31 janvier 2009
Le malade imaginaire par Michel Bouquet
Il y a quelques jours, j'ai eu le plaisir de voir Michel Bouquet dans une nouvelle version du Malade Imaginaire, au Théâtre de la Porte St Martin. Est-ce une vraie comédie ? N'est-on pas à la frontière de la tragédie ? N'y a-t-il point de danger à contrefaire le mort ? Voilà toute l'ambiguïté de cette pièce et de l'interprétation qu'en propose Michel Bouquet en nous donnant à regarder Molière fleurtant avec l'angoisse de la mort au point de prendre lui-même l'habit du médecin. Un règlement de compte avec une médecine dont Molière désespérait de l'efficacité au fil de l'évolution de sa maladie et de ses pièces, dans une interprétation irrésistible.
Voir Michel Bouquet sur scène, et qui plus est dans un grand rôle du répertoire, est un pur plaisir d'esthète. Quel métier ! A 82 ans, il nous régale pendant deux heures d'un jeu tout en subtilités, en nuances, truffé de trouvailles dignes d'un jeune homme espiègle. Il est habité cet homme-là ! Il EST le théâtre. Il reste, avec Robert Hirsch, un de nos derniers monstres sacrés des planches. Dans un décor dépouillé à l'extrême, juste habillé de tapisseries orange, d'une immense tenture rouge et éclairé par un superbe lustre, campé dans son fauteuil en plein milieu de la scène, Michel Bouquet focalise toutes les attentions. Si le monologue du début, certes imposé par le texte de Molière, s'avère un peu longuet, il n'empêche que cette petite musique "en sols majeurs" constitue pour lui une sorte d'échauffement comparable à celui d'un coureur de fond. En effet, tout de suite après cette litanie de comptes d'apothicaire, la pièce prend son rythme et ne s'en départira plus durant deux heures.
Bien sûr la pièce repose essentiellement sur le tandem Michel Bouquet/Juliette Carré (qui campe Toinette). Leur duel est réellement jubilatoire. La mécanique est précise, parfaitement huilée, toute en finesse. Et la troupe qui les entoure, aspirée par ces deux phénomènes, ne commet aucune fausse note. On assiste ainsi à de grands moments du théâtre classique, comme le numéro de duettistes des Diafoirus père et fils par exemple. Enfin, cette pièce à la mise en scène vraiment dynamique se termine par une scène étourdissante à rendre jalouses moult comédies musicales ! Un grand moment de théâtre.
C'est où ?
Le Malade imaginaire
Théâtre de la Porte St Martin
18, Bd St Martin (10è) - M° Strasbourg St Denis
Dernière: demain après-midi !
30 janvier 2009
Deux expositions pour un chef-d'oeuvre
Voilà deux très chouettes expos dont j'avais complètement oublié de vous parler et qui se terminent dans quelques jours... je suis impardonnable ! La Maison de Victor Hugo et le musée Carnavalet présentent en parallèle deux façons d'aborder et d'illustrer le plus célèbre roman de cet écrivain universel (et mon préféré de surcroît, je ne pouvais pas rater ça).
* "Les Misérables: un roman inconnu ?" à la Maison de Victor Hugo, propose de découvrir ou redécouvrir le roman en montrant ce qui l'a nourri, comment il a été rédigé et les thèmes abordés au fil du récit. Et ceci, à l'endroit même où Hugo en a commencé l'écriture. La rédaction s'est étalée sur six ans (1845-1848 et 1862-1865), avec une interruption de 14 ans.
L'expo montre ce qu'étaient la vie littéraire, les sources de réflexion et les évènements politiques à cette époque. La BNF a prêté divers manuscrits qui montrent le travail de l'auteur. On assiste au lancement du roman, au choc des critiques et au succès populaire, débouchant sur de nombreuses traductions et adaptations. Ses quatre thèmes de prédilection (la rédemption, la misère, l'amour et l'histoire) sont illustrés par des documents, dessins, estampes, peintures, sculptures, photographies et extraits de films. A côté des premières illustrations signées Delacroix, Courbet, Géricault ou Millet, figurent des oeuvres modernes, inspirées par l'oeuvre de Victor Hugo, à Matisse, Monory, Picasso, Rodin ou Rouault. Cette expo aide à mieux comprendre ce qui fait l'épaisseur de la parole de Victor Hugo: dans son siècle, il a réussi à faire entendre une voix forte, celle du peuple, en même temps qu'il voulait le grandir avec un art "élitaire pour tous", celui que nous n'avons toujours pas réussi à construire.
* "Paris au temps des Misérables de Victor Hugo" au musée Carnavalet m'a deux fois plus intéressée, je dois le dire... Paris et "Les Misérables" dans une même mise en perspective, je ne pouvais qu'être conquise ! L'expo s'attache autant au fil du roman qu'à la ville qui en est à la fois le principal décor et le premier personnage. Inlassable piéton de la ville, Victor Hugo connaît bien ses quartiers et monuments, mais pour les nécessités de la narration, il prend des libertés par rapport à la réalité, déplaçant certains sites, modifiant la physionomie de certains quartiers. Des Champs-Elysées à l’actuel XIIIe arrondissement, du quartier du Marais aux boulevards extérieurs, du Luxembourg aux Halles, l’exposition permet de dévoiler la part du Paris réinventé sous sa plume de celle du Paris réel. Elle livre aussi au public les secrets de Victor Hugo, révélant les événements autobiographiques auxquels l’auteur fait souvent référence dans différents passages de l’ouvrage.
Construite comme une enquête sur les pas de Jean Valjean, Javert, Cosette, Fantine(...), elle confronte plans actuels et cartes anciennes et fait ressurgir le Paris des années 1815 à 1833, évoqué par un ensemble d’environ 220 peintures, photographies, gravures et objets d’art, issus presque tous des riches collections de Carnavalet. La présentation permet de resituer les épisodes du roman dans la capitale contemporaine, comme une invitation à une promenade sur les pas des Misérables. Et pour finir, quelque chose de très intéressant que j'ai trouvé au musée: un dépliant intitulé "Le Marais, quartier privilégié des Misérables de Victor Hugo" détaille cartes et photos à l'appui, le parcours dans les rues voisines des 3 principaux personnages: Jean Valjean, Javert et Gavroche. Il signale aussi les œuvres du musée évoquant le roman. Passionnant !
Profitez-en, les expositions sont prolongées jusqu'au 8 février (musée Carnavalet) et 1er mars (maison de Victor Hugo).
C'est où ?
* Maison de Victor Hugo
6, place des Vosges (4è) - M° St Paul
Ouvert du mardi au dimanche, de 10h à 18h, sauf les jours fériés.
* Musée Carnavalet
23 rue de Sévigné (3è) - M° St Paul ou Hôtel de Ville
Ouvert du mardi au dimanche, de 10h à 18h, sauf les jours fériés.
* Billet combiné expositions Carnavalet / Maison de Victor Hugo :
Plein tarif : 9 €
Tarif réduit : 6 €
Tarif jeune : 4,50 €
29 janvier 2009
Petit voyage en Polynésie
Non, je ne suis malheureusement pas partie en Polynésie française, je suis toujours en exams mais je n'oublie pas de m'aérer un peu l'esprit en prenant un petit goût d'exotique. L'un de mes rêves les plus fous c'est de partir faire un très long voyage en Polynésie française. Ça ressemble à quoi ?

La Polynésie française compte plusieurs archipels : l'archipel de la Société, des Australes, des Marquises, des Tuamotu et des Gambier. Avec chacun une personnalité différente, les cinq archipels réservent aussi bien des lagons aux eaux translucides, des atolls aux plages de sable clair, que des reliefs montagneux à la végétation foisonnante et des falaises balayées par les vents. Les archipels de la Société et des Tuamotu sont particulièrement prisés pour leurs fonds sous-marins riches en espèces tropicales. Tahiti, Bora-Bora, Moorea, Raiatea… : les îles de la Société comptent parmi les plus connues de la Polynésie française. Elles sont divisées en deux parties : les îles du Vent à l'est et les îles Sous-le-Vent à l'ouest. Excepté Tertiora, unique atoll de l'archipel, toutes sont des îles hautes entourées d'une barrière de corail. Plus d'infos sur ce site assez intéressant.
Voici Tahiti...
L'île de Moorea, qui est séparée de Tahiti par un profond bras de mer large de 17km.
Bora Bora (ma préférée), qui fait partie des îles Sous-le-Vent de l'archipel de la Société et réserve de somptueux paysages aux allures d'éden...
Une vue sur Huahine et ses fantastiques maisons sur pilotis (qu'on trouve aussi à Bora Bora... ah le rêve).

Pour le moment ce voyage n'apparait dans mon esprit que comme un rêve lointain, un paradis perdu que je ne tends qu'à retrouver, mais j'essaie de me consoler comme je peux en attendant... avec des produits polynésiens ! J'ai découvert ces produits il y a quelque temps chez Résonances (une enseigne que j'apprécie beaucoup pour tous les produits "bien-être" qu'elle propose), mais je n'avais encore jamais saisi l'opportunité des les essayer à cause du prix, un peu élevé (enfin, vu la qualité, ça ne m'étonne pas). C'était sans compter les soldes "beauté privée" et les -50% en magasin !
Voici donc les quelques produits en essayage en ce moment, de la gamme Manea Spa, une ligne aux textures et aux fragrances divines.
Petite anecdote avant de vous parler de ma chouette découverte. En découvrant mon Monoï vanille j'ai failli faire une crise. L'huile s'était solidifiée, figée, comme si le monoï avait tourné et était foutu... Heureusement j'ai pris le temps de jeter un œil sur le net et j'ai découvert que parfois, le Monoï peut présenter des aspects surprenants, des formes repoussantes même mais c'est à cause de la température ambiante. L'hiver, le Monoï de Tahiti se solidifie sous 24°C, surtout s'il est pur (et c'est le cas ici) et non mélangé avec d'autres huiles. Il peut ainsi présenter un aspect plus ou moins figé en fonction de la température ambiante. Il faut savoir que les changements de température n’altèrent pas le Monoï de Tahiti. L’huile vit simplement au gré de la température ambiante et pour rendre le monoï liquide, il suffit d'approcher votre flacon d’une source de chaleur (plein soleil, radiateur, eau chaude…), et de le remuer pour fondre les éléments plus au moins solides (les fameux petits morceaux blancs genre flocons de neige dans l'huile).
Bon, et sinon les autres produits ? Ils sont tout simplement fantastiques !
* J’ai un faible pour la gelée exfoliante (Maro Tea) à l’extrait de bambou qui nettoie le visage en profondeur et qui, grâce à sa microémulsion gel, libère de l’eau au cours du massage, créant un effet fraîcheur final épatant. Elle s’utilise quotidiennement sans risque de chatouiller les peaux sensibles. C'est top !
* J'adore également la gelée exfoliante (Taurumi One) au sable blanc de Bora Bora, un gommage corporel au sable corallien de Bora Bora et à la poudre de noix de coco de Tahiti. Exotique et parfait !
* Le soin visage pulpe de vitalité (Iita Hohaa) à la papaye et mangue, est tout simplement divin, onctueux et gourmand. Il protège la peau tout en la rendant lumineuse et veloutée...
* Le voile énergisant à l'eau du lagon de Tahiti (Te Moana) est comme un nuage reminéralisant d'eau du lagon de Tahiti, enrichie d’extraits d’algue de Polynésie qui ressource le corps et l’abreuve de fraîcheur marine et de beauté. A vaporiser tous les jours après la douche ou le bain sur l’ensemble du corps, c'est une tuerie !
* L'eau de fleurs apaisante (Uaa Tiare) au tiare et kaupe des Marquises fait également partie de mes produits préférés. C'est une lotion aux notes subtiles de fleurs des îles qui rend la peau super douce. Elle s'applique à l’aide d’un coton imprégné ou directement sur le visage.
Tous les produits que j'ai eu la chance de tester sont géniaux, agréables à appliquer, les odeurs et les textures sont fabuleuses. Il n'y a plus à hésiter, le dépaysement est total... c'est toujours mieux que rien en attendant de découvrir Tahiti, Moorea, Bora Bora ou les Marquises.
28 janvier 2009
2 recettes méga simples pour un dîner d'hiver tranquille à la maison !
Ça faisait un petit moment que je ne vous avais pas confié de nouvelles recettes et pourtant ce n'est pas faute d'avoir essayé pas mal de choses. En voici deux petites, simplissimes et délicieuses, à partager pour une soirée tranquillou à la maison !
Rôti de porc doré à la moutarde et pommes de terre
Pour un dîner pour 2-3 personnes:
- 1 rôti de porc (environ 600 gr)
- 2 CS de miel
- 1,5 CS de moutarde
- des pommes de terre (2/pers)
- 10 cl de crème liquide
- 2 branches de thym
- de l'huile, du sel et du poivre
Préparation:
1/ Préchauffer le four à 200°C pendant environ 20 minutes.
2/ Enduire le rôti de porc d'huile, sel et poivre sur toutes les faces. Peler les pommes de terre, les rincer, les sécher et les couper en tranches fines (comme pour un gratin). Les poser autour du rôti dans le plat. Saler, poivrer, verser la crème liquide dessus et poser les branches de thym.
3/ Mettre le plat dans le four pour 30 min de cuisson.
4/ Pendant ce temps là, mélanger la moutarde et le miel dans un bol.
5/ Au bout des 30 minutes, ressortir le plat du four et verser la sauce sur le rôti et les pommes de terre.
6/ Remettre au four pour encore 30 minutes de cuisson.
Et ensuite, régalez-vous !
Gratin de pennes à la tomate, by Cyril Lignac
Pour 4 personnes:
- 4 tranches de jambon
- 20 cl de crème liquide
- 120 gr de fromage râpé
- 300 gr de pennes
- 25 cl de sauce tomate
- 3 pincées de thym
- 4 cuillères d'huile d'olive
- sel, poivre
Préparation:
1/ Préchauffer le four à 200°C.
2/ Faire cuire les pennes dans de l'eau salée, les égoutter, les mélanger à l'huile d'olive et les placer dans un plat à gratin. Couper les tranches de jambon en lanières et les déposer sur les pâtes.
3/ Dans un saladier, mélanger sauce tomate, crème, la moitié du fromage et thym. Saler, poivrer et répartir sur les pennes. Saupoudrer le tout avec le reste du fromage râpé.
4/ Enfourner le plat pour 35 min de cuisson environ. Laisser refroidir quelques minutes avant de servir.
Enjoy !
27 janvier 2009
New York au bout des doigts...
Comme je vous le disais dans mon billet d'hier sur le Grand Canyon, j'ai enfin fini de vous présenter mon carnet de voyage sur le fantastique séjour que j'ai effectué dans l'Ouest américain en septembre dernier.
Il y a quelques mois, certains d'entre vous ont émis le souhait que je fasse l'équivalent avec New York, puisque c'est une ville que je connais très bien (pas encore assez à mon goût, mais pas trop mal !). J'ai eu la chance d'y passer pas mal de temps, et lors de mon dernier séjour (il y a presque 3 ans), j'ai pris beaucoup de photos, que je n'ai jamais vraiment pris le temps de vous montrer. Alors, si vous le souhaitez, et parce que l'exercice m'a vraiment beaucoup plu, je me suis dit que je pouvais faire une sorte de carnet de voyage sur les plus belles choses à voir à NY, le tout agrémenté de mes photos perso.
Mais pour ça, il va falloir vous mobiliser mes petits poulets (oui, je suis familière aujourd'hui !)... Ben oui, vous êtes assez nombreux à me lire mais trop peu à mettre des commentaires alors si vous avez envie que je vous raconte New York, il va falloir me le dire (comprenez que si ça n'intéressait vraiment que 2 ou 3 lecteurs et moi-même, l'intérêt serait minime). Alors, oui, je m'adresse à toi public lecteur silencieux mais néanmoins assidu qui a son mot à dire nondidiou ! Comment je sais, moi, sinon, si ça te plaît ou pas ?!
Alors, chers lecteurs, à vous de jouer : donnez moi votre avis !

26 janvier 2009
Fin de mon périple: le Grand Canyon
Aujourd'hui, fin de mon fabuleux périple dans le FAR WEST qui vous tient en haleine (au moins oui !) depuis plusieurs mois, avec le plus spectaculaire des parcs nationaux: le Grand Canyon. Après ce que j'avais pu voir les jours précédents, je redoutais d'être déçue. De plus, vous connaissez certainement ce sentiment, lorsque tout le monde vous parle avec emphase de quelque chose, vous êtes toujours quelque peu mitigé face à la réalité... Mais ici, c'est différent. Dès qu'il se découvre à nous, le Grand Canyon impressionne.
Quelques détails techniques ? Phénomène géologique unique dans son ampleur et merveille du monde, le Grand Canyon est aussi le plus célèbre des parc nationaux; en le
créant, la nature a ajouté la couleur à la grandeur. La couleur, ce
sont des teintes décrivant toutes les variétés du rose à l'orange en
passant par les pourpres et les mauves. La grandeur, c'est un parc
d'une superficie de 4873 km2 protégeant un canyon de 450 km de long
pour une largeur allant de 200m à 29km et dont la profondeur
peut atteindre 1850m. La falaise est le témoignage de 2 milliards
d'années d'histoire géologique, botanique et zoologique inscrite dans
le schiste, le granite, l'argile et le grès. Plus de douze couches
géologiques sont visibles. Le fleuve Colorado (qu'on voit très bien sur les photos n°4 et 6)
entaille profondément la roche et bouillonne dans 19 des canyons
principaux. La faune et la flore du grand canyon sont d'autant plus
intéressantes que d'une corniche à l'autre elles sont très différentes.
Plusieurs sites sont accessibles et très différents. En ce qui me concerne, je me suis baladée le long du South Rim (le North Rim est moins fréquenté, plus sauvage, mais je n'ai pas eu le temps d'aller y faire un tour, malheureusement).
Grandiose, c'est le mot qui me vient le plus à l'esprit... Voici quelques images de Hopi Point, célèbre pour être l'un des plus beaux points de vue au lever du soleil.
Voici une photo en plan large du Grand Canyon au lever du soleil sur Hopi Point (n'hésitez pas à cliquer dessus pour l'agrandir):
Complètement diffèrent de ce que j'avais vu jusque là, le Grand Canyon s'étend à perte de vue. Pour vous donner une idée, l'autre flan du Canyon qu'on aperçoit sur la photo se trouve a environ 15km... Le jour de ma visite, la visibilité était extraordinaire et bien dégagée.
Voici quelques photos de l'un des plus beaux points de vue du parc: Mather Point.
Le site est remarquable, mais malheureusement très difficilement photographiable (aucune prise de vue ne parvient vraiment à reproduire la beauté du paysage et la richesse des couleurs dues à l’érosion révélant au fil des siècles la variété des couches géologiques). Le must est évidemment d'appréhender les lieux lors d’un survol en hélicoptère, spectacle magistral et incomparable. On commence tout d'abord la balade en survolant une forêt tout en écoutant "Come away with me" de Norah Jones au casque, puis soudain, comme surgissant de nulle part on se retrouve au-dessus du vide, avec comme musique dans les oreilles... "la chevauchée des Walkyries" !! Spectaculaire...
Impressionnant, hein ?
25 janvier 2009
Les pâtes vivantes
Une excellente découverte culinaire chinoise, dont tous les blogs et magazines spécialisés ont fait l'éloge dernièrement, dans le quartier des Grands Boulevards : Les Pâtes Vivantes. Son nom peut faire penser à un film d'horreur où les pâtes viendraient nous attaquer, mais heureusement pour nous c'est plutôt l'inverse qui se produit lorsqu'on nous sert nos plats, tellement l'odeur appétissante donne envie de tout engloutir en moins de 3 minutes ! Les nouilles sont donc leur spécialité, la patronne du restaurant les malaxe, les forme et les étire devant nos yeux curieux.
En soupe ou en plat, le menu propose de les déguster sous plusieurs formes. Les soupes de nouilles au bœuf (spécialités de Lanzhou) sont délicieuses, les plats au wok accompagnés de nouilles (que l'on doit mélanger avec) également (assez épicé), et les nouilles sautées aux légumes accompagnées de viandes (poulet/porc/boeuf...) sont tout simplement divines. Les soupes coûtent un peu moins de 10 euros, sinon on s'en sort pour moins de 13€ de manière générale. Pour le déjeuner, le restaurant propose deux menus à 12€30 et 11€30. De quoi ne pas hésiter une seule seconde !
Un vrai plaisir pour le nez et les papilles. Une excellente cantine pour se réchauffer et se régaler à petit prix !
C'est où ?
Les Pâtes Vivantes
46 rue du Faubourg Montmartre (9è) - M° Grands Boulevards ou Le Peletier
01 45 23 10 21
Ouvert tous les jours de 12h à 14h30 (sauf le dimanche) et le soir de 19h à 22h30.
24 janvier 2009
Le cinéma en 2009
Films français et américains vont se bousculer à l'affiche durant l'année. Voici un petit aperçu de ce que 2009 va nous apporter tout au long de l'année:
Cet hiver
* Le bal des actrices (sortie mercredi prochain) de et avec Maïwenn.
Minicaméra au poing, Maïwenn s'invite dans l'intimité d'une brochette d'actrices et fait valser, le temps d'une comédie grinçante, leurs névroses.
* L'étrange histoire de Benjamin Button (sortie le 4 février) de David Fincher.
Après "Seven" et "Fight Club", Fincher retrouve Brad Pitt pour le récit, adapté d'une nouvelle de Francis Scott Fitzgerald, d'un homme qui nait à 80 ans et vit son destin à l'envers. Celui-là je l'attends avec une énorme impatience !
* Volt, Star malgré lui (sortie le 4 février) de Chris Williams.
Nouvel opus des studios Disney qui a l'air tout choupinet !
* Ricky (sortie le 11 février) de François Ozon.
L'une des bandes-annonces les plus intrigantes du moment: un couple ordinaire met au monde un bébé aux pouvoirs extraordinaires. Première incursion très attendue d'Ozon dans le surnaturel.
* The Wrestler (sortie le 18 février) de Darren Aronofsky.
Mickey Rourke remonte en champion sur le ring d'Hollywood grâce à un rôle magnifique de catcheur sur le retour et abîmé par les coups et la vie, pour lequel il a d'ailleurs remporté le lion d'Or à la dernière Mostra de Venise.
* Gran Torino (sortie le 25 février) de et avec Clint Eastwood.
Le grand Clint tire sa révérence en tant qu'acteur dans ce drame classique où il incarne un vétéran de la guerre de Corée en pleine rédemption.
* Milk (sortie le 4 mars) de Gus Van Sant.
Sean Penn pourrait bien décrocher un Oscar pour son interprétation remarquable de Harvey Milk, premier homme politique américain ouvertement gay à être élu à des fonctions officielles.
* Synecdoque (sortie le 4 mars) de Charlie Kaufman.
Charlie Kaufman signe ici son tout premier film en tant que réalisateur. Il s'était auparavant fait un nom en signant les scénarios de films de Spike Jonze ("Dans la peau de John Malkovich") ou Michel Gondry ("Eternal sunshine of the spotless mind"). Il y affirmait déjà son penchant pour les histoires à tiroirs que l'on retrouve dans "Synecdoque", qui met en scène l'histoire de Caden, dramaturge angoissé, et des relations qu'il entretient avec plusieurs femmes qui traversent sa vie: Claire, son épouse, Adèle, son ex, Maria, la meilleure amie de celle-ci, Olive, sa fille ou encore Madeline, sa psy...
* Sur la route (sortie le 11 mars) de John Hillcoat.
D'après le Pulitzer 2007 écrit par Cormac McCarthy, récit de l'errance d'un père (Viggo Mortensen) et son fils, dans un monde postapocalyptique dont les survivants semblent avoir oublié jusqu'à leur nom.
* Coco (sortie le 18 mars) de et avec Gad Elmaleh.
Après "Chouchou", Gad s'empare à nouveau de l'un de ses personnages. Sous couvert d'une bar-mitsva gigantesque organisée par un père pour son fils, un coup de projecteur aiguisé mais tendre et drôle sur la comédie humaine.
* La fille du RER (sortie le 18 mars) d'André Téchiné.
Avec Deneuve et Emilie Dequenne, portrait d'une jeune fille vampirisée par l'ambition de sa mère tiré d'un fait divers qui avait défrayé la chronique.
Au printemps
* Les Trois Royaumes (sortie le 25 mars) de John Woo.
Pluie de superlatifs pour cette fresque historique qui a battu tous les records d'entrée en Asie. On peut compter sur John Woo pour assurer le spectacle !
* OSS 117, Rio ne répond plus (sortie le 15 avril) de Michel Hazavanicius.
J'avais adoré le premier volet et je suis hyper curieuse de ce second opus dans lequel la mission de notre espion national est de traquer d'anciens nazis dans l'Amérique du Sud des 60's !
* Ponyo sur la falaise (sortie le 8 avril) de Hayao Miyazaki.
Les aventures d'une princesse poisson rouge qui rêve de devenir humaine. Je suis habituellement peu réceptive à la poésie de ce cinéaste japonais... à voir donc.
* Cinéman (sortie le 29 avril) de Yann Moix.
Un prof de maths a la faculté de pouvoir voyager dans les films. Franck Dubosc a remplacé Benoît Poelvoorde, initialement prévu. 3 ans après "Podium", Moix est très attendu.
* Chéri (sortie en avril) de Stephen Frears.
Adaptée du roman de Colette, l'histoire se déroule dans le Paris des années 20 avec Michelle Pfeiffer dans le rôle titre.
* X-Men Origins: Wolverine (sortie le 29 avril) de Gavin Hood.
Hugh Jackman remonte le temps pour raconter le passé du super-héros mutant et poilu.
* Star Treck (sortie le 6 mai) de J.-J. Abrams.
Le réalisateur de "MI:3" et créateur de "Lost", n'a jamais été fan de la série télé culte des 60's mais a craqué à la lecture d'un scénario qui reprenait tout à zéro, avec un Spock et un capitaine Kirk rajeunis !
* Coco avant Chanel (sortie en mai) d'Anne Fontaine.
Coco Chanel sera à l'honneur cette année avec 2 films. Celui-ci, consacré à la jeunesse de la couturière, marque le grand retour à l'écran de la discrète Audrey Tautou.
* Mr Nobody (sortie en mai) de Jaco Van Dormael.
L'un des sujets les plus originaux de 2009, par l'auteur de "Toto le Héros". L'histoire d'un homme de 120 ans, dernier mortel dans un pays d'immortels, qui voit défiler sa vie. En sélection à Cannes ?
* Los Abrazos Rotos (sortie le 23 mai) de Pedro Amodovar.
Le cinéaste espagnol retrouve l'une de ses interprètes favorites, Penélope Cruz, pour une nouvelle histoire d'amour fou, de jalousie et de trahison, sur fond de difficulté de création. Là encore, film fortement pressenti pour Cannes.
* Looking for Eric (sortie au 1er semestre) de Ken Loach.
Le cinéaste engagé s'intéresse aux supporters de l'équipe de foot de Manchester, avec un étonnant Eric Cantona. Je demande à voir !
* Terminator Renaissance (sortie le 3 juin) de McG.
Un nouvel opus qui fait le point sur la lutte entre les humains et Skynet (les robots). Avec Christian Bale.
* La nuit au musée 2 (sortie le 3 juin) de Shawn Levy.
J'avais trouvé le premier vraiment sympa et ludique, alors oui, je n'ai pas honte de le dire: j'irai voir le 2è opus !
Cet été
* L'âge de glace 3 (sortie le 1er juillet).
Diego, Manny, Sid et l'irrésistible écureuil Scrat (mon préféré !) reviennent pour une nouvelle aventure préhistorique, avec cette fois des dinosaures ! Humour et délire une fois de plus au programme de cet épisode tout en relief !
* Public Enemies (sortie le 24 juin) de Michael Mann.
Premier grand rôle hollywoodien de Marion Cotillard après son Oscar. Elle incarne la fiancée de Johnny Depp (la S***** !!!! oups), alias John Dillinger, ancien détective privé devenu dangereux braqueur de banques dans le Chicago des années 30.
* Harry Potter and the half-blood Prince (sortie le 15 juillet) de David Yates.
Vous connaissez ma Potter-mania, donc inutile de vous dire à quel point j'attends ce 6è volet (qui est, en outre, mon préféré ex æquo avec le 4è).
* La-haut (sortie le 29 juillet) de Peter Docter et Bob Peterson.
Le nouveau Pixar, signé des réalisateurs de "Monsters Inc." et "Némo". L'histoire poétique d'un vieil homme de 78 ans qui accroche sa maison à des ballons pour s'envoler au-dessus de l'Amérique du Sud. Vivement !
A l'automne
* L'affaire Farewell (sortie le 23 septembre) de Christian Carion.
Le réalisateur du très chouette "Joyeux Noël" met en scène Emir Kusturica en colonel du KGB qui passe à l'Ouest dans les années 80, avec l'aide d'un ingénieur français incarné par Guillaume Canet.
* Le Petit Nicolas (sortie le 30 septembre) de Laurent Tirard.
Non, ce n'est pas une bio non autorisée de notre cher président mais bien une adaptation sur grand écran du très célèbre personnage créé par Sempé et Goscinni, il y a tout juste 50 ans ! Mais cette fois en beaucoup moins naïf: découvrant que sa mère est enceinte, il échafaude un plan pour se débarrasser de l'invité indésirable. Avec Valérie Lemercier et Kad Mérad.
* Serge Gainsbourg: Vie Héroïque (sortie en 2009) de Joann Sfar.
Le biopic tant attendu sur cet artiste hors norme dont je vous ai parlé il y a quelques mois.
* Shutter Island (sortie le 7 octobre) de Martin Scorcese.
Pour ce thriller adapté d'un roman de Dennis Lehane, Scorcese fait une nouvelle fois appel à son acteur fétiche, Leonardo DiCaprio. Dans les années 50, celui-ci enquête sur le disparition d'une patiente échappée d'un hôpital psychiatrique.
* Inglorious Bastards (sortie en octobre) de Quentin Tarantino.
Tarantino signe sa version très personnelle des "12 salopards" en envoyant Brad Pitt et ses compagnons d'armes faire la chasse aux nazis dans la France occupée (Mélanie Laurent, au casting).
* Micmacs à tire-larigot (sortie le 28 octobre) de Jean-Pierre Jeunet.
Dany Boon chez Jean-Pierre Jeunet ça donne quoi ? L'histoire de Bazil, qui se prend une balle dans la tête et conserve le projectile dans le crâne, d'où une certaine fantaisie... Un film très attendu, avec drôlerie et onirisme en perspective.
* Arthur et la vengeance de Maltazard (sortie le 9 décembre) de Luc Besson.
Luc Besson repasse derrière la caméra pour nous faire replonger dans l'univers des Minimoys. Je suis sceptique.
* Biutiful (sortie en décembre) d'Alejandro González Iñárritu.
L'histoire d'Uxbal, interprêté par le génial Javier Bardem, un type du genre capable de déceler de la beauté là où elle semble briller par son abscence.
* The limits of control (sortie en 2009) de Jim Jarmusch.
L'histoire d'un hors-la-loi mystérieux et énigmatique, rejoignant l'espagne pour régler ses comptes et en découdre avec ses pires ennemis. Outrepassant les lois, il ne tardera pas à rencontrer sur son chemin de nombreuses péripéties... Un road movie avec Bill Murray, Gael Garcia Bernal, John Hurt, Tilda Swinton... (entre autres).
* Avatar (sortie le 16 décembre) de James Cameron.
12 ans (déjà ?!!) après "Titanic", James Cameron revient enfin derrière la caméra avec un film de science-fiction entièrement réalisée en relief. Son acrtice fétiche, Sigourney Weaver, se retrouvera au coeur d'une guerre des étoiles sans précédent.
23 janvier 2009
Ma visite privée du Musée Marmottan
Hier soir, visite privée (avec guide-conférencier) organisée par Arts Magazine du Musée Marmottan et plus particulièrement de l'expo "Monet: l'œil impressionniste".
Ça tombe bien (oui, et c'est un comble), Monet est mon peintre préféré, je suis une grande amoureuse des toiles impressionnistes, je suis d'ailleurs allée dans sa maison et son jardin à Giverny à chaque saison tellement j'aime cet endroit... mais jamais à Marmottan ! Très belle occasion d'y remédier donc. L'expo s'attache à démontrer comment un peintre peut vivre et s'adapter à un handicap, le contourner et s'en accommoder (en référence à la cataracte dont était atteint Claude Monet). Une soixantaine d'œuvres sont exposées, accompagnées de textes du Dr Philippe Lanthony (opthalmo spécialisé dans la pathologie de la vision de la couleur) et de simulations photographiques du Pr Michaël Marmor (professeur d'ophtalmologie à Stanford).
Claude Monet disait que c’était une grande qualité chez un artiste de savoir choisir ses couleurs, car cela était souvent "une affaire d’habitude". C’est avec une partie de ces couleurs qu’il peint le tableau central de la première salle d’exposition : "Nymphéas" (1917-1919), que l'on voit ci-dessus. Dans la pure tradition des œuvres impressionnistes, cette toile représente l'étang de Giverny, où le peintre s’était installé. Peinture abstraite qui plonge le visiteur dans un autre monde, où le ciel et l’eau se mêlent. Aucun repère où le regard peut s’accrocher, il en ressort pourtant une vie, un mouvement, grâce notamment aux couleurs, qui donnent tout son sens à l’œuvre. Ce tableau reflète ce que devait voir le peintre, après que les premiers symptômes de sa cataracte furent décelés en 1912.
Après cette entrée en matière, on descend une volée de marches, pour entrer davantage dans l’esprit de Claude Monet. Dans la deuxième salle, le regard est attiré par deux tableaux qui s’opposent, deux révélateurs de l’art du peintre: "La cathédrale de Rouen, effet de soleil, fin de journée" (1892) et "Le Portail, temps gris" (1892), deux peintures impressionnistes montrant la cathédrale de Rouen à deux périodes de la journée. Il en ressort une différence qui va au-delà des couleurs. Le sens même de l’œuvre est affecté par ce changement temporel, de couleur. On retrouve aussi les codes habituels du peintre: de petites touches successives et des couleurs très marquées pour rendre compte d’une ambiance. L'expo retrace ensuite les différentes étapes de sa peinture et nous montre une série de toiles magnifiques, notamment "Bras de Seine près de Giverny, soleil levant" (1897), que je vous ai mis juste au-dessus et que j'ai trouvé vraiment sublime.
L’expo s’attache principalement à montrer le rôle de la cataracte dans la façon de peindre de Claude Monet. Les textes explicatifs m'ont paru peut-être un peu trop spécialisés pour des néophytes en matière médicale; en revanche, les simulations photographiques sont saisissantes. Le tableau "Nymphéas" (1914-1917) (ci-dessus) illustre bien la différence entre ce que le peintre voyait et le résultat final. Une eau d’un bleu boueux, des nymphéas d’un vert vif et des fleurs jaunes... voilà ce que devait voir Monet lorsqu’il a peint cette toile. Le peintre était conscient de sa maladie et de ses effets sur sa peinture : "Je ne vois la nature que déformée et vois tout dans des couleurs totalement transformé" dit-il dans une lettre en 1923. Ceci explique que la plupart des œuvres précédant son opération soient saturées, chargées en matières et réalisées avec des couleurs plus sombres. "La maison vue du jardin aux roses" (1922-1924) réalisée avant son opération reflète les mêmes caractéristiques: la maison s’évanouit dans la nature du fait de la perte de sa vision binoculaire et les couleurs sont très vives et saturées pour que Monet puisse discerner sa toile. En 1923, il consent enfin à se faire opérer... avec succès. "Les Roses" (1925-1926) (ci-dessous) illustrent la guérison de l’artiste: les formes sont plus nettes et les couleurs sont plus douces.
Cette expo mérite vraiment le détour car elle permet de plonger dans le regard de Claude Monet et surtout d’y redécouvrir et d’y comprendre une partie de son génie. A voir !
C'est où ?
"Monet, l'œil impressionniste"
Musée Marmottan
2, rue Louis Boilly (16è) - M° La Muette
Jusqu’au 15 février, tous les jours de 11h à 18h sauf les lundis; nocturne le mardi jusqu’à 21h.
Plus d'infos.
22 janvier 2009
Le lac Powell
Le lac Powell est un lac artificiel créé sur le Colorado par le barrage de Glen Canyon achevé en 1963.
Quelques détails techniques ? Long de près de 300km, le lac se situe en Arizona et Utah. Les eaux du lac Powell sont très claires et peuvent atteindre 170m de profondeur. On y compte pas moins de 96 canyons aux rochers ocres et rouges (les couleurs sont magnifiques au lever et au coucher du soleil), des grottes, des ruines indiennes, des îles et des formations rocheuses, dont le joyau est Rainbow Bridge, le plus grand pont naturel du monde (85 m de long, 90 m de large et 10 m de haut). C’est un lieu sacré pour les Indiens d’Amérique. Il est uniquement accessible en bateau (on peut réserver une embarcation à Page, la ville la plus proche du lac).
Le lac Powell a commencé à se remplir en mars 1963, inondant une partie de la vallée du Colorado dans l’Arizona et l’Utah
et modifiant la faune, la flore et la géophysique de l’endroit. Du fait des besoins en eau en amont et en aval, les sceptiques pensaient qu'il ne se remplirait jamais. Pourtant, en 1980, soit 17 ans plus tard, il était plein. Depuis une dizaine d'années, la région souffre d'une grande sécheresse et le lac est actuellement à son niveau le plus bas depuis sa mise en eau en 1980 (il n'est rempli qu'à environ 60% de sa capacité).
J'ai eu la chance de faire un survol en avion de ce sublime lac... et le pilote a même accepté de poser pour moi, z'avez-vu ?!
Je ne m'attendais pas à ce que ce soit aussi beau... Les eaux turquoise du lac sont bordées par des massifs rocheux de couleurs rouge, grise et ocre. Le reflet quasi-parfait de ces roches colorées dans le lac renforce l'aspect irréel du paysage. La beauté de ce mariage entre l'eau et la roche est unique ! Rarement un lac artificiel aura eu un aspect aussi naturel. Ce survol en avion ne fut que pur bonheur ! Et avec ce soleil, vous avez vu les couleurs ?
Admirez ces reliefs découpés ! Pas étonnant que ces paysages aient servi de décors naturels pour de nombreux films, parmi lesquels "La planète des singes" (la première version de 1967 avec Charlton Heston, mais aussi celle de Tim Burton en 2001), ou des westerns comme "Bandolero" ou "Maverick".

















































































