Bliss In The City

Le Blog-Notes d'une Etudiante à Paris

31 mars 2008

Chez Ki ? Chez Kenzoki !

chez_kiIl y a presque deux semaines, j'ai eu le plaisir d'aller faire une découverte sensorielle des produits Kenzoki avec ma coupine Shealiny. Nous sommes donc arrivées pour notre rdv à 15h au showroom Kenzo, Place des Victoires dans le 2ème... Immeuble super chic ! 2 charmantes hôtesses Kenzoki nous accueillent dans la pièce réservée à la démo. On s'installe dans des canapés bien cosy et moelleux, on nous sert boissons chaudes, eau ou jus de fruit frais, avant de remplir un petit questionnaire d'infos sur nous et c'est parti pour un peu plus d'une heure de bonheur !

Pour commencer, on nous fait regarder un petit film sur la philosophie Kenzoki... tout en sirotant notre thé, bien-sûr. Ensuite, notre hôtesse nous apporte une grande coupelle dans laquelle sont disposées des petites doses de différents produits, qu'on nous invite à tester, par le toucher tout d'abord, sans utiliser notre vue... Originale, l'approche !
Petit tour d'horizon des produits que nous avons eu l'occasion d'essayer sur le dos de notre main:
- La crème glacée régénérante à la fleur de gingembre, dont la texture est fraîche et fondante, et l'odeur douce et légèrement piquante... j'adhère !
- Les flocons toniques exfoliants de la même gamme, qui se présentent sous forme de poudre et se transforment en crème gommante au contact de la peau humide. Ludique et original à souhait !
- Le sérum stupéfiant visage au bambou, une texture aqueuse très fluide, à appliquer sous la crème de jour pour matifier la peau, avec l'odeur divine du bambou (dont je suis d'ores et déjà folle)...
- Le soin blanc crème de jour au lotus de la gamme relaxante. A première vue, la texture à l'air relativement épaisse, mais à l'application, la crème fond sur la peau pour ne laisser qu'un léger fini poudré très agréable.
- La "crème qui fait belle" à la vapeur de riz, une texture rose nacrée, assez légère, qui ne m'a pas laissé un souvenir impérissable !

textures

Avant de partir, nous nous sommes régalées avec des assiettes de petites mignardises (cannelés, mini sablé à la pistache et au chocolat, brochette de fruits...) en écoutant les mérites de la Bulle Kenzo, que je compte bientôt essayer (vi, c'est dans mon programme bien-être, si vous avez suivi)... Puis, on nous a offert un kit contenant pas mal d'échantillons de la marque. En ce qui me concerne, j'ai pu essayer: "Belle de Jour" (soin de lotus blanc pour le visage), une crème qui coûte un bras dans le commerce; le sérum hydratant, stupéfiant visage pour le jour au bambou, dont je vous ai parlé plus haut; la crème de jour "qui requinque" pour le visage au bambou; la crème de nuit blanche pour le visage à la vapeur de riz (dont je ne suis pas fan, beaucoup de mal avec l'odeur, dommage) et le "duo esquimau à mettre au frigo" à la fleur de gingembre (crème glacée autour des yeux et crème glacée régénérante à mettre au frigo), qui ont su me combler !

C'est bien simple, tout fait envie chez Kenzoki: les huiles pour les corps, notamment le cachemire pour la peau au lotus qui est en fait une huile contenant de la poudre (très sensuel) et puis le gel clair cils et paupières, le gel moelleux réveille-corps, l'eau de bambou doux, le baume à mains sensuel, le duo suave pour lèvres sucrées... En sortant de là, j'avais juste envie de faire flamber ma carte bleue sur toute la gamme Kenzoki (ce que j'ai en partie fait, je vous montrerai tout ça bientôt).

Kenzoki

Pour avoir le plaisir de vous laisser aller, vous aussi, à cette expérience sensorielle, et vous inscrire, rendez-vous sur le site de Chez Ki :)

Posté par BlissNYC à 07:23 - Trucs de filles - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 mars 2008

Brunchitude (6)

Il y a quelques semaines, j'ai eu la chance de tester un brunch très sympa avec Erwan. Installé dans un des chais de Bercy Village, le Chai 33 est avant tout un restaurant/bar à vin, qui a voulu, comme la plupart de ses confrères de Cour St Emilion, proposer une formule brunch. L'adresse est élégante, parfaitement pensée, et la formule proposée, même si elle est copieuse (on a le droit à tout ce qui est inscrit sur le menu), ressemble plus à un déjeuner qu'à un brunch.

resto_2

Ici, point de viennoiseries, tartines beurrées et œufs brouillés mais un plateau sur lequel se retrouvent pêle-mêle des brochettes de tortilla, un clafoutis chèvre et tomate, un œuf poché à la crème légère sur un toast servi avec de la roquette, du saumon à la crème légère, des émincés de blanc de poulet, de la salade coleslaw, une côté d'agneau grillée accompagnée de piperade et des oignons rings.

plats

Pour le dessert: une panacotta à la vanille, un macaron au chocolat, un mini opéra tout chocolat et une salade de fruits... Pour la boisson, rien de moins que café, thé, lait ET 2 jus d’orange (vous pourrez accumuler l'ensemble de ces boissons pendant l'intégralité du repas).

desserts

 
La carte change à chaque saison. De quoi satisfaire toutes les papilles !

C'est où ?
Chai 33
33 Cour Saint Emilion - M° Cour Saint Emilion
01 53 44 01 01
Plus d'infos ?

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29 mars 2008

Mon programme Bien-Etre

C'était quelque chose que j'avais ébauché il y a fort fort longtemps, et comme j'en ai fort fort besoin en ce moment, je me relance:

- Besoin de prendre plus soin de moi physiquement... Depuis Noël, je n'ai toujours pas utilisé ma WonderBox détente, alors c'est l'occasion. Bien envie de me faire faire un massage ou de tester une séance de Cocon de flottaison chez Kietud (quelqu'un a déjà testé ?). Très très envie de tester la bulle Kenzo aussi.

cocon

- Envie de multiplier les petits plaisirs perso: maquillage (tester enfin le maquillage Bare Essential chez Sephora), soins du corps, de la peau (qui est ultra sèche en ce moment, j'comprends pas ce qui se passe, ça doit être le temps)...

- Quant au sport: comme je vous le disais, j'ai repris le chemin de la salle de sport et je m'y remets progressivement. J'ai perdu le niveau d'endurance que j'avais il y a quelques mois, et comme je n'ai pas envie de me tuer à la tâche j'ai repris doucement par des cours de streching et du cardio (léger pour débuter).

sport

Bilan dans un mois: le 29 avril donc !

free music

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28 mars 2008

Marie-Antoinette au Grand Palais !

expoC'est à un véritable spectacle que nous invite le Grand Palais. Aux portes de l'édifice les fans se bousculent. Pourquoi sont-ils venus ? Pour applaudir une rock star ? Mais quel people peut bien exciter les foules à ce point ? C'est Marie-Antoinette, pardi ! L'icône glamour, la vedette, le mythe incarné. Difficile en effet de trouver plus fashion que la célèbre reine. Dans son film (que j'avais plutôt apprécié), Sofia Coppola l'avait rendue culte, mais bien d'autres artistes s'y étaient employés avant elle, à commencer par la portraitiste de la souveraine, Elisabeth Vigée Le Brun dont de nombreuses toiles, majestueuses et pleines de grâce, figurent dans l'expo.

L'expo ? Spectaculaire, très "son et lumière", légèrement too much. Une sorte de pièce en trois actes, qui commence comme un divertissement et se termine façon tragédie. C'est au metteur en scène Robert Carsen que l'on doit la fabuleuse scénographie. Plus de 300 oeuvres sont réunies dans un parcours qui s'attache à retracer la vie et la personnalité de la reine.

Trois phases de sa vie, trois types de décor, une vie en forme de pièce de théâtre en trois actes.
Premier acte: un style très "boudoir-bonbonnière" avec du rose bonbon et du bleu lavande aux murs, un dédale de pièces symbolisant un appartement royal. L'enfance viennoise de Marie-Antoinette au Palais de Schönbrunn y est évoquée, jusqu'à son mariage à Versailles avec le futur Louis XVI en 1770. Elle a à peine quinze ans. Des portraits de cour, des meubles royaux, des dessins et des plans, des documents et des sculptures retracent les premières années de la dauphine, qui, déjà, séduit par son indépendance d'esprit, sa coquetterie, son goût pour les arts et la fête, sa liberté.
Deuxième acte: une enfilade de pièces et de panneaux ornés de décors champêtres, où la musique est forte et joyeuse, les oiseaux gazouillent et les couleurs pastels passent du bleu au rose. L'expo nous invite à plonger dans le cadre bucoliques des jardins du Petit Trianon, le domaine que Louis XVI avait offert à la jeune reine. C'est là que cette dernière organisa les fêtes, les bals et les ballets les plus somptueux. Elle y installa des intérieurs raffinés et fastueux, remplis d'œuvres rares. Elle y fit de la musique et y joua la comédie. Cette partie de l'expo, légère et piquante, fait revivre les riches heures de la fête royale.
Troisième acte: l'épilogue. On découvre les derniers objets familiers de Marie-Antoinette, des lettres, des caricatures la conspuant, les derniers portraits que l'on fit d'elle, les traces de ses derniers jours. Les salles de l'expo sont plongées dans la pénombre, le long d'un grand couloir, symbolisant le déclin de la monarchie, aboutissant sur un dessin montrant Marie-Antoinette allant à l’échafaud... cette pièce est immense mais pesante. Les spectateurs chuchotent. Tragique !

MA

Cette expo brille surtout par sa scénographie, sa mise en espace théâtrale étonnante, presque impeccable. Chronologiquement, le visiteur découvre des petits bouts de vie, des petites bribes censées permettre d'éclairer la personnalité de la reine. Mais c'est là que le bas blesse. L'exposition n'apprend rien que l'on ne sache déjà. Elle se contente de juxtaposer des documents - comme des pièces à conviction - sans jamais dévoiler quoi que ce soit. Une exposition sans grande valeur artistique donc, sans grand intérêt historique non plus et dont la scénographie originale, met finalement en lumière ses principaux défauts: des salles trop petites, des enclaves ne facilitant pas la visibilité des œuvres, des cartels placés trop bas et écrits trop petits, des salles artificiellement plongées dans l'obscurité. Sans compter la foule, comme toujours au Grand Palais. J'y suis allée en plein milieu de la semaine et j'ai attendu 1h dehors... Armez-vous de patience !
Pour finir le marketing "Marie-Antoinette" n'est pas en reste avec tout un tas d'objets à son effigie (jusqu'au mouton en peluche Marie-Antoinette, oui, oui), sans oublier le stand Ladurée qui nous fait dangereusement de l'oeil juste avant la sortie...

souvenir

C'est où ?
Grand Palais, entrée square Jean Perrin (8è) - M° Champs-Elysées Clémenceau
Ouvert tous les jours (sauf mardi) de 10h à 22h, jusqu'au 30 juin 2008.
Entrée: 10€. TR: 8€.
Vous pouvez télécharger le commentaire de l'exposition sur le site du Grand Palais moyennant 3 euros. Et, je me suis aussi rendue compte que le téléchargement des explications des expositions passées était gratuit , ce qui est plutôt appréciable !

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27 mars 2008

Mes découvertes musicales de ce début d'année

Voici quelques albums en écoutage dans mes oreilles depuis la rentrée :

The_hoosiers*** The Hoosiers - The Trick to Life
On a tous rêvé un jour ou l'autre de découvrir un groupe capable d'allier les meilleures mélodies pop à "l'émotionalité" du rock. Les anglais de The Hoosiers en ont fait la tentative avec ce premier album franchement réussi, typiquement british dans l'inspiration, à la fois cadencé ( beaucoup de rythmes binaires) façon The Killers et plus posé sur certaines pistes où l'émotion prédomine. Les gars de Reading pourraient très bien s'imposer comme les créateurs d'une musique qui corresponde aux exigences modernes et cela, de la meilleure manière possible : technique et voix irréprochables, textes pleins d'esprit et mélodies accrocheuses. Le trio ne fait que débuter son chemin avec cet album beaucoup plus pop que rock disons-le, mais ne devrait pas en rester là tant sa créativité paraît sans limite. Le monde a déjà maintes fois connu des groupes qui disparaissent après un ou deux albums, et l'on espère que cela ne sera pas le cas avec le trio Anglais. Produit par un ancien membre de Jamiroquai, "The Trick To Life" n'est pas seulement une collection spectaculaire de morceaux pop-rock, mais quelque chose de réellement différent de ce que nous avons pour habitude d'entendre. L'harmonie des instruments et de la voix est sans nul doute le principal point fort du combo, à mi-chemin entre un Keane pour l'instrumental et un Cure pour la voix lorsque Robert Smith était à son top (et dont l'influence est indéniable piste après piste). Hâte de les voir sur scène en première partie de Mika le 4 juillet :)

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Alela_Diane*** Alela Diane - The Pirate's Gospel
Influencée par des chanteuses folk (Kate Wolf, Patsy Cline en tête), cette jeune californienne, fille de hippies musiciens, écrit ses premières chansons à 20 ans. "The Pirate’s Gospel" (auto-produit en 2004 dans le studio paternel au Nevada) est sorti en France en 2007 sur le label Fargo. La pochette du disque (édition française) fait songer à un vieux cliché sépia d'une squaw d'autrefois. Une impression que la musique passionnée et sans fard d'Alela Diane ne fait que confirmer. Une guitare solitaire au son rêche, et une voix, pure et habitée superbe, qui tranche dans le vif. Alela reproduit le folk américain rustique qui l'émeut et la nourrit depuis toujours. Ses chansons sont dépouillées à l'extrême et ses mélodies peuplées de fantômes sympathiques. "The Pirate's Gospel" ressemble, par la force et la grâce de sa sobre écriture, à une collection de chansons retrouvées d'une pionnière inconnue du folk des années 30 (d'ailleurs, elle n'est pas sans rappeler Karen Dalton ou Emmylou Harris), mais captées - par on ne sait quel miracle - avec une technologie moderne. Un album rudimentaire, éblouissant, envoûtant, d’une simplicité biblique ; une sorte de miracle à la croisée des chemins de la folk music, de la soul, du blues et du gospel. Un disque de folk authentique, d’une sensibilité nouvelle. A écouter d'urgence !

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Led_Zep** Led Zeppelin - Mothership
Ce best of, le premier approuvé par les trois membres survivants du groupe, retrace la carrière de Led Zep et reprend les titres marquants de tous ces albums qui sont pour la plupart des classiques ultimes de l'histoire du rock ("Dazed and Confused", "Whole Lottta Love", "Since I've been lovin' you", "Stairway to Heaven", "Kashmir" pour n'en citer que quelques uns). Cette sortie accompagne l'un des évènements rock de cette fin d'année (si ce n'est l'évènement) : la reformation du groupe avec Robert Plant, Jimmy Page et pour la première fois John Paul Jones (Jason Bonham le fils du batteur reprenant la place de son père décédé en 1981) le 26 novembre à Londres pour un concert unique (20 millions de connections sur le site internet de l'Arena lors de l'annonce du concert). Idéal pour parfaire sa culture rock !

cat_power* Cat Power - Jukebox
Les années passent et il faut bien se rendre à l’évidence: la prolifération des reprises qui semblait n’être qu’un effet de mode il y a quelques années est en passe de devenir l’un des phénomènes marquants des années 2000. C’est le cas de ce "Jukebox" où Cat Power décide de réinterpréter les morceaux favoris de Chan Marshall, la jeune femme qui se cache derrière son pseudonyme.
Dès les premières secondes du disque, le ton est donné avec une version de "New York, New York" très éloignée du standard de Broadway immortalisé par Liza Minelli puis Frank Sinatra. Sur cette relecture salvatrice, la voix chaude de Cat Power pose ses sensuelles inflexions sur les orchestrations du Dirty Delta Blues. Le groupe créé à l’occasion de son précédent album, "The Greatest", apporte une touche bluesy et jazz à un son initial marqué par la scène indépendante US. Particulièrement à son aise sur les morceaux aux sonorités folk et rock, notamment "I believe in you", reprise de Dylan, le groupe est mis en valeur par une production sans fioriture mais efficace. L’album laisse au final le sentiment d’une simplicité bienvenue qui permet à Cat Power de mettre en valeur une sélection musicale de haute volée qui englobe le meilleur des voix féminines (Joni Mitchell, Billie Holiday, Janis Joplin) et masculines (Bob Dylan, Hank Williams et du James Brown de 1961). Mais, si les reprises de ces morceaux évitent l’écueil du plagiat et sont toutes originales, elles n’arrivent pas vraiment à se distinguer les unes des autres et le style de l’interprète est peut-être un peu trop présent. Si "Jukebox" est séduisant à de nombreux points de vue (production impeccable, tracklisting de haute volée), il n’en est pas pour autant irréprochable. Il est, en effet, très peu novateur et reprend un filon déjà exploité par de nombreux artistes dont Cat Power elle-même. Ce défaut majeur, ajouté à ses principaux atouts, peut même se résumer en une phrase assez sévère mais pas totalement injustifiée : "Jukebox" manque cruellement de fantaisie. Même s’il est plaisant, il n’arrive pas réellement à susciter un enthousiasme à la mesure de ses qualités. Dommage.

girls_in_hawaii** Girls in Hawaii - Plan Your Escape
Coup de chance ou début prometteur ? Telle est la question que beaucoup d’entre nous se sont posés lors de la sortie de "From Here to There" il y a quatre ans déjà. On ne sort pas un tel petit bijou pop orné de si jolies chansons à 20 ans et des poussières, c’est tout bonnement indécent !
Si sur ce deuxième album de Girls in Hawaii, la même méthode de composition a été utilisée (deux compositeurs principaux entourés de pas moins de quatre arrangeurs inspirés), le rendu est lui complètement différent mais des plus réussis. Déroutés, nous le sommes dès les premières notes de "This Farm Will End Up in Fire", premier extrait riche en rebondissements et surprises. Il ne fait que nous préparer doucement à ce qui va suivre. Du rock énervé de "Bored" à l’excellent morceau pop entraînant mais pas lassant ("Summer Storm"), en passant par "Birthday Call" et sa construction en quatre parties (on s’approche ici de la démarche de Radiohead sur "Paranoïd Androïd"), on ne cesse d’être surpris et c’est fort agréable. Il n’est en effet rien de plus ennuyeux qu’un groupe qui se répète au fil des albums.
Les mélodies sont toujours aussi belles, les voix se marient à merveille, cette foule de détails touchants qui nous avaient rendu le premier album et le groupe si sympathique se retrouvent ici agrémentés d’éléments nouveaux et quelques fois surprenants : des petits cliquetis, un accordéon, l’orage, un chien qui aboie dans la profondeur de la nuit… En misant sur la carte de la simplicité et du naturel, les Girls in Hawaii ont su apporter à ce disque plus sombre et complexe des moments de respiration. Ils ont montré qu’ils avaient encore des choses à partager et qu’ils étaient loin d’être prévisibles.
Si "From Here to There" s’apparentait au sortir de l’adolescence, on peut affirmer que les six garçons ont bien mûri depuis. Ce groupe est là pour durer et on pourra désormais compter sur eux pour égayer notre quotidien morose. C’est un fait, la maturité leur va bien.

goldfrapp** Goldfrapp - Seventh Tree
Après deux albums électro, le premier excellent, le second plus décevant, le duo revient à la formule intime des débuts, en plus dépouillé, avec ce plutôt réussi
"Seventh Tree". Le ton est donné dès le premier titre, "Clowns". C'est une guitare acoustique qui ouvre le morceau. Alison Goldfrapp chante dans les aigus, ici avec un voile sur sa voix, qui fait de cette dernière presque un instrument à part entière, un peu comme chez Sigur Ros. Les autres chansons restent dans la veine onirique, à tel point qu'au début on a un peu de mal à les distinguer les unes des autres. Puis certaines ressortent du lot, comme "Some People" ou "Eat Yourself". On a parfois l'impression de naviguer du côté de chez Kate Bush, période "Aerial", ce qui est plutôt une bonne chose. Bref, un bon disque. En écoutage, un morceau d'un album précédent mais que j'avais envie de faire partager !

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Phoebe_Killdeer** Phoebe Killdeer and the Short Straws - Weather's coming
Phoebe Killdeer a beaucoup chanté pour les autres (dont Nouvelle Vague) avant de se lancer dans son projet solo. Naviguant à travers différents univers, la chanteuse a cherché son style musical, a développé ses talents d’interprète avant de se décider à enregistrer ses propres titres. Sur "Weather’s coming", Phoebe Killdeer plonge dans les racines américaines d’un rock influencé à la fois par Tom Waits et les films de Jarmusch et Wenders. L'originalité est à l'honneur, avec cet album teinté de musique tribale qui mélange des sonorités particulières, de grincements, percussions vaudou... Phoebe Killdeer a toujours voulu créer sa propre musique. Elle a commencé à écrire et composer tout en collaborant avec de nombreux projets : Bang bang, Basement Jaxx, True Stories, entre autres! Sorte de "Camille" internationale, sa musique créée une atmosphère particulière, mélange les cuivres décalés, les percussions tribales et les guitares nerveuses, le tout saupoudré d'une voix enivrante. Phoebe Killdeer nous dévoile un premier album contrasté, aux sonorités à la fois rock, soul et blues, particulièrement réussi. En écoutage, voici la page Myspace de l'artiste pour écouter les titres.

the_blakes* The Blakes
J’écoute d’une oreille distraite le premier album des Blakes.
C’est avec le tube de noise-garage punk "Two Times" que le trio de Seattle ouvre son album éponyme, un recueil de chansons pop-rock, allant de la ballade romantique aux morceaux de dance-rock énergiques.
Sans être transcendant, il révèle quelques petites moutures rock vintage aux mélodies catchy pas si déplaisantes. Même si, à y regarder de plus près, en fait, il semble être un patchwork ficelé de tous les riffs et attitudes de compères plus illustres parmi lesquels se trouvent Franz Ferdinand, Kings of Leon, Clap Your Hand Say Yeah ou encore les Strokes !
A suivre !


Ad_le**** Adele - 19  -> COUP DE COEUR  !
La première chose à retenir d’Adele Atkins c’est son âge : 19 ans comme "19" le titre de son premier album. Difficile de trouver assez de mots ou d’adjectifs pour dire ô combien cette jeune londonienne a réussi à me bluffer par son talent, car à peine avais-je eu le temps de digérer les albums de ses consoeurs Duffy (dont je n'avais même pas eu le temps de vous parler) ou Kate Nash, voilà que nos cousins britons nous enterrent encore plus profond, six pieds sous terre avec cette jeune prodige, tout juste sortie de l’adolescence et qui s’attaque à des divas soul du gabarit d’Amy Winehouse (en ce qui concerne cette dernière on peut dire qu’elle est déjà dépassée et même de très loin !).
Pour ce premier album qui mixe avec générosité et habilité, R&B et Soul, Adele a puisé dans ses influences musicales comme Etta James, Jill Scott, Björk, Dusty Springfield, Billy Bragg, Billie Holiday, Jeff Buckley, The Cure et Peggy Lee, en lui donnant une couleur sombre, tragique et mélancolique. L’ambiance jazz-bluesy et la seule voix d’Adele vous fera retomber dans de lointains souvenirs (Etta James ou Billie Holliday, oui, rien que ça!). Il vous fera succomber à coup sûr, tout comme moi. Pour vous donner une idée, allez faire un tour sur son Myspace ! Indispensable !

The_Kills*** The Kills - Midnight Boom
Hotel (Jamie Hince) et VV (Alisson Mossheart) forment le duo rock moite et inventif de The Kills... mais oubliez tout de suite les clichés que véhiculent pour vous les groupes en "the" ! Les Kills n’ont rien à voir avec tout ce que vous avez pu connaître, leur rock décharné, rongé jusqu’à l’os et réduit à sa portion congrue pour mieux en dégager tout le venin, vous troublera et vous dérangera d’une manière qu’aucun autre ne l’a fait avant. Cela tient en partie du jeu de guitare d’Hotel qui ne ressemble en aucun cas à une guitare classiquement rock, voire à aucun jeu de guitare; mais surtout par l’atmosphère qui se dégage de chaque chanson et encore plus de l’album entier.
Mais, me direz-vous, quelle peut bien être cette atmosphère si spécial qui rend les Kills si différents ? Une chaleur sensuelle, moite et crade qui transparaît partout, par les feulements sensuels de VV auquel répond la voix de cendrier d’Hotel. Mais aussi parce que tout dans ce groupe est dialogue, dialogue entre les deux membres du groupe, ou entre la guitare et l’un des acteurs, un dialogue sexy et dérangeant car pas sur le mode "chansons d’amours à l’eau de rose", mais plutôt comme une dialogue d’amour-haine, malsain et presque pervers. Hum, hum.
Après deux albums indispensables ("Keep you on your mean side" en 2003 et "No wow" en 2005), les Kills reviennent avec "Midnight Boom" album qui s’inscrit dans la veine des précédents opus, mais sans épuiser cette dernière par une inventivité sans cesse renouvelée. Et surtout par un travail des plus intéressant sur les rythmiques, qui se densifient et se complexifient, appuyant avec bonheur le jeu de guitare toujours aussi déconcertant et minimaliste d’Hotel, qui prend pour l’occasion une dimension nouvelle. Bref les Kills signent là le meilleur album rock de ce début de l’année et surement l’un de leurs meilleurs, en tout cas le plus ludique !

Et puis, grâce à la Médiathèque, quelques incursions chez:
- Cake
- The Hives
- Brisa Roché
- Tom McRae

Et vous, quels sont vos derniers coups de coeur musicaux ?

Posté par BlissNYC à 08:59 - Let the Music play - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 mars 2008

Who's fuckin' Matt Damon ?

Actrice, productrice, réalisatrice et scénariste, Sarah Silverman est une "touche à tout" de talent. Celle qui est devenue le cauchemar des stars américaines, a fait parler d'elle depuis fin janvier grâce à son tube "I'm fucking Matt Damon" qu'elle a présenté pour les 5 ans de l'émission de son compagnon, "Jimmy Kimmel Live Show".

Il faut savoir que Kimmel a une sorte de running gag pour parodier les shows qui, faute de temps, ne peuvent accueillir leur dernier invité: il lance un "Our apologies to Matt Damon, we ran out of time" à la fin de ses shows ! Fin janvier, donc, l'animateur a eu la surprise de découvrir une petite chanson dans laquelle la comédienne et Matt Damon avouaient leur liaison de façon très drôle ! Le sketch a été vu plus de 10 millions de fois en moins de 3 semaines sur Youtube et Dailymotion... (Vous aurez d'ailleurs remarqué que Damon cloture le clip en lancant un "Sorry Jimmy, we're out of time" ! )

La blague aurait pu s'arrêter là mais Jimmy Kimmel a répondu avec encore plus d'humour à Sarah Silverman... Après la diffusion des Oscars, fin février, il balance à son tour sa petite vidéo: "I'm fucking Ben Affleck !" avec l'aide de l'acteur (grand ami de Matt Damon). L'animateur a impressionné tout le monde en faisant participer une flopée de stars (Don Cheadle, Ashlee Simpson, Robin Williams, Cameron Diaz, Huey Lewis, Christina Applegate, Joan Jett, Macy Gray, Benji et Joel Madden, Lance Bass, Josh Groban, Harrison Ford et Brad Pitt y font une apparition !).

Tout simplement énorme !

Voici donc la première vidéo:


Et la seconde:


Posté par BlissNYC à 10:05 - Dans ma lucarne - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 mars 2008

Le Murmure

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Aujourd'hui je vous emmène dans le 15è avec une très bonne adresse: le Murmure !

Ce café/restaurant s'est installé depuis quelques années au cœur des rues calmes et résidentielles du XVe arrondissement et a très vite réussi à s'ancrer dans ce quartier résidentiel, grâce à son ambiance cosy, détendue & cosmopolite, sa déco inspirée des années 30 et sa table de qualité qui sert une cuisine innovante où se combinent diverses influences.

Malgré son nom discret, le Murmure est une adresse à retenir… Que vous cherchiez à grignoter sur le pouce une tartine, une salade originale, un classique de bistrot ou à déguster un filet de bar, un plat fusion food ou un burger (qui est juste FANTASTIQUE), le tout pour une addition raisonnable (20-25€): ce restaurant est fait pour vous !

C’est où ?

Le Murmure
108, rue de la Convention (15è)– M° Boucicaut (ligne 8)
Tél. 01 45 54 40 18
Plus d'infos ici.

Posté par BlissNYC à 12:25 - Mes bonnes adresses à Paris - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Dépêche Express: un album à gagner !

Juste quelques mots que je laisse en première ligne jusqu'à ce soir pour vous rappeler le petit concours, en ligne ici depuis quelques jours.
Pour tenter de gagner l'album de K, tentez votre chance en répondant à la question ci-dessous par e-mail, à l'adresse mail suivante: blissinthecity@gmail.com avant CE SOIR, 23h.
Je procèderai ensuite à un tirage au sort parmi les bonnes réponses et enverrai l'album au gagnant dans les plus brefs délais !

Quel est le titre du tout dernier album de K ?
- L'amour mis à nu
- L'amour dans la rue
- L'amour me tue

Pour avoir un INDICE, c'est par ici !
N'hésitez pas !

Edit: 23h - Le concours est maintenant fermé. Merci à tous les participants ! J'effectue le tirage au sort demain matin et je vous tiens au courant ici même et par e-mail !

Edit: Mercredi - Après tirage au sort, il s'avère que c'est Stéphanie aka La Conteuse qui remporte l'album de K, "L'amour dans la rue". Merci, encore une fois, à tous pour votre participation et n'hésitez pas à retenter votre chance une prochaine fois !

Posté par BlissNYC à 07:25 - Découverte - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 mars 2008

La Tectonique des Sentiments

tectoniqueLe pitch ? Au coeur de sa liaison avec Richard Darcy, étonnée qu'il ne lui demande pas de l'épouser, Diane Pommeray a l'idée dangereuse de mettre son amant à l'épreuve. Par défi, elle lui fait remarquer combien leur amour a changé, comment leurs sentiments se sont affaiblis. A sa stupeur, il l'admet, la remercie de sa franchise et propose la rupture. L'humiliation, la colère, la haine bientôt, inspirent à Diane une vengeance glaciale et raffinée. Sa fonction de député la mettant en contact avec toutes les couches sociales, elle fait la connaissance de deux prostituées roumaines. La plus jeune, Anca, est une merveille de sensibilité et de beauté. Taisant ses raisons profondes, Diane conclut un marché avec elle, à charge pour la jeune fille de séduire Richard. Celui-ci se précipite dans le piège. Mais Diane n'a pas mesuré les conséquences de ses manoeuvres...

Eric-Emmanuel Schmitt écrit et met en scène (pour la première fois) cette comédie cruelle et tendre à la fois qui passe à la loupe nos contradictions et décortique nos rapports amoureux, avec Clémentine Célarié et Tchéky Karyo dans les rôles principaux.

Moi qui adore habituellement les textes d'Eric-Emmanuel Schmitt, j'ai été cruellement déçue! C'est mal écrit, mal mis en scène et globalement mal joué (sauf Annik Alane excellente, drôle et touchante dans le rôle de la mère de Clémentine Célarié). Eric-Emmanuel Schmitt, metteur en scène ? A priori pourquoi pas, mais quand on voit le résultat on se dit que c'est vraiment un métier et que cela ne s'improvise pas. Certes, on voit qu'il a essayé de mettre le paquet avec des décors impressionnants mais alors qu'est-ce qu'on s'ennuie ! Le seul intérêt de la pièce réside dans les tenues de Clémentine Célarié... elle est vraiment sublime et scène après scène, c'est un vrai défilé. Est-ce que cela peut suffire pour expliquer l'ovation du public à la fin de la pièce ? Je ne pense pas et c'est bien ce qui me désole... Un grand moment de solitude !

C'est où ?
Théâtre Marigny
1, avenue Marigny (8è) - M° Champs-Elysées Clémenceau

Posté par BlissNYC à 11:41 - Au théâtre ce soir - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 mars 2008

Bon Week-End de Pâques !

Aujourd'hui, billet en free style pour vous parler de plusieurs petites choses !

* Déjà, pour lancer un petit concours pour gagner le tout nouvel album de K, cet artiste que j'ai eu le plaisir de découvrir sur la scène de la Boule Noire lundi dernier.

K

Pour tenter de gagner son album qui sera dans les bacs à partir du 7 avril, il vous suffira de répondre à la question ci-dessous par e-mail, à l'adresse mail suivante: blissinthecity@gmail.com avant mardi prochain, mardi 25 mars à 17h. Je procèderai ensuite à un tirage au sort parmi les bonnes réponses et enverrai l'album au gagnant dans les plus brefs délais !

Quel est le titre du tout dernier album de K ?
- L'amour mis à nu
- L'amour dans la rue
- L'amour me tue

Pour avoir un INDICE, allez donc voir sur le Myspace de l'artiste (puis vous pourrez écouter un peu les chansons, c'est sympa aussi).

* Demain soir, ne manquez pas la 8è et ultime saison de "That's 70's Show" sur Comédie. Si comme moi, vous êtes fan de cette série qui est à mourir de rire, découvrez la dernière saison en VM tous les dimanches soirs à partir de demain soir, 20h45, sur Comédie. Dans cette 8ème et dernière saison, les six adolescents ont bien grandi, et il est temps pour eux de voler de leurs propres ailes. Ce dernier volet clôt en beauté leurs aventures juvéniles... Hâte de voir ça !

Thats70_s_show

* Si vous avez du temps à tuer ce week-end et que vous voulez voyager depuis votre salon, allez donc voir sur ce site les 100 lieux à avoir vus dans sa vie ! Ca fait rêver :)

Egypte

* Pour Pâques, fondez pour la fantastique collection "Jardin de Pâques" de Ladurée, spécialement créée pour l'occasion ! Plein de petites créations sublimes et gourmandes aux couleurs acidulées. Lapins et souris en chocolat, oeufs croquants et craquants aux amandes, sans oublier les macarons dont l'alliance subtile de chocolat et de fruits ravira les palets les plus exigeants ! C'est par ici.

ladur_e

Il me reste quelques lignes pour vous souhaiter un Joyeux Week-End de Pâques ! De mon côté, je pars quelques jours à Orléans, pour un week-end 100% chocolat ! Amusez-vous bien mais doucement quand même sur les cochonneries hein :)

Bon Week- End !

free music

Posté par BlissNYC à 06:31 - Blablabla - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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