31 août 2008
Into the Wild
Et voilà, je m'envole demain pour 15 jours géniaux dans le pays de mes rêves ! Cette fois, je pars à la découverte du grand ouest américain ! Espérons que je ne finisse pas comme Alexander Supertramp... !
A moi les grands espaces, l'énergie grisante de L.A, l'atmosphère de San Francisco et la folie enivrante de Vegas !
A dans 2 semaines !!
30 août 2008
Mon Rock en Seine 2008
Et voilà, la dernière édition de Rock en Seine s'est terminée hier soir, avec un petit goût amer, puisque, comme d'habitude, Amy Winehouse qui était annoncée en dernière partie de soirée a tout simplement annulé son concert au tout dernier moment ! Pathétique...
Heureusement, les autres artistes ont été, cette année, plus qu'à la hauteur et je vous offre donc un petit tour d'horizon des concerts auxquels j'ai pu assister !
Jeudi 28 août:
The Do
Petit concert bien sympathique pour commencer en douceur le festival, avec the Do, formation franco-finlandaise très très charmante. Olivia et Dan forment un duo dont la musique oscille entre folk et rock et j'avais vraiment adoré leur premier album "A Mouthful", qui a d'ailleurs fait un carton dès sa sortie, il y a quelques mois. Sur scène, ils enchaînent les tubes de l'album agrémentés de longs arrangements très rock (Rock en Seine oblige). Seul l'inédit "Bohemian Dances" calme un peu le jeu avant la tornade "On My Shoulders"... Bref, j'ai vécu un très joli moment, entre balades folk mélancoliques et moments plus rythmés.
Dirty Pretty Things
Encore un "petit concert" (je vais me faire conspuer par les fans) où les Dirty Pretty Things nous ont balancé un set très efficace où les pépites rock de leur premier album firent merveille. Je reste un peu plus circonspecte sur son successeur même si les nouveaux titres passent plus facilement l'épreuve du live que du disque. On accordera quand même à Carl Barat une certaine idée de la classe anglaise. Mais y'a pas à dire, il aura beau faire son maximum, n'est pas Pete Doherty qui veut (c'était ma minute méchante gnark gnark). Ne serait-ce qu'au niveau vocal...!
Kaiser Chiefs
Voilà le premier excellent moment du festival: mon second concert de Kaiser Chiefs !! Après moults hésitations, le chanteur Ricky Wilson ne se jettera finalement pas dans la foule, mais comme à son habitude, on le verra courir d'un bout à l'autre de la scène, sauter les jambes bien haut depuis la batterie, grimper sur le côté de la scène, pousser le public à faire les chœurs ou encore rejoindre une plateforme sur le côté de la fosse ! Bref, il assure le show pendant que ses collègues enchaînent les tubes des deux premiers albums ("Every day I Love you Less and Less", "Na, Na, Na, Na, Na", "Heat Dies Down", "Angry Mob"...) et offrent au public quelques inédits du troisième opus à venir en octobre. Moment d'anthologie sur "I predict a riot" :) Excellent concert.
REM
J'avais déjà vu REM il y a 2 ou 3 sur la scène du POPB, et c'était donc avec grand plaisir que j'attendais ce nouveau concert ! Le trio originaire de Géorgie, accompagné d'un batteur et d'un second guitariste, nous a proposé un set plein d'énergie à l'image de leur dernier album "Accelerate" qui occupera une bonne partie du concert. Gros festival oblige, le groupe n'en oublie pas quelques uns de ses plus gros tubes ("What's the frequency, Kenneth?", "Losing My Religion", "Man on the Moon"...) mais aussi quelques beaux morceaux un peu moins connus ("Electronite"...). Michael Stipe rappelle sa haine de l'administration Bush avant de chanter quelques minutes plus tard "This is the end of the world (And I feel fine)" ! Le show impressionne surtout pour ses écrans géants où des images du groupe en live sont retravaillées en direct en kaléidoscope de textures et de couleurs. Concert génialissime. Mission accomplie !
Vendredi 29 août:
DB Clifford
Comme je vous le disais l'autre fois, j'avais découvert DB Clifford en première partie des Countings Crows il y a quelques mois et j'avais déjà beaucoup aimé. Une fusion entre des mélodies pop et du "songwriting", des grooves sensuels et de la spiritualité soul. Un univers à la croisée des Beatles, Stevie Wonder et de Jamiroquai. Le concert d'hier avait la particularité d'être assez tranquille (peu de monde, puisqu'il était seulement 15h) et j'ai pu vraiment en profiter de très près. Un chouette moment !
Louis XIV
J'ai vraiment beaucoup aimé le rock énergique et pêchu du quatuor de San Diego. Sur scène, les éléments blues dans le rock de ces californiens sont plus présents, on entend quelques bons solos de guitare. Les deux chanteurs, le barbu à la voix puissante et haute, Brian Karscig, et le leader Jason Hill qui chante presque en "rappant", s'harmonisent parfaitement et c'est du meilleur effet.
Jamie Lidell
Connu ses prestations scéniques particulières, Jamie Lidell est un homme-orchestre à lui tout seul. Je n'ai pas assister à ce concert entièrement, donc mon avis se base uniquement sur la fin, mais j'ai un peu moins accroché au côté expérimental de pas mal de titres. C'est pas évident sur scène, tout n'est pas forcément hyper audible de loin, donc le résultat était assez inégal... Pas convaincue.

The Jon Spencer Blues Explosion
Découverte totale de ce petit groupe new-yorkais à mi-chemin entre blues, rock-garage, punk et rythm'n'blues, que j'ai trouvé plutôt en forme. A retenir: des cris, des riffs déchirants et le look super glam de Jon Spencer. Bref, une chouette découverte !
Kate Nash
19h15, concert de Kate Nash sur la scène de la cascade. J'attendais ce moment avec impatience car j'avais sincèrement aimé le petit univers créé dans son album. Et là, sur scène, je ne sais pas si ça venait de moi, mais je m'attendais à mieux. Certes, on retrouve un peu tout ce dont je viens de parler juste avant mais petite déception tout de même. L'ambiance était assez molle, elle mettait 2h à changer de guitare, à s'installer à son piano et puis le son était vraiment médiocre ! Je sais que ce n'est pas comparable mais quand on voit ce que sa compatriote Adèle (dont j'avais adoré l'album) est capable de faire...
The Raconteurs
Avant ça, je n'avais pas eu la chance de voir la nouvelle formation de Jack White sur scène. C'est maintenant chose faite ! J'ai vraiment adoré: de la guitare, de la guitare et encore de la guitare !! Ce concert était vraiment le clou du festival, un moment exceptionnel :)

Et donc, comme je vous l'expliquais au début de ce billet, Amy Winehouse a annulé sa participation au festival à la dernière minute... She should REALLY try to go to REHAB... Mouarf...
Petit coup de cœur également pour le très bon groupe français Brooklyn dont je n'ai pas de photos malheureusement, mais ce fut une très très chouette découverte !
Un excellent festival, malgré tout :)
29 août 2008
Another Batman...
Je suis toujours à Rock en Seine mais je ne vous laisse pas en reste pour autant !
Aujourd'hui, un extrait à mourir de rire du Batman de 1966 (du film tiré de la série)... On est à des années lumières du Batman de Nolan !!
28 août 2008
Let's Rock
Rock en Seine 2008 ça commence aujourd'hui ! Enfin, non, officiellement, ça a commencé le 20 août où le parc de Saint-Cloud a accueilli un concert de Rage Against The Machine.
Aujourd'hui, c'est donc le second temps du festival et autant vous le dire, cette année c'est un programme de fous , avec à la fois des groupes cultes mais aussi des nouveaux venus au talent prometteur et à l'énergie communicative.
Parmi les premiers, figure Amy Winehouse, qui je l'espère sera capable de monter sur scène vendredi soir (!!), avec notamment The Roots, Justice, Jamie Lidell, Kate Nash, The Raconteurs, Louis XIV, DB Clifford (que j'avais vu en première partie de Counting Crows) ou encore the Streets.
Ce soir, R.E.M, l'aura précédée, en compagnie de Tricky (ancien de Massive Attack), Plain White T's, Kaiser Chiefs, The Do, Serj Tankian (leader de System of a Down), Dirty Pretty Things ...
C'est parti pour 2 jours de Rock en continu !
C'est où ?
Festival Rock en Seine
Parc de St Cloud (St Cloud)
Plus d'infos ici !
27 août 2008
Richard Avedon au Jeu de Paume
Richard Avedon est né en 1923 à New-York.
L'exposition au Jeu de paume retrace sa carrière de 1946 à 2004. On y retrouve ses photographies de mode où les paillettes du milieu de la mode parisien des années 50 est saisi à la perfection. Mais également, des portraits de célébrités (écrivains, artistes, acteurs...), puis ce qui incarne à mes yeux le plus beau de son travail, une galerie de portraits d'inconnus.
Photographe
publicitaire puis photographe de mode pour les magazines légendaires
Harper's Bazaar, Vogue, Life, Avedon impose son style en redonnant vie
aux photographies de mode monotone de l'époque. Il leur donne dynamisme
et renouveau. Professionnalisme exacerbé et volonté de maîtrise
caractérisent le travail d'Avedon.
Son travail s'articule autour d'un seul mot: le portrait. Vision systématique de la société. Ce qu'il y a de beau dans les photographies d'Avedon, c'est qu'il prouve que la photographie peut montrer plus que la simple réalité superficielle. C'est ainsi qu'il s'efforce de révéler les différentes facettes d'un point de vue arbitraire.
Ses portraits sont isolés de manière clinique sur un fond blanc. On y voit Charlie Chaplin, le magnifique portrait de Marilyn Monroe, Giacommetti... Mais, les portraits les plus chers à l'artiste sont sans doute ceux de son père. En effet, Avedon photographiait de manière systématique son père rongé par le cancer, comme pour saisir l'éternité de l'instant, l'empreinte de la survie... A voir.
Pour finir, les dernières salles de l'expo nous montrent une partie importante de son œuvre: "In the American West". Il explore la profondeur de la surface, l'intensité des visages, l'authenticité et le "faux-semblant"... En effet, Avedon sillonnera l'Ouest américain en ciblant des lieux tels que les ranchs, les mines de charbon, les foires à bestiaux, les relais routiers, les abattoirs... On y trouve des portraits qui m'ont réellement bouleversée: des sans abris, des serveuses, des mineurs, des ouvriers... Avedon fait entrer les exclus et les défavorisés dans la tradition du portrait, qui est généralement assimilé aux gens aisés. Il place les faibles là où l'on place généralement les puissants. Empreints d'humanisme et de sobriété, ces portraits d'américains anonymes issus des couches les plus défavorisées de la société américaine sont devenus un classique de l'histoire de la photographie et accèdent ainsi à l'éternité.
Richard Avedon a révolutionné la photographie et son travail est unique. Vraiment, cette expo est à voir et à revoir. Indispensable !
C'est où ?
Richard Avedon - Photographies 1946-2004
Musée du Jeu de Paume
1, place de la Concorde (1er) - M° Concorde
Ouvert tous les jours sauf le lundi, jusqu'au 28 septembre.
26 août 2008
Ma review Ciné de l'été (n°2)
J'ai adoré: THE film de l'été (voire plus)
Batman - The Dark Knight de Christopher Nolan *****
"The Dark Night" restera sans doute le Batman le plus noir de tous les temps. Je fais bien évidement référence à la disparation tragiquement absurde d'Heath Ledger qui est absolument phénoménal dans le rôle du Joker. Mais vous le savez déjà, puisque tout le monde le dit ! Lorsque l'attente d'une performance est aussi forte, il arrive souvent que l'on soit finalement déçu. Eh bien vous ne le serez pas, je vous en fais le pari ! Ce film est juste une grande claque ! "Batman Begins" faisait déjà très fort dans le renouvellement façon réaliste de l'homme chauve-souris mais ce nouvel épisode va beaucoup plus loin et atteint des sommets de noirceur et de psychologie. Ce film est vraiment très très riche, il dure 2h30, ce qui lui permet de rentrer dans la complexité et de résoudre le problème du super-héros/réalisme. Ce qui n'était pas le cas dans le premier volet.
Alors, pour le Joker, on oublie Jack Nicholson ?! Que nenni ! De même
qu’il existe différentes interprétations de Batman en BD, l’approche de
Tim Burton était différente de celle de Nolan (et de Schumacher que
l’on oubliera ici). Burton a privilégié le gothique là où Nolan met une
noirceur plus "réaliste". Et leur deux Jokers incarnent la parfaite
expression de ces choix... On assiste dans "The dark knight" à une vision et un traitement tout à fait inédits des films de super-héros qui se rapproche davantage d'un film noir de gangsters. La performance d'Heath Ledger est tout simplement EPOUSTOUFLANTE. Magistrale. Habité le garçon (et je pèse mes mots). On arriverait presque à en oublier un peu ce dark knight, pourtant plus tourmenté que jamais. Tous les comédiens sont fantastiques, que ce soit Christian Bale, Gary Oldman, Morgan Freeman, Michael Cane, Maggie Gyllenhaal ou encore le géniallissime Aaron Eckart qui campe un Harvey Dent/double-face inattendu, aussi bien réussi visuellement que psychologiquement. A côté de cela, le film assure aussi côté réalisation avec des plans qui savent rester sombres, nerveux mais toujours lisibles. La musique, très proche du Begins, est discrète mais envoûtante. Le film est d'une grande noirceur et d'une profondeur remarquable, l'atmosphère est sombre et oppressante, les personnages épais, ambivalents et complexes. En 2h30, Nolan réussit le pari insensé de nous livrer une adaptation presque parfaite du chevalier noir, un film aux relents de référence en termes de super-héros, un miroir du monde anarchique et violent dans lequel nous vivons, un chef d'œuvre qui confronte les esprits les plus torturés qu'a engendré la race humaine. A voir absolument.
J'ai aimé
Le premier jour du reste de ta vie de Rémi Bezançon ***
Une famille, cinq personnages, cinq histoires et cinq moments très précis qui vont bouleverser leurs vies. Bref, un film sur la vie qui passe, le temps qu'on ne peut pas réinventer, la difficulté de voir les gens que l'on aime partir, grandir, mourir... Le film est tour à tour drôle, grave, tendre, attachant, touchant... Je me suis retrouvée un peu dans tous les personnages et particulièrement celui joué par Marc-André Grondin pour qui j’ai un coup de cœur depuis "C.R.A.Z.Y". La construction du film autour de 5 moments-clés est originale et aucun personnage n'est mis au second plan. La réalisation est très travaillée et soignée (j'avais déjà adoré "Ma vie en l'air" du même réalisateur) et les acteurs font le reste : Zabou Breitman et Jacques Gamblin forment un couple délicieux et les 3 jeunes acteurs sont formidables (en particulier Marc-André Grondin, mais je ne suis pas objective là!). On en sort ému, plein de l'envie de profiter de la vie et de ne pas la voir filer trop vite... Un magnifique film.
L'empreinte de l'ange de Safy Nebbou ***
Sur les airs d’un mélodrame psychologique et humain à la Chabrol, et d’un épais mystère à la Hitchcock, Safy Nebbou signe avec ce film un suspense à fleur de peau, un sensible mélange de genres, qu’il met en scène au moyen d’une réalisation fluide, à l’élégance naturelle, sans fioriture : un thriller sur la corde raide et un drame intimiste, dans lequel il établit une intelligente réflexion sur le mensonge et les différentes identités qu’il implique, le travail de deuil, les apparences, une certaine perte psychologique de repères et d’identité… Prend alors place un duel à la hauteur des ambitions de son scénario, celui de deux très grandes actrices du cinéma français contemporain : Sandrine Bonnaire face à Catherine Frot. La superbe Catherine Frot incarne avec force et détermination le troublant personnage d’Elsa, dont la sublime face cachée semble se révéler lors de la magnifique scène d’un ballet aux allures de danse macabre - paroxysme de l’inquiétante étrangeté qui caractérise l’œuvre - sous une lumière teintée de rouge, sous la forme d’un triste et inquiétant fantôme hanté par le passé ; Face à la plus discrète, mais aussi plus secrète, Sandrine Bonnaire, dans le rôle de Claire, femme au foyer et mère apparemment comblée, personnage tout aussi énigmatique sur lequel nous conserverons intact le mystère. "L’empreinte de l’ange" est à la hauteur de ses ambitions et des attentes, une réussite.
Braquage à l'anglaise de Roger Donaldson **
Malgré son titre français mal choisi (une fois de plus !!), ce film n’a rien à voir avec le film "Braquage à l'italienne" !! Celui-ci s’inscrit dans la tradition d'un cinéma un peu rétro plaisant teinté d’une british touch et s’inspire d’une histoire vraie pour un divertissement de qualité et honnête. La mise en scène de Roger Donaldson ici est simple, classique, sans génie mais tient la route et dirige le récit sans qu’on ait vraiment quelque chose à redire. De plus Donaldson donne à son film des allures rétro, ambiance 70’s, ce qui apporte un charme supplémentaire à son film. Mais le plus intéressant réside dans l’intrigue inspirée d’une histoire vraie qui propose un braquage qui masque une histoire de conspiration et complots réjouissante et propose une galerie de personnages attachants campés par des acteurs de talent. En tête d’affiche, Jason Statham qui prouve qu'il n'est pas que monsieur baston mais aussi un comédien de talent; les seconds rôles ne sont pas dénués de charme non plus. Au final, le cocktail est bon: charme, humour et péripéties. On ne s’ennuie vraiment pas. Pas révolutionnaire mais on passe un très bon moment !
Gomorra de Matteo Garrone *
Le film italien qui a eu le Grand Prix au dernier festival de Cannes et c'est à ce titre que je suis allée le voir(sinon, je crois bien que je serais passée à côté). Pas d'histoire, mais plusieurs fils rouges pour présenter le quotidien de l'économie parallèle mise solidement en place depuis des lustres par la redoutable camorra napolitaine. Un parti pris quasi documentaire sur ce monde où le sordide se dispute au criminel : rien de romanesque ici, mais une relation précise et réaliste. Là justement se situent à mon goût les limites du récit. On assiste à un exercice de style d'une froideur absolue, et la forme adoptée - celle du reportage, brute, et même crue, fait que le film, pamphlet glacé sur une société gangrenée, manque de recul. Un peu plus de chair, un peu d'humanité, en retenant l'attention d'un plus large public (les critiques enthousiastes sont surtout le fait d'une certaine intelligentsia avide de conceptuel) auraient donné plus de force au propos par ailleurs hautement louable (et auraient rendu inutile la pesante conclusion écrite !). Pas évident de vraiment accrocher en cas d’absence d'un scénario digne de ce nom et de personnages réellement approfondis et incarnés !
Appelez-moi Dave de Brian Robbins
Film pour enfants à la sauce Eddie Murphy que je suis allée voir car la bande-annonce n'était pas si mal que ça. Et effectivement, il y a TOUT le film dans la bande-annonce !! Tout est prévisible et mis en scène de manière très classique, Eddie Murphy en fait des tonnes comme toujours mais en même temps, cette comédie n'est pas aussi repoussante et vulgaire que ses précédents films, il y a quelques gags assez amusants et on ne passe pas un mauvais moment. En gros "Appelez moi Dave" n'est pas bon mais suffisamment joyeux et sympatoche pour qu'on ne le déteste pas franchement!
La fille de Monaco d'Anne Fontaine
Un film d'une rare vacuité et très moyen (je valse entre moyen et râté). Le scénario très verbeux, parle énormément sans jamais rien dire et tourne autour des ravages du sexe (comme toujours chez cette réalisatrice), sans jamais vraiment traiter le sujet. Les personnages ne sont absolument pas travaillés et deviennent inintéressants très rapidement. Les incohérences sont tellement nombreuses qu'on en vient à se demander si ça n'est pas revendiqué. Luchini, comme d'habitude fait du Luchini, Louise Bourgoin est horripilante (on est limite content de son sort à la fin du film tellement on a envie qu’elle se taise !!) et avait plus de talent à présenter la météo de Canal (c'est dire !). Seul Roschdy Zem sauve un peu les meubles même si son personnage aurait pu être bien plus intéressant et plus épais.
Bref, le singulier manque de relief qui ressort du traitement paresseux, indolent et mou de l’histoire assoupit le spectateur et le film s’essouffle très vite. Il ne passe pas grand-chose et c’est bien dommage !
The X-Files Regeneration de Chris Carter
Le titre original symbolise plutôt bien ma pensée: "I want to believe". Moi aussi je voulais y croire quand j'ai pénétré dans la salle de ciné pour voir le dernier opus d'X-Files !! Et pourtant !
C'est un scénario plat, un polar classique sans aucune once de paranormal (à part un voyant qui mène l'enquête, bref, facilité scénaristique). Le plus grand mystère du film n’est pas (comme on pouvait légitimement s’y attendre) dans le film mais tient du fait qu’on se demande comment Chris Carter a réussi à convaincre le studio et les acteurs de tourner son navet son film tant il se fait peau de chagrin niveau scénario : une intrigue un peu pompée sur "Le Silence des Agneaux" auquel on aurait soustrait tout génie artistique. Le rythme est anémique, les comédiens ridicules (Connolly, Anderson et le comédien qui incarne le prêtre-voyant en tête) et les dialogues pseudo-philosophiques provoqueront sûrement quelques fous rires incontrôlables. Le film est basé sur la relation Mulder-Scully de manière totalement ratée et plate. Les arguments des personnages le long du film sont superficiels (pour pousser Mulder à se lancer dans l'enquête, par exemple) et les incohérences sont nombreuses. Et comble du ridicule: la dernière scène (après le générique) foireuse où les 2 acteurs semblent nous dire au revoir d'une façon pour le moins... bizarre ! A éviter !
La Momie 3 - Tomb of the Dragon Emperor de Rob Cohen
Ce film est vide, totalement vide. Les effets spéciaux sont là pour camoufler un peu la banalité de la réalisation et du scénario, mais n’empêche ! On s'y ennuie à mourir! Rapport père-fils habituel et pire, sans humour (comme dans le dernier Indy), répliques débiles, prestations d'acteurs pitoyables, voulant mêler humour et action et ne mêlant au final que ridicule.… Rajoutez à ça les blagues à deux balles (horripilantes) de Brendan Fraser et vous vous cognerez la tête contre les murs !!
Etrange cette manie qu'ont les momies de se réveiller à la perspective de millions de dollars de recette! Bref, à moins que vous ne souhaitiez renflouez les comptes du studio, fuyez cette suite totalement inutile dont le scénario repose essentiellement sur l'utilisation maximum des effets spéciaux coûteux et sur les batailles "épiques" qui n'ont pas lieux d'être. Autant les précédents volets tenaient la route, autant celui-ci est à la limite du ridicule. Une transposition au pays du soleil levant aurait pû être intéressante, malheureusement la priorité n'est pas donnée à l'histoire mais au spectaculaire. Au secours !!
Babylon A.D. de Matthieu Kassovitz (ou le NANAR de l'été)
Le héros de ce film est une grosse brute super violente (Vin Diesel dans le rôle de Vin Diesel Toorop) qui se réfugie derrière le professionnalisme et "l'éthique" du mercenariat mais qui va évidemment faire une entorse à tout ça pour sauver la gentille qui sort d'un film de Disney accompagnée de sa duègne nonne ninja qui l'a élevée dans un couvent de la religion de la méchante très méchante qui veut la récupérer.
J'ai rarement vu des scènes d'actions aussi brouillonnes, bâclées et confuses. Quand on compare avec le travail de Paul Greengrass dans "La Vengeance dans la peau" ou de Christopher Nolan sur les deux derniers Batman, on a pitié de Kassovitz qui devrait retourner filmer les clips de mauvais hip-hopeurs français du calibre du crétin qui a fait la BO de ce film (ben oui, du mauvais rap hip-hopé français pour donner l'ambiance de la "nouvelle Serbie" post apo des années 2030 il n'y a que Kassovitz et son pote Luc Besson pour trouver que ca colle). Ridicule. Rajoutez à cela une sauce Yamakasis + Ultimate Fighting bidon + des méchants ridicules + lieux communs post apocalyptiques, secouez le tout et vous obtiendrez le film parfait pour TF1 le dimanche soir en prime time !
Ce film est navrant, un véritable gâchis de moyens et de temps. Quelques idées auraient surement pu être mises en valeur mais le scénario bâclé desservi de surcroît par des interprétations pauvres, sans épaisseur et ridicules rend le tout ennuyeux et profondément naze. Bonjour la tambouille ! J'ai vu des films de série B sur le câble à 2h du mat beaucoup plus crédibles et mieux réalisés pour beaucoup moins cher… Pour moi, tout cela est parfaitement synthétisé dans l'histoire du titre du film.Le film est, comme vous le savez surement, adapté du roman de Dantec "Babylon babies" et Matthieu Kassovitz était gêné par le mot "babies" dans le titre. Du coup, il a rajouté A.D pour que ça fasse B.A.D dans le titre (si, si, si, c'est vrai). Pathétique !
25 août 2008
Le Roi Lion au Théâtre Mogador
Fan inconditionnelle du dessin animé de Walt Disney, je rêvais depuis des années de voir la comédie musicale Le Roi Lion. Je rêvais de la voir en anglais sur Broadway ou à Londres mais malheureusement, je n'en ai jamais eu l'occasion. Pour essayer de compenser, je suis allée voir l'adaptation française sur la scène du théâtre Mogador il y a quelques jours. J'avais pas mal d'appréhensions et pourtant, je dois bien reconnaître que j'aurais eu tort de ne pas y aller !
Les décors sont ahurissants, les costumes saisissants et le tout est exubérant. Il est clair que le spectacle n'a pas volé ses Molières ! Trois heures festives et endiablées pendant lesquelles le Théâtre du Mogador nous entraîne dans la savane africaine. Quelques passages méritent à eux-seuls le déplacement comme l'introduction absolument grandiose avec cet éléphant qui traverse le public, le rhinocéros, les gazelles, les girafes, les oiseaux et tous les animaux du royaume de Mufasa qui viennent célébrer la naissance de Simba !

On peut également citer le passage où Scar excite les hyènes et leur promet de devenir roi ou encore la chanson entre Simba et Mufasa peu avant la mort de celui-ci. Effectivement, je crois que c'est la seule chanson qui parvient à atteindre celles du dessin animé original. Et c'est là où le bat blesse...
En effet, le gros bémol de ce spectacle ce sont ses chansons, la pire étant sans aucun doute la transformation pitoyable de "Je voudrais déjà être roi" en "Je veux super vite être roi"!! Un peu dommage pour une comédie musicale... D'une part il y a la déception de ne pas pouvoir chanter les paroles que l'on connaît par cœur (oui, j'assume). Mais il y a également une déception due à la mièvrerie de la nouvelle bande-originale, les chansons ne parviennent jamais à séduire vraiment (le pire étant les passages chantés par les Simba et Nala enfants) et à la voix pas toujours à la hauteur des artistes. Seule Rafiki est absolument sidérante. D'autres acteurs s'en sortent également très bien comme Zazu, Timon, Pumba, Scar et Ed, la hyène à l'humour terriblissime.

Au final, un bon moment quand même, malgré ces quelques petits bémols. J'irais volontiers revoir cette comédie musicale en anglais outre-atlantique ou à Londres !
C'est où ?
Le Roi Lion
Théâtre Mogador
25, rue de Mogador (9è) - M° Trinité ou St Lazare
Jusqu'au 30 septembre, du mardi au dimanche à 20h et les samedis et dimanches à 15h.
24 août 2008
Brunchitude (16)
Encore un brunch à vous proposer aujourd'hui ! Celui de l'Heure Gourmande, petit salon de thé tout mimi dans le très discret et silencieux passage Dauphine, où vous rêverez tous d'habiter ! La terrasse est calme et somptueuse, l'intérieur (avec mezzanine) cosy et charmant. L'accueil et le service sont attentifs et souriants, et le dimanche, on n'en demande pas plus.

La formule brunch est à 27€ (avec compote ou fromage blanc) ou à 29€ (en choisissant son dessert à la carte et pour 2€, croyez-moi, après être tombé nez à nez avec les desserts maison qui trônent dès l'entrée, vous n'hésiterez pas une seule seconde!).
Au programme pour commencer, une orange ou un pamplemousse fraîchement pressés. Avec la boisson chaude (thé Mariage Frères, chocolat ou café), arrivent la brioche chaude et fondante à souhait, le beurre et les confitures faîtes maison (framboise et l'inénarrable pomme-cannelle, que tout le monde réclame).
Vient ensuite une (très choupinette) assiette de saumon fumé, avec un très bon blinis accompagné de crème fraîche maison.
Pour finir, vous ne saurez plus où donner de la tête entre tous les délicieux desserts maison qu'on nous propose: cheesecake, clafoutis, ou encore crumble pomme-cannelle (à tomber) ou aux fruits rouges ! A en lécher votre assiette ;)
C'est où ?
L'Heure Gourmande
22, passage Dauphine (6è) - M° Odéon
01 46 34 00 40
23 août 2008
Le SPA du cheveu à Paris
Un institut exclusivement dédié au bien-être du cheveu en plein Paris ? Ca existe et c'est 2Moss ! Petit nom bizarre que vous aurez peut-être déjà remarqué sur les belles boîtes en Plexi de cette marque, née en 2003, chez un coiffeur ou dans un grand magasin (Le Bon Marché, par exemple). Devant le succès de ses produits, la fondatrice de 2Moss a ouvert son Spa Capillaire, plus exactement un Institut de bien-être et de la beauté du cheveu. Une carte restreinte, des soins ciblés délivrés dans trois cabines design ont pour mission de revitaliser un cheveu fatigué, terni, déshydraté, etc... Les soins sont majoritairement destinés aux cheveux secs mais ça marche aussi pour les cheveux méchés et qui ont pas mal souffert du soleil pendant les vacances !
En plus ou moins de temps (de 20 min à 1h), les soins en cabine proposent des massages du cuir chevelu, éventuellement un passage sous vapeur d’ozone et l’application de l’un des deux produits phares de la maison : le Soin Hydra-Purifiant (pour racines grasses et pointes sèches) et le Soin Hydratant (pour cheveux secs), sortes de masques hyper-efficaces gorgés d’oligoéléments et d’acides aminés. Étonnamment, après une session de coiffage bienvenue, la chevelure a retrouvé une énergie, une brillance, une légèreté que l’on n’attendait pas. Et le must: on en ressort détendu et plus zen !
L'idéal est de s’offrir un soin pour le plaisir et pour découvrir in vivo la qualité des produits… avec lesquels on rentre chez soi et que l’on utilise une à deux fois par semaine, puis, petit à petit, une seule fois par semaine ! Pas mal.
C'est où ?
L’Instant 2Moss
5, square Louis-Jouvet (9è) - M° Opéra ou Madeleine
01 44 56 03 66
22 août 2008
Petits Plaisirs de la semaine
Comme je l'avais fait ici, il y a quelques mois, petit post sans intérêt mais qui m'amuse (donc, si, ça a un intérêt) !
Petit plaisir gourmand: les sablés de chez Poilâne *_*
Petit plaisir théâtre: "Edward aux Mains d'Argent", le ballet mis en scène par Matthew Bourne, au Théâtre du Châtelet... les billets sont réservés pour octobre (hâte !).
Petit plaisir musical: le nouvel album d'Amos Lee en import ! (please, Amos, viens faire un concert à Paris, je t'attends comme le messie, depuis 5 ans !!)

Petit plaisir livresque: des guides pour partir aux Etats-Unis dans pile 10 jours !
Petit plaisir corporel: la nouvelle gamme de produits de soin pour cheveux du coloriste Christophe Robin et surtout, le shampooing clarifiant à la camomille & au bleuet (un éclaircissant progressif du tonnerre !)
Petit plaisir girly: le magazine "Elle" de la semaine (que je reçois depuis quelques mois toutes les semaines dans ma boîte aux lettres et dont je ne peux plus me passer o_O ) avec toutes les nouveautés de la rentrée.
Petit plaisir dividi: Daviiiiiiiiid o_O
Petit plaisir culturel: un abo tout frais tout neuf à la Carte Louvre Jeunes pour la nouvelle saison :D
Petit plaisir shopping à venir: gros lâchage sur les nouvelles collections à venir... Diable de la consommation à outrance, sors de ce coooooorps !

Et vous, c'est quoi vos petits plaisirs du moment ?
















































