Bliss In The City

Le Blog-Notes d'une Etudiante à Paris

31 mars 2009

Langoustines rôties au Monbazillac et au gingembre

Cette semaine, je vous confie une recette pour faire genre "je suis une déesse de la cuisine qui fait des plats gastronomiques et qui ne se la pète pas !": les langoustines rôties au Monbazillac et au gingembre. J'ai trouvé la recette dans l'un des petits Hachette Pratique - Cyril Lignac "Dîners aux chandelles".

langoustines

Pour 2 personnes:
- 16 langoustines crues
- 1 morceau de gingembre de 3 cm
- 15 cl de crème fraîche liquide
- 15 cl de Monbazillac
- 80 gr de riz blanc
- Sel et poivre
Dans la recette originale, il y avait de la ciboulette mais je n'aime pas ça donc vous ne verrez pas ça ici !

Préparation:
1/ Préchauffez le four à 200°C. Décortiquez les langoustines. Conservez têtes et carapaces. Épluchez et râpez finement le gingembre. Dans une casserole, mettez le Monbazillac et les carcasses de langoustines. Portez à ébullition et laissez réduire à l'état sirupeux. Filtrez et ajoutez la crème fraîche. Salez et poivrez.
2/ Disposez les langoustines dans un plat allant au four. Salez, poivrez et saupoudrez de gingembre. Mettez au four pendant 15 minutes. Pendant ce temps, cuisez le riz. Éteignez le four et entrouvrez la porte. Récupérez le jus de cuisson des langoustines qui sont dans le four et ajoutez-le à la sauce Monbazillac/crème fraîche. Faites réduire la sauce 5 minutes à gros bouillon.
3/ Garnissez vos assiettes de riz, disposez les langoustines autour et nappez de sauce.

C'est un délice !

Lignac

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30 mars 2009

Drame capillaire: i need heeeelp !

En ce moment c'est un peu ça... le drame capillaire me guette ! Je vous explique.

Déjà, mon bon vieux sèche-cheveux a rendu l'âme... J'ai déjà un lisseur (le Sweetliss qui fonctionne toujours très bien) mais je me disais que ce serait plus utile d'acheter un sèche-cheveux lissant. Je vous avais demandé votre avis il y a des mois de ça, mais cette fois c'est plus concret. Donc, j'hésite entre 3 modèles:
* le Remington Shine Therapy qui n'est pas vraiment un sèche-cheveux lissant mais un sèche-cheveux "soin": au moment du séchage, il libère une brume -non grasse- enrichie en huile d’avocat et de vitamines (A, E et D) qui enveloppe les longueurs d'un halo brillant et les parfume... Est ce vraiment efficace ? Mouais, je me pose la question.
* le BeLiss de Babyliss (non, pas Bliss, "ah ah ah"... j'anticipe les mauvaises blagues de CERTAINS, qui se reconnaîtront !!)
* le Calor Lissima Clip & Press.

Est-ce que l'une d'entre vous a déjà testé une de ces 3 bêtes ? Bref, j'ai besoin de vos avis !

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Sinon, drame encore plus tragique... je cherche un coiffeur sur Paris ! Ça fait des années que je refuse de couper le cordon avec mon coiffeur de province de peur d'avoir une mauvaise expérience dans un salon parisien (autant pour la couleur que pour la coupe, d'ailleurs !). Mais là, logistiquement, ça devient de plus en plus compliqué de continuer comme ça et il faut absolument que je me trouve un super coiffeur génial de la mort sur Paris.

Tous vos conseils sont les bienvenus !

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29 mars 2009

Daylight

Dernier dimanche de mars aujourd'hui, c'est le début du printemps et se profile à l'horizon (très lointain, mais quand même, avec un effort d'imagination !), l'été, le soleil, la douceur et les vacances de Pâques. Avec les grèves d'université, je n'ai pas l'impression d'avoir vraiment besoin de vacances, je suis hyper à jour dans tous mes cours, mais bon ! Dans 2 semaines je suis en vacances, j'en profiterai pour prendre de l'avance pour les exams de mai et juin et pour peaufiner encore un peu plus ma connaissance de la capitale et de ses petits plaisirs. Plusieurs expos me font de l'œil et j'ai vu dans Studio/Ciné Live que la programmation ciné du mois d'avril était plus qu'alléchante. Que de bonnes choses en perspective !

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Bon, je vous laisse, je vais bruncher ! Bon dimanche à tous !

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28 mars 2009

Brunch à l'Ellis Island Café

Encore une bonne petite adresse à vous livrer aujourd'hui: l'Ellis Island Café, à St Germain des Près.
J'avais quelques réticences au début car nous n'avions pas réservé et le patron était un peu stressé vis-à-vis de l'organisation de la salle. Puis finalement, on nous a trouvé une table et l'ambiance s'est décontractée d'elle-même. Ouf !

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L'Ellis Island Café offre une ambiance jazzy style diner US, dans une petite salle parcourue d'un long bar en bois. C'est calme, convivial et cosy, idéal pour émerger un dimanche midi. Le service est sympa et décontracté, on se sent à l'aise très vite (alors qu'au début, ce n'était pas gagné).

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Et on y mange plutôt bien. Le brunch est assez sympa et varié: pour 21€90, vous avez le choix entre 3 formules. La même base pour tous: jus d'orange ou pamplemousse pressé avec une boisson chaude (café ou thé). Ensuite, avec la formule Groucho, on vous sert des œufs frits ou brouillés (servis avec mini-pancakes, bacon, hachis de marron, toasts et un assortiment de fruits) et une assiette de pain-perdu à la banane en dessert; avec la formule Chico, vos œufs sont norvégiens ou Benedicte (comme sur la photo ci-dessous) et on vous sert 2 gros pancakes au sirop d'érable en dessert (délicieux); enfin avec la formule Harpo (moins chère: 16€90), on vous sert vos œufs frits ou brouillés avec bacon/saucisses/saumon fumé et des pancakes en dessert.

Sinon, les burgers sont vraiment bons (même si dans le quartier j'ai une toute petite préférence pour le PDG Rive gauche) et il existe pléthore de choix (bacon, cheese et habituels). On a goûté le Manhattan Burger (à 14€ avec œuf à cheval) et il s'en sort plutôt bien !

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La carte des desserts est relativement classique mais variée: french toasts, chocolate cake, carrot cake, cheesecake, pancakes... Tout donne envie !

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C'est où ?
Ellis Island Café
5, rue Perronet (7è) - M° St Germain des Près
Brunch le samedi de 11h30 à 18h et le dimanche de 11h30 à 16h30.
Réservation impérative (sinon pas de table) au 01 40 49 08 08.

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27 mars 2009

Mes petits plaisirs de la semaine

Petits plaisirs gourmands: Ambiance DETOX cette semaine ! J'ai enfin pu me remettre au sport après une semaine d'immobilisation forcée (du fait d'une explosion d'orteil très très douloureuse... avec forte dose d'hémoglobine et tout et tout !). Je viens de découvrir les soupes Green Shoot et c'est de la bombe ^^

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Petit plaisir musical: Le nouvel album d'Elvis Perkins, "Elvis Perkins in Dearland" (un tout petit peu moins bon que le premier mais quand même). Je vais le voir à la Maroquinerie dans moins d'une semaine... Yiiiii !

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Petit plaisir geek: Mario Power Tennis sur Wii qui surpasse de très très loin le Wii Sport tennis. Je peux vous dire que ça tue !

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Petit plaisir dividi: Quelques très chouettes films en promo chez m'sieur Fnacouille: "Wall-E", "Definitely Maybe", "A bord du Darjeeling Limited" et "La nuit nous appartient". Je n'ai presque plus de place chez moi pour ranger mes DVD, ça devient grave, il faudrait que j'essaie de me limiter !

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Petit plaisir lecture culinesque: Quelques bouquins de cuisine car ça faisait longtemps (!!!) et un mini pot à lait chez Casa (où j'avais envie d'acheter toutes les verrines, LE drame quand même). J'ai donc craqué pour 2 Albums Larousse: "Mini-cakes à picorer (salés ou sucrés)" et "Etonnamment facile: surprenez vos invités sans stresser". Et un petit livre de chez SOLAR "Mes petits gâteaux" avec beaucoup de recettes de gâteaux (cupcakes, sablés, tartelettes, biscuits, tuiles, scones, muffins, macarons, financiers, navettes, cookies, moelleux, brownies... tout y a l'air délicieux !). Promis demain, j'arrête.

cuisine

Petit plaisir girly:  Un bain Lush, parce qu'il s'est remis à faire très froid et qu'il faut au moins ça pour me réchauffer !

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Petit plaisir évasion: Le salon MAP où j'ai fait le plein de brochures de voyages: j'ai des envies pour jusqu'en 2050. Minimum !

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Petit plaisir shopping: Quelques petits bijoux commandés sur le net. Un sautoir "chat" de la marque Bene (qu'on trouve sur Egérie Accessoires) et trois paires de BO de chez Les Cléias. Ils ont une boutique rue du Temple dans le 3è (et un site).

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Petit plaisir modesque: Quelques chouettes paires de chaussures (sandales et ballerines) pour le printemps et l'été... quand ils voudront bien se pointer !

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Mon grand plaisir perso de la semaine: Comme je vous l'ai dit récemment, j'ai validé le premier semestre de mon M1 avec une petite mention (pourvu que ça dure !) et j'ai reçu hier les résultats du 1er semestre de ma Licence... c'est validé ! Yiiii ! Et si le printemps revenait pour fêter ça ? :)

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Posté par BlissNYC à 07:20 - My (bitter) sweet life - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 mars 2009

New York avec moi (5) - Chinatown & Little Italy

Aujourd'hui, visite des quartiers géniaux de Chinatown et Little Italy. Le secteur offre un très bel exemple vivant de la manière dont s'installent, prospèrent et évoluent les communautés d'immigrants à New York. Little Italy est peu à peu englouti par Chinatown, à l'exception de quelques rues au nord de Canal Street.

Chinatown a une atmosphère vraiment unique: on y trouve plus de 150.000 sinophones et  plus de 200 restaurants et bars se sont installés. Moi j'adore me promener un peu au hasard des rues aux parfums singuliers. L'activité est débordante à toute heure, c'est assez incroyable ! J'aime aussi me promener sur Colombus Park entre Mulberry et Park St. on a du mal à imaginer en découvrant le calme qui règne dans ce parc où les habitants jouent au mah-jong et aux dominos, qu'il faisait autrefois partie du quartier dont Martin Scorcese s'est inspiré pour "Gangs of NY" !

Le passage obligé c'est Canal Street, la limite nord du quartier, une artère perpétuellement animée qui déborde de mille et une trouvailles, de l'objet design au souvenir le plus kitsch ! Un petit conseil si vous y allez un jour: c'est là que vous devez acheter tous vos souvenirs type "I love NY" qui sont 2 fois moins chers que sur Times Square ou sur la 5è avenue au niveau de l'ESB. Les prix ne sont souvent pas affichés, ça permet d'avoir une légère possibilité de marchandage ! Ce qu'il y encore de mieux c'est de se laisser aller au hasard des rues, parmi les étales, les marchandises exotiques, les pharmacies homéopathiques et les centaines de conversations entremêlées.

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J'aime beaucoup Little Italy, (très) petit quartier mignon et charmant qui fait de la résistance face à l'envahissant Chinatown qui l'engloutirait bien tout entier ! J'aime son charme suranné, ses petits cafés, ses grand-pères "italiens" qui font la sieste de l'après-midi sur leurs chaises au milieu du trottoir, les terrasses des restos (dont certains sont tenus par des chinois, c'est ironique non ?!) et des cafés qui débordent de monde l'été sur Mott et Mulberry St...

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25 mars 2009

Séraphine: le rattrapage

Après l'avoir raté de peu il y a quelques mois dans les salles obscures, j'ai enfin pu voir "Séraphine", le film de Martin Provost, récemment ressorti en salle grâce à son César du meilleur film. Je dois dire que le film m'a vraiment marquée. Enfin, pas tant le film en lui-même, à vrai dire, mais plutôt l'histoire de cette artiste dont je ne connaissais quasiment rien avant de m'asseoir dans la salle de ciné. Quelle vie... Marquée par la misère, la solitude, les travaux de ménage qui occupaient toutes ses journées en échange de quelques écus qui lui permettaient de s'approvisionner en matériel de base pour ses activités nocturnes. Évidemment, elle n'a jamais eu aucune formation artistique et c'est comme intuitivement (guidée par Dieu, selon ses termes) qu'elle s'est mise à concocter elle-même ses couleurs qu'elle répandait sur des toiles à même le sol de sa mansarde, à la lueur de bougies. Et quelles toiles !

affiche

Pour en revenir au film, j'ai trouvé le déroulement assez long mais plutôt bien pensé. Le manque de détails sur la vie de Séraphine est comblé par des ressentis (images, sons, lumières, couleurs... c'est assez incroyable). Difficile de s'empêcher de faire le parallèle avec l'histoire de Camille Claudel. La similitude de ces deux destins est frappante: deux artistes de génie, deux femmes, deux fins identiques... Et que dire de la prestation de Yolande Moreau, exceptionnelle une fois de plus. Elle est tout simplement parfaite dans ce rôle, touchante de simplicité et d'humilité. En bref, un beau film à voir et qui donne envie de découvrir cette artiste étonnante.

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Comme vous avez pu le comprendre, voir le film m'a donné envie de me rendre au musée Maillol qui propose une expo, "Séraphine de Senlis", à voir jusqu'au 30 mars. Initialement l'exposition devait s'achever le 5 janvier dernier mais le succès du film a décidé les organisateurs à prolonger. Après l'avoir vue passer ses nuits à concocter des petites recettes et à peindre en chantant des psaumes, c'est émouvant de voir ses tableaux "en vrai". Son amour de la nature explose, les couleurs sont éclatantes. Aussi bien par besoin que par génie, Séraphine Louis a glané ses pigments un peu partout, en parfaite autodidacte. Elle recyclait à merveille. La terre, les fleurs, la cire fondue des cierges d'église, le sang du cochon encore chaud ... seront autant de petits secrets qui lui permettront de composer de grandes œuvres. Comme celle-ci, intitulée "Les fruits", huile sur toile peinte vers 1928, donnée par Wilhelm Uhde en 1938 au Musée de Grenoble.

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Comme on le voit dans le film, c'est la nuit que Séraphine peint. Des tableaux "naïfs" de plus en plus grands, de plus en plus beaux, de plus en plus complexes. Qui n'ont pas grand chose à envier aux toiles du Douanier Rousseau, qu'elle n'a jamais vues d'ailleurs. Et comme les images ont parfois plus de poids que les mots, je vous laisse en compagnie de plusieurs toiles de l'artiste. A en juger par l'affluence, le film a touché beaucoup de monde. Et tant mieux !

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C'est où ?
Musée Maillol
61 rue de Grenelle (7è) - M° Rue du Bac
Ouvert tous les jours sauf mardi et jours fériés, de 11h à 18h.
Jusqu'au 30 mars.

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24 mars 2009

Un déj' au BAM

Des années que j'entends parler du BAM en termes élogieux et pourtant je n'avais encore jamais pris la peine d'y mettre les pieds. Bonne nouvelle: depuis quelques mois, le Bar A Manger a déménagé pour se rapprocher du centre de Paris et ouvrir ses portes à Châtelet.

A quoi ça ressemble ? La déco style "bistrot moderne un chouïa branché" est très sympa, il y a des fresques peintes à la main sur les murs, c'est lumineux et agréable. En plus de ça, l'accueil est plutôt sympathique. Il y a deux salles, une au rez-de-chaussée et une à l'étage, en mezzanine, que l'on atteint par un escalier en colimaçon très très raide qui ne permet pas d'être trop large. Arrivés en haut, les gens de plus d'1m70 devront baisser la tête sous peine de se frotter le crâne sur le plafond ! C'est sportif ! Une fois assis, on ne risque plus rien (ouf !) si ce n'est de se régaler avec une cuisine néo-bistrot originale.

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Et on y mange quoi ? Le menu déjeuner change chaque semaine et la cuisine y est inventive, fraîche, de saison et plutôt bonne. La semaine où j'y suis allée, le menu était plutôt sympa. Mention spéciale pour le tartare de tomate et chèvre frais, le rumsteak grillé/frites aux épices (fondant à souhait et cuit parfaitement) et la tarte au citron déstructurée (vraiment originale bien que difficile à manger !).

Les tarifs pour le déjeuner ne sont pas excessifs, on en a pour son argent: entrée+plat+dessert à 18€, entrée+plat ou plat+dessert à 15€ et le plat seul aux alentours de 13€

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En bref, une bonne adresse à tester et retester régulièrement !

C'est où ?
Bar à Manger
13, rues des Lavandières Ste Opportune (1er) - M° Châtelet
01 42 21 01 72
Plus d'infos sur le blog.

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23 mars 2009

Bonté divine !

bont__divineLa semaine dernière, j'ai eu le plaisir de voir sur la scène du théâtre de la Gaîté Montparnasse une pièce assez surprenante: Bonté divine ! J'y allais sans grande conviction, j'avais juste été attirée par l'affiche et le nom de Frédéric Lenoir, le rédac' chef érudit du "Monde des Religions" que j'écoute souvent chez Yves Calvi sur France 5 ou que j'aime découvrir à travers ses ouvrages passionants sur les religions.

Le pitch: Un vendredi soir, à la suite d'une rencontre inter religieuse, un prêtre, un rabbin, un imam et un moine bouddhiste se retrouvent mystérieusement enfermés dans une petite pièce sans communication possible avec l'extérieur. Les auteurs ont choisi la forme humoristique et vivante de la comédie pour traiter un sujet "grave": la foi et le doute. Une pièce qui permet aussi d'aborder nombre de questions que chacun se pose sur Dieu et les religions, à commencer par la plus actuelle: pourquoi autant de discordes entre les croyants des trois grandes traditions monothéistes puisqu'ils croient au même Dieu ?

Autant le dire d'emblée: cette pièce est une très bonne surprise. C'est drôle, décalé et on y trouve une vraie ouverture à l'autre et à ses différences. Une réussite qui régalera les athées et les croyants (enfin ceux qui ont un peu de distance avec leur foi, évidemment !). Si l'on peut regretter que Roland Giraud campe un prêtre qui – mis à part le célibat et le col romain – a une théologie et un rapport au monde bien peu catholiques, et donc bien peu vraisemblables (surtout ces temps-ci), il faut saluer l'épaisseur qu'il donne à son personnage, par un jeu d’une grande vérité, tout en émotion. Plus que tout autre, ce clerc ébranlé par le scandale incompréhensible du mal (le suicide de son père et la mort d’une fillette) est d’une grande authenticité, renforcée par le drame personnel du comédien qui l'incarne sur scène. Les autres comédiens sont également remarquables (petite préférence pour Jean-Loup Horwitz qui joue le rôle du rabbin avec un second dégré ravageur, j'ai adoré).

Plus qu'un enième débat interreligieux ou une présentation du malaise existentiel d'un certain clergé, cette pièce offre une réflexion sur la foi: foi anéantie, foi qui émeut comme quelques notes de Mozart, foi qui ne se satisfait pas des discours religieux trop lisses et dont les raisons ne sont pas raisonnables. Une pièce intelligente qui fait à la fois rire et réflechir. A voir !

C'est où ?
Théâtre de la Gaîté Montparnasse
26, rue de la Gaîté (14è) - M° Gaîté
Du mardi au samedi à 20h et le dimanche à 15h.
Pour les moins de 26 ans, c'est 10€ (venir 15 minutes avant le début du spectacle).

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22 mars 2009

Guy Tillim à la Fondation Cartier-Bresson

Guy Tillim, photographe sud-africain de 46 ans, blanc qui a grandi sous l'apartheid, raconte le quotidien de son pays et de son continent avec délicatesse à travers une très belle expo à la Fondation Henri Cartier-Bresson. Il propose deux séries de tirages récents: "Jo'burg" (appellation locale de Johannesburg) et "Avenue Patrice Lumumba".

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Pour "Jo'burg" (2004) il a photographié les buildings du centre-ville, symboles de l’ancienne ville blanche de l’apartheid, désormais habités par la population noire. Ils pensaient y trouver le confort et la vie dont ils avaient rêvé, mais sans argent pour entretenir les immeubles, ceux-ci se sont délabrés à toute vitesse et ne sont plus que des taudis dont on les expulse quand même. Guy Tillim photographie l'extérieur (parvis, coursives, halls) et l'intérieur des appartements avec une grande pudeur et sans pathos. Un cadrage privilégiant les espaces vides et un "hors-champ" habité: la présence des hommes, des femmes et des enfants n’est le plus souvent perçue qu’à travers quelques objets de la vie quotidienne dans les appartements désertés (ou dévastés par l’expulsion); silhouettes lointaines et solitaires sur les terrasses, toits… et quand ils sont présents c’est dans un lit, sous des couvertures. Tillim refuse de donner un visage à cette misère, il nous en livre quelques instantanés, à nous d’en tirer les conclusions.

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Pour son dernier travail "Avenue Patrice Lumumba", Guy Tillim a photographié à travers le continent africain différents endroits publics des nombreuses avenues Patrice Lumumba (héros assassiné de l’Afrique noire). Ce fil conducteur relie le Mozambique au Congo, à Madagascar, à l’Angola, dans une sorte de cartographie africaine, avec son iconographie, sa lumière, ses vestiges délabrés du colonialisme et sa bureaucratie. Comme dans les photographies de "Jo'burg", les couleurs sont quasiment brûlées par la lumière trop forte, le béton gris envahi par les flaques noires de l’humidité. Seules survivent quelques touches de bleu "Klein" ou de rouge et le vert oppressant de la végétation.

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Guy Tillim montre les stigmates laissés par le colonialisme, par les heures sombres de l'Histoire, par la violence. Les couleurs sont mélancoliques, mates, sombres, comme fanées par le temps. Ses images sont le contraire de "photos à sensation": elles suggèrent plus qu'elles ne disent, et n'en sont que plus fortes. 

C'est où ?
Guy Tillim
Fondation Henri Cartier-Bresson
2, impasse Lebouis (14è) - M° Gaîté
Ouvert tous les jours sauf le lundi, de 13h à 18h30 (sauf le mercredi -> 20h30).
Jusqu'au 19 avril.

Posté par BlissNYC à 08:40 - Culture et Dépendance - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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