29 juin 2007
Le cinéma (encore) en fête à Paris !
Mon été à Paris démarre en trombe avec la 5ème édition du festival Paris Cinéma du 3 au 14 Juillet 2007. Initié et soutenu par la Mairie de Paris, présidé par la comédienne Charlotte Rampling, Paris Cinéma s'est imposé en quatre éditions seulement comme un événement cinématographique majeur du début de l'été à Paris (70 000 spectateurs en 2006).
Le festival Paris Cinéma nous propose, comme toujours, une programmation foisonnante et ambitieuse dans ses choix (600 projections, 450 films présentés, plus de 200 invités accompagnant les programmes), plurielle et éclatée dans ses lieux (une vingtaine de lieux de projections ou d'événements à travers tous les arrondissements de Paris), en entrée libre pour certains événements ou à un tarif plutôt bon marché (4€ la séance) dans les salles, ouverte à tous et pour tous les publics : enfants, cinéphiles, touristes anglophones, étudiants, curieux et passionnés, professionnels... y'en a pour tous les goûts !
En bref, du cinéma à volonté, à consommer sans modération ! Pour ça, et pour la première fois cette année, ils mettent à notre disposition un CinéPass, personnel et nominatif, proposé à 20 € pour un accès illimité à toutes les séances et dans toutes les salles de Paris Cinéma... Et comme mes amis de Studio Magazine m'aiment bien ils vont même m'offrir le sac collector de l'édition de cette année par dessus le marché ^^ Merveilleux !
Plus d'infos ? C'est par ici!
27 juin 2007
En vrac...
- J'ai eu mon annéeeeeeee... et avec les honneurs en plus, ça valait le coup de passer mon temps le nez dans les bouquins mouarf, l'été commence plutôt bien !
- C'est agréable de réouvrir sa vie sociale progressivement et de programmer plein de sorties sans aucune culpabilité !
- Il faut absolument que je refasse faire ma carte Louvre Jeunes pour me culturer cet été (et celle d'Orsay aussi parce qu'avec le nombre d'expos géniales qui se préparent, ce sera vite rentabilisé ahahah l'excuuuuse)
- Besoin de remettre à jour ma carte de bibliothèque de la ville de Paris, envie de me prendre l'option CD aussi pour pouvoir en emprunter à la médiathèque des Halles (ouvrir mes horizons musicaux encore un peu plus) et surtout pour ipodiser plein de nouvelles choses et me culturer les oreilles
- Début des soldes aujourd'hui, ma mère vient passer la journée à Paris demain, je sens que je vais pas pouvoir vouloir être raisonnable...
- Enorme soif de lecture en ce moment: après avoir ingéré "La femme fatale" en quelques jours, je dévore "La tragédie du président" de FOG (oui, je suis CENSEE être en vacances hein!) avant de me REmettre là dedans :
- J-24 avant la sortie du dernier tome oh-my-goooood non ?
- Envie de soleil, de vacances, de mer, de plage, de voyage loin, très loin, de savoir ce que je veux et où je vais enfin...
Enfin bref, je crois que l'été peut officiellement commencer ! Vous faîtes quoi, vous, cet été ?
24 juin 2007
Heaven...
A la suite du post d'In&OutTheCity il y a quelques jours, j'ai eu envie de me repasser cette très jolie scène de "Top Hat" avec Fred Astaire et Ginger Rogers. Il s'agit de la magnifique chorégraphie de "Cheek to Cheek" sur une chanson d'Irving Berlin. On retiendra l'Astaire attitude, la robe de Ginger et les décors majestueux avec une caméra qui n'hésite pas à s'éloigner et à laisser ainsi notre couple virevolter en toute intimité. Il s'agit en effet d'une scène de révélation, les caractères qu'ils croyaient opposés se rencontrent enfin, l'amour qu'ils pensaient impossible ne l'est finalement pas (du vrai vaudeville !) et Astaire peut laisser libre cours à sa parade amoureuse et son chant flatteur... C'est niais mais j'adore :)
"Heaven, I'm in heaven
And my heart beats so that I can hardly speak
And I seem to find the happiness I seek
When we're out together dancing cheek to cheek..."
Désolée pour les sous-titres en espagnol portugais mais j'avais rien de mieux sous la main ^^
23 juin 2007
Tagguée !
J'ai été "tagguée" par Tinkerbell et Uggy, donc je me devais d'agir !
Bon, vous n’aurez pas 7 mais bien 8 infos (c’est la braderie, mesdames, messieurs, pas cher !) - mais ceux qui viennent ici régulièrement n’apprendront sûrement pas grand chose hein - qui mettront en lumière les contradictions et multiples paradoxes qui m’habitent (ahah)…
- Je ne supporte pas le snobisme parisien, ce pseudo élitisme à deux balles qui fait ignorer à pas mal de gens qu’il se passe des choses en dehors de la capitale (si, si, je vous assure !) MAIS...
- Je ne pourrais (en France hein) pas vivre ailleurs qu’à Paris pour l’accès immédiat à tout ce qui m’est indispensable que ça me procure
- Je me fous du physique, du superficiel, de l’apparence, c’est quelque chose qui me dépasse MAIS...
- Je mets des crèmes de partout, je me lisse les cheveux, je fais WW, je me fais des masques, gommages tout ça, à qui mieux mieux, je me maquille, je fais du sport et pire encore, j’aime bien les trucs concons de filles de temps en temps : faire les magasins de fringues, avoir 10 tonnes de pompes et de sacs à mains, lire des magazines féminins ultra cons, fouiner chez Lush ou au Body Shop pour avoir le produit que j’ai pas encore, ma salle de bains ressemble à une annexe de chez Sephora…
- Je suis passionnée par la théorie politique, la vie politique me subjugue, la scène internationale m’interpelle, l’actualité me fascine, mon but c’est même d’en faire mon métier pour pouvoir respirer et vivre de ça (politologue oui oui, y’en a !) MAIS...
- Je ne supporte pas le militantisme, ces gens qui croient détenir une unique vérité sans accepter de se remettre en question, sans jamais douter… je me sens profondément militante DESENGAGEE d’ailleurs. Bien sûr j’ai mes convictions, j’ai même un avis à peu près sur tout mais (et je ne sais pas si c’est à cause de mon esprit de contradiction tout ça ou juste si c'est parce que je suis une chieuse, allez savoir !) j’adore prendre systématiquement à contre-pied ce que peut me dire un interlocuteur un peu trop sûr de lui (et pas que dans ce domaine évidemment, vous avez compris !)
- J’ai peur de l’engagement, le truc : mariage, maison à la campagne, 3 hobbits et le labrador chocolat c’est quelque chose qui non seulement me rebute mais en plus me donne des frissons dans le dos (oui, j’ai 23 ans, je sais que j’ai le temps de voir venir mais NON !) MAIS...
- Je suis avec un mec depuis plus de 5 ans… rendez-vous compte !
Bon, je vais de ce pas tagguer (ouch, ça va faire mal) Alex, Marie, Elo, Faustine, Erwan, Sève et In&OutTheCity !
22 juin 2007
Beckett à Beaubourg: derniers jours !
Après "Hitchcock et l’art", "Roland Barthes" ou encore "Jean Cocteau", le Centre Pompidou propose une traversée de l’oeuvre riche et insolite du grand romancier et dramaturge d’origine irlandaise, Samuel Beckett. Instaurant un dialogue entre les grands motifs de l’oeuvre de Beckett et des artistes contemporains, elle apporte un regard nouveau sur l’auteur de "En attendant Godot".
En réunissant des documents exceptionnels, tels que manuscrits et archives audiovisuelles montrés pour la première fois en France, le Centre Pompidou permet au public de découvrir les multiples facettes de l’oeuvre de Beckett, notamment son travail de metteur en scène et son oeuvre audiovisuelle. L’exposition témoigne d’ailleurs du bilinguisme de Beckett à travers la présentation conjointe de ses écrits en anglais et en français. L’enjeu majeur de l’exposition est de sortir l’oeuvre de Samuel Beckett de la seule notoriété d’ "En attendant Godot" (1948) après que l’écrivain eut choisi la France comme lieu et langue d’écriture, dès 1938. En chacune de ses étapes, la présentation propose la rencontre entre l’oeuvre de Beckett et celles des plus grands artistes contemporains.
Il est étonnant de constater, combien cet écrivain épris d’absurde et de vide, a su remplir sa vie d’événements extraordinaires. Depuis la résistance à la gestapo, il engagea une psychanalyse disputeuse autour de la figure axiale de sa mère ; puis il obtint qu’on publia ses oeuvres complètes aux Editions de Minuit ; pour recevoir à la fin le Prix Nobel de Littérature. Quand tout était sclérosé, Beckett écrivait en français pour s’étranger. Puis il revenait à l’anglais, pour se fantasier à nouveau dans l’inconnu, comme un virtuose constant de la langue qui pense.
A voir !
21 juin 2007
Faîtes de la musique !
Vous savez combien la musique est importante dans ma vie puisque je n'ai de cesse de le rappeler ici ! Aujourd'hui, c'est officiellement la Fête de la musique, et donc voici quelques pistes parisiennes à exploiter pour cette journée qui lui est consacrée...
Du jazz à Châtelet
Pour la Fête de la musique, le Baiser Salé organise une jam autour de l’œuvre de John Caltrane, saxophoniste de génie, menée par l’inévitable François Constantin, habitué des rencontres spéciales. A quelques mètres, au Sunset, Coltrane sera également au centre des débats dans une grande séance que propose le saxophoniste Stéphane Spira et possède une sonorité élégante et veloutée.
* Respectivement aux 58 et 60, rue des Lombards (1er), à partir de 21h
L’orchestre de Paris sous la Pyramide du Louvre
C’est toujours un bonheur indiscutable que d’entendre un concert sous la pyramide du Louvre. On comprendra aisément l’heure tardive (22h30) de cette interprétation en sachant qu’on peut ici l’écouter tout en admirant les étoiles. Incontournable, l’orchestre de Paris et son chef attitré, Christophe Eschenbach, prendront donc place sous cette voûte céleste pour un programme dédié à la Symphonie n°5 op.54 de Tchaïkovski. La baguette aussi souple qu’incisive du directeur musical apportera sans nul doute à cette œuvre toute l’intensité et la force harmonique qu’elle recèle, pour un petit aperçu des plaisirs divins.
* Sous la pyramide du Louvre (1er) à 22h30
L’Ensemble Intercontemporain à Beaubourg
Considéré comme l’un des plus fins porte-parole de la modernité musicale, l’Ensemble Intercontemporain, sous la direction de Susanna Mälkki, a toujours sur se rendre accessible à un large public. C’est en effet à cette formation que bon nombre de compositeurs actuels confient leurs nouvelles œuvres, pour des premières mondiales. On entendra donc une lecture de partitions inédites et notamment une œuvre de Michael Jarell, « Trei » pour soprano et cinq instrumentistes.
* Ircam – Centre Pompidou (4è) à 20h30
Découvertes orientales sur le parvis de l’Institut du Monde Arabe
Toujours dans un souci d’accorder une place prépondérante aux musiques émergentes, l’IMA présente, cette année, une nouvelle génération de musiciens. Entre autres : Najim, jeune pousse qui éclot d’un raï ouvert aux sonorités hip hop et RnB ou Nabil Solaani et sa musique tunisienne aux effluves orientaux qui apportera la fougue d’un répertoire invitant au déhanchement le plus total !
* Parvis de l’Institut du Monde Arabe (5è) à 19h
Les orchestres de Radio France au Sénat
Toutes les formations de Radio France se réunissent pour cette journée dans la cour d’honneur du Sénat. Pour commencer en douceur, c’est la Maîtrise de Radio France menée par Toni Ramon qui ouvrira la danse avec des œuvres de Mendelssohn, Schumann et Schubert avant de céder la place à l’orchestre philarmonique de la Maison, qui donnera une version de la symphonie fantastique de Berlioz. La clôture de cette prestation sera confiée, quant à elle, au cœur de Radio France qui revisitera, pour tous les amateurs, les grands chœurs de l’opéra, de Delibes à Offenbach, en passant par Verdi, Wagner ou Gounod.
* Cour d’honneur du Sénat (6è) de 16h à 22h
Musiques du monde au Quai d’Orsay
Le jardin du ministère des affaires étrangères accueillent cette année les musiques du monde avec un partenaire de choix, RFI, qui sait, tous les ans, offrir pour l’occasion, de belles découvertes d’artistes venus du monde entier. A partir de 18h45, les spectateurs assis dans l’herbe ou se baladant tranquillement dans le jardin auront l’occasion d’entendre de Tunisie, du Maroc, d’Israël, du Nigeria ou encore du Gabon.
* Jardins de l’Hôtel de Montesquieu, Ministère des Affaires étrangères et européennes (7è) à 19h
L’orchestre national de France au Musée d’Orsay
L’orchestre national de France et son directeur musical Kurt Masur, investissent cette année rien de moins que la nef du Musée d’Orsay. Outre l’intérêt de pénétrer ce lieu, saisissant de beauté, le programme de cette soirée se rend accessible à tous en proposant une lecture de la Symphonie n°5 de Beethoven. Dans cette interprétation enlevée, on admirera la direction de Masur pour l’équilibre donné aux pupitres et l’exceptionnelle transparence des plans sonores révélant une masse orchestrale sans faille. Du grandiose en perspective !
* Nef du Musée d’Orsay (7è) à 20h
Musiques de films aux Invalides
L'orchestre symphonique de la Garde républicaine et le choeur de l'armée française rendent hommage au 7è Art et jouent les plus grands airs de films avec des séquences dédiées à quelques compositeurs incontournables dont Maurice Jarre, John Williams, George Gershwhin ou Michel Legrand.
* Cour d'honneur des Invalides (7è) de 21h30 à 23h
Rock, électro et folk sur le parvis de la BNF
Les programmateurs du parvis de la BNF ont un penchant pour le rock. Cette année, le plateau « européen » annoncé est en définitive une sélection de groupes belges et français. Pas facile de choisir entre le duo français pop et folk de Soko, les compostions rock et folk de The do, les quatre punkettes de Leoparty, le rock de Das Pop ou la mouvance électro-rock de Sold Out !
* Parvis de la BNF (13è) de 19h30 à Minuit
Podium rock à Denfert
Plateau pop et rock, comme tous les ans, à Denfert avec en vedettes, les groupes Kaolin et Stuck in the sound.
* Place Denfert-Rochereau (14è) de 20h à 1h
Bollywood au Musée Guimet
Dans son magnifique cadre, le musée Guimet met son auditorium au service de Bollywood : trente danseurs et danseuses offriront toute la musique, les chansons les plus célèbres, les percussions les plus exotiques et les couleurs du cinéma populaire indien pour deux heures de rêve et de romantisme !
* Auditorium du Musée Guimet (16è) de 15h à 17h
100% jeunes talents au Trocadéro
Les conseils de la Jeunesse de Paris et Paris Jeunes Talents organisent un concert dédié à la pratique amateur, au cours duquel les plus jeunes talents alternent avec les artistes les plus confirmés…
* Jardins du Trocadéro (16è) à 18h30
Périples électroniques sur les bords du Canal St Martin
Programme éclectique et festif en perspective au Barourcq avec un périple électronique around the world…
* Barourcq, 68, quai de la Loire (19è) à partie de 18h30
Encore du classique à la Villette
Les Sous-Fifres de Bouzoulbecque proposeront un moment ludique au possible. En effet, ces musiciens ont perdu leur chef et tenteront là d’en recruter un … au sein du public ! Rassurons-nous tout de même car notre création musicale ne sera pas totalement improvisée. Grâce à des gestes simples, enseignés rapidement aux candidats, les instrumentistes sauront suivre et interpréter la baguette. Ca fera peut-être naître quelques vocations !
* Kiosque à musique, maison de La Villette (19è) à 19h30
Plus de pistes ? C'est par là !
20 juin 2007
Ma Musique du Moment
Ca faisait longtemps et puis, c'est la Fête de la Musique demain alors... !
+ The Shins - Wincing the night away
J’ai découvert The Shins grâce au personnage joué par Natalie Portman dans "Garden State" de (et avec) Zach Braff. Dans ce film, vite devenu culte parce qu’excellent et traitant d’un problème presque générationnel, on peut entendre "New Slang" des Shins, au casque dans une salle d’attente d’hôpital. Cette chanson est une de celles qui restent en tête, comme du Elliott Smith en moins plaintif. The Shins est un groupe de Portland qui est hébergé par un label de Seattle, maison de disques rendue célèbre il y a une quinzaine d’années pour avoir hébergé la scène grunge: Nirvana, Soundgarden et autres Mudhoney. Depuis, ils abritent des groupes plus divers comme The Walkabouts, The Album Leaf, Wolf Parade, CSS ou autres Bande Of Horses. Le troisième album des Shins est pour eux la plus grosse sortie de leur histoire, en termes de pressage de départ. C’est dire s’ils croient en ce "Wincing The Night Away".
Et cet album commence fort bien. Le premier morceau est une introduction idéale, au crescendo intrigant qui débouche sur une explosion de guitare (enfin, tout est relatif, le grunge reste du passé). L’attention est captée, mission accomplie. Un des meilleurs morceaux, solide, est asséné dans la foulée ("Australia"). Une mélodie compliquée mais imparable et des arrangements solides montre que leur côté hésitant, qui créait immédiatement une connivence, a fait place à une confiance plus grande. Moins attachant peut-être mais redoutable. En revanche, cet album souffre d’une caractéristique presque inévitable dans un album plus léger : il y a un décalage entre l’excellence de certains titres qui deviennent des singles et le reste. On a un peu cet effet-là ici. Comme complément léger aux autres tyrannies sonores relatées par ailleurs, The Shins s’impose comme une valeur sûre. L’écoute prend toute sa saveur par touches réduites. Ils ont peut-être perdu en âme ce qu’ils ont gagné en efficacité mais leur public est amené à s’étoffer avec ce "Wincing The Night Away". A suivre donc !

+++ Ray LaMontagne - Trouble
Ray LaMontagne a sorti ce premier album en 2004, je n’en parle que maintenant oui mais il n’est jamais trop tard ! Il a fait l'objet ces derniers mois d'un buzz considérable grâce à sa reprise du "Crazy" de Gnarls Barkley (dont j’avais mis le lien dans ce post). Ce regain d'attention est purement mérité… Avec une musique introspective, intime et simple (ce que je préfère en somme) Ray LaMontagne nous dévoile au travers de cet album un mélange poignant de soul, folk et country.
Il creuse une veine folk certes, mais ici, les instruments sont tous très bien accordés : la basse a des cordes en soie, le piano est peut-être blanc, les violons passent comme une averse. Là-dessus, Ray LaMontagne chante comme un vieux pull en cachemire. Il est tout usé, mais il tient chaud et c’est celui qu’on préfère. Il y a dans sa voix la puissance soul de Van Morrison et la douce fragilité de Neil Young. Ce disque est un anachronisme brillant et patiné. On dirait la réédition d’un trésor caché de la fin des sixties, une perle folk-soul repêchée dans l’océan de l’oubli. "Trouble" m’a troublée oui oui…
+++ Fink - Biscuits for Breakfast
Ce LP renoue avec force la recette simple et efficace de la guitare acoustique folk et de quelques friselis éléctros. Ce "Biscuits for Breakfast" est le deuxième de son auteur et compositeur, plutôt connu pour être un DJ de la scène clubbing de la ville phare de Brighton.
Laissant de côté platines et machines, Fink n’a gardé qu’une base guitare-voix dans ce fabuleux "Biscuits for Breakfast". Pour conter une histoire. Sa propre histoire dit-il. Car ce disque, écrit à la première personne, est une forme d’introspection : émois amoureux ("Pretty little thing"), bad-trips ("Pills in my pocket") ou détresse affective ("Kamlyn"), l’occasion de livrer des sentiments à vif. Un blues moderne servi par une ambiance sourde, rehaussée par quelques accords de guitare sèche et une voix traînante, un peu pincée, qui rappelle celle de Ben Harper. Non pas de la nostalgie mais autre chose qui nous étreint en confiant des mots à nos sentiments ("You gotta choose"). Le titre éponyme de l'album "Biscuits for Breakfast" joue du détachement et de cette douceur pour le plaisir du change. Vous prendrez bien un peu de cake ou du chocolat avec une tasse de thé ? Un livret des textes nous offre ces petites pépites de paroles. "She had long fingers, and a long caress…"("So long"). Voyage dans les miroirs, les mensonges et les secrets des rires de la dernière nuit ("Sorry, I am late").
La première fois que l'on écoute cet album, on pense à de nombreux artistes blues-folk : Jack Johnson d'abord, puis évidemment Ben Harper, comme je le disais, ou Donavon Frankenreiter... Fink trouve ici la voie de la longue tradition guitare et chant. Son éclectisme fait néanmoins voler les préjugés sur tous les sentiers battus du genre. Rien n'est à jeter, tous les morceaux sont d'une telle beauté qu'on ne peut que se le passer en boucle. "Biscuits for Breakfast" est un album rare et exceptionnel.
19 juin 2007
Les Arts Premiers au Musée du Quai Branly
Vendredi dernier, grâce à M’sieur Fnac (once again oui oui), j’ai eu le privilège de pouvoir accéder pour la première fois au Musée du Quai Branly, le musée dédié aux arts et civilisations non-occidentales d'Afrique, Asie, Océanie et Amériques. Tout a commencé par une visite guidée privative de l’expo "Nouvelle Irlande Arts du Pacifique sud" qui propose un panorama complet de la grande diversité de pratiques rituelles et d’expressions artistiques de cette île du Pacifique, située au nord-est de la Papouasie-Nouvelle Guinée. L’exposition se consacre aux riches expressions artistiques de la Nouvelle-Irlande, trop souvent réduites à la seule création malangan. Constituée de 32 groupes linguistiques différents, l’île présente une grande diversité de pratiques rituelles, et d’expressions artistiques liées aux cérémonies funéraires. L’exposition propose un panorama complet des différents "objets d’art" de la Nouvelle-Irlande, aussi bien grands que minuscules : masques, pirogues, pectoraux, panneaux rituels et ornements de bouche…Parmi ces objets, on peut voir des masques de toute beauté, des objets rituels ayant traits à la mort (en particulier une immense sculpture en forme de canoë et censée représenter le poisson "Big Maus" qui accompagne les morts dans l'au-delà), des panneaux rituels qui ornaient les maisons des hommes, des crânes surmodelés ... J'ai été vraiment épatée par la beauté de ces objets, bien qu’ils qui n’aient pas en réalité une fonction esthétique c’est vrai, et par l'imagination des sculpteurs qui ont réalisé des sculptures d'une telle richesse symbolique.
Ensuite, cerise sur la gâteau (et raison principale de ma visite, je l’avoue) : quartier libre dans les collections permanentes. A cette heure ci (10h, en semaine), c’était quasiment vide, ce qui a rendu la visite du musée très agréable, même si j’ai ressenti une sorte de sentiment de "trop peu", comme si de nombreuses facettes n’étaient pas exploitées... L’été dernier, je suis allée au Met à NY et j’ai eu l’impression que leurs collections d’art primitif (oui, ici on parle d’arts "premiers", ok, s’ils veulent !) étaient bien plus riches. Ici, c’est sans conteste, l’art africain qui est le plus représenté, la partie consacrée à l’art d’Océanie est pas mal mais m’a laissée sur ma faim ; en revanche, la collection asiatique est dérisoire et pour l'Amérique, il y a vraiment trop peu d'objets Amérindiens, Aztèques ou Maya... Dommage. M’enfin le musée est tout de même très intéressant à découvrir : déjà rien que les jardins et le mur végétal qui entoure une partie du bâtiment valent le coup d’œil. J’ai trouvé ce musée ultra moderne et très bien ficelé dans sa conception : dans tous les recoins du musée, on trouve de très nombreux espaces interactifs : écrans explicatifs, films, sons ou chansons... Très pédagogique !
Pour ceux qui n’ont pas encore la chance d’y aller, sachez que le musée célèbrera le 23 juin son premier anniversaire et le public pourra y accéder gratuitement à cette date et le lendemain dimanche 24 juin, dans le cadre d'une semaine de festivités comprenant un concert, un colloque et l'ouverture de deux nouvelles expositions.
Bon et évidemment je ne suis pas repartie les mains vides pensez donc !
18 juin 2007
Gochisô sama !
Aujourd'hui, petite découverte en image de la fabuleuse pâtisserie Sadaharu Aoki. Après avoir suivi des cours du soir de cuisine au Japon pendant 1 an et demi, Sadaharu Aoki, malgré une très forte envie de devenir pâtissier, n’est pas venu en France avec un projet précis. Il a pris l’habitude de confectionner des pâtisseries pour ses amis dans son appartement parisien, et, devant leur engouement, il a ouvert sa première boutique en décembre 2001, rue de Vaugirard, puis une seconde en août 2003, boulevard Port Royal.
Alors là, si vous voulez quelque chose de fin, de beau et qui sort de l’ordinaire, allez faire un tour dans l'une de ses boutiques ou au "corner" ! On y retrouve également les classiques de la pâtisserie française comme des mini madeleines, des financiers aux fruits secs, des tartelettes au citron, des macarons et même des allumettes au sésame noir pour l’apéritif.
Touche exotique: certains classiques bénéficient d’ajouts liés à la gastronomie japonaise comme le thé vert, les haricots rouges ou les graines de sésame noir... Le tout est très joliment présenté et l’accueil est très souriant. Que demander de plus ?!
Ce qui m’a frappée : c’est comme un renouveau dans les gâteaux que l'on a l’habitude de voir depuis toujours dans les pâtisseries. Je suis également fascinée par les dessins faits sur les gâteaux qui font penser aux dessins sur les chocolats "Madame Setsuko". Et puis, franchement, elles sont vraiment excellentes, ces pâtisseries: très fines, pas écœurantes et en plus, magnifiques à regarder, on n'ose presque pas les manger. J'ai dit "presque"...
Plus d'infos ? Par ici.
17 juin 2007
Anger as Beauty
Je piaffe d'impatience en attendant la suite (ouais je télécharge pas, j'suis une fille sage moi)...
Hâte, hâte, hâte... et non, pas uniquement pour revoir Sawwwwwyer humm ^^
Pour ceux qui ont vu la saison 3, vous pouvez bien entendu narguer mais tout tentative de spoiler engendrera un banissement immédiat de cette interface (et une vaudouisation virtuelle par dessus le marché aussi, au moins !).











