposition de la Cinémathèque, "L’image d’après" dont vous avez certainement vu les très belles affiches dans Paris, nous invite à regarder « Le cinéma dans l’imaginaire de la photographie » à travers les oeuvres de dix photographes de l’agence Magnum : Abbas, D’Agata, Gilden, Gruyaert, Pinkhassov, Peress, Power, Soth, Wylie et Zachmann. Ils appartiennent à plusieurs générations et représentatifs de divers courants qui traversent aujourd'hui la photographie documentaire. Ils révèlent comment un réalisateur, un film, ou un plan a laissé une empreinte dans le labyrinthe de leur psyché. Et comment cette empreinte a marqué à son tour leur travail. Assumer l'héritage d'un autre regard, mieux : le revendiquer. Des images mouvantes, enfouies en eux, vont se superposer au film de la vie : une manière de cadrer ce qui advient, « sous influence ». Passages, infiltrations, superpositions entre les deux médiums. Le cinéma crée l'illusion du réel pour que le spectateur ne doute pas de sa vraisemblance. La photographie s'appuie sur l'imaginaire pour rétablir la vérité du vécu. Se placer à la frontière du vrai et du faux, du certain et de l'incertain, du juste et du non juste. Ultime issue pour dire une réalité mouvante, qui se dérobe, où on ne peut pas refaire de prise.

En parallèle, un cycle de projections interroge (jusqu’au 5 juin) les relations entre le cinéma et la photographie. Parmi les événements: des rencontres avec Donovan Wylie (autour d’Elephant d’Alan Clarke) et avec Gilles Peress et des dialogues entre Mark Power et Harry Gruyaert et entre Abbas et Patrick Zachmann. Les deux grandes rétrospectives du mois sont par ailleurs consacrées à Rouben Mamoulian (La Belle de Moscou, Arènes sanglantes... jusqu’au 4 mai) et à Alexandre Sokourov dont l’intégrale des films sera projetée (jusqu’au 2 juin). Pour le programme détaillé, c'est par .

L'expo est excellente: une vraie proposition, un vrai point de vue, une prise de risque et une belle mise en espace, de la qualité et le respect de l'intelligence et de la pensée du spectateur. Allez-y ! 

A la Cinémathèque française (51, rue de Bercy - 12è). M° Bercy (lignes 6 et 14)
De 12h à 19h du lundi au vendredi ; de 10h à 20h le samedi et dimanche.
Nocturne le jeudi jusqu'à 22h.
Plein tarif : 7€ et tarif réduit : 6€ (Moins de 26ans, demandeurs d'emplois, plus de 60 ans, Rmistes)

Posté par BlissNYC à 09:33 - Le cinéma dans tous ses états - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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