14 mai 2009
Samedi soir: la Nuit des Musées à Paris
A chaque saison, sa nuit au musée ! Non, aujourd'hui je ne vous parlerai pas du film avec Ben Stiller en gardien de nuit qui sort mercredi prochain, mais plutôt de la Nuit des Musées. Si à l'automne on a droit à la Nuit Blanche, la nuit des Musées tombe quant à elle à chaque printemps. Non seulement, cet évènement est l'occasion de s'offrir des vues extraordinaires de la ville "by night", mais en outre, il permet de visiter de nuit, de nombreux musées... et c’est gratuit, en plus !
Presque tous les musées de Paris seront ouverts la nuit du samedi 16 mai, avec beaucoup d’événements exceptionnels de programmés: des visites guidés, des lectures, des concerts, des quizz, des spectacles (et spectacles lumineux), des performances, du cinéma, des parcours animés, des dégustations, des illuminations, des ateliers pour enfants, de la danse, des conférences, et même des visites à la lueur de chandelles ou avec des casques équipés de torches !
Le choix est vraiment très large, et nul besoin de rester debout jusqu'à minuit pour en profiter: nombre d'événements commencent vers 18h ou 19h avec une fermeture vers 23h ou minuit, suivant le lieu.
Cette nuit prestigieuse est désormais parrainée par l'UNESCO; pour être sûrs de ne rien rater, planifiez bien votre soirée en regardant le programme sur le site officiel, plutôt bien fait je trouve.
De mon côté, je suis contente car demain soir, M'sieur Fnac m'invite à une visite privée de l'expo Tati à la Cinémathèque yiiiiiiiiiiiii !
03 mai 2009
De Chirico au Musée d'Art Moderne
Il y a quelques semaines, je suis allée voir l'exposition "De Chirico, la fabrique des rêves" au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris.

L'exposition réunit un ensemble impressionnant d'œuvres de toutes les étapes du parcours artistique du peintre allant de 1909 à 1975. Le cheminement ainsi reconstitué nous éclaire sur sa période métaphysique, sur le retour à la figuration classique dans les années 20, puis sur le retour en série vers les figures de la période métaphysique des années 40-50.
En organisant cette exposition, il s'agissait d'aller à l’encontre des surréalistes et montrer que le même fil conducteur, d'une peinture où le réel se mêle à l’irréel, court sur les 70 ans de l'oeuvre de l'artiste. Faire connaissance avec De Chirico requiert, je crois, un état d'esprit particulier. Je l'avais déjà vu dans l'exposition "Italia Nova" (au Grand Palais en 2006), mais cette rencontre avait été très fugitive: son monde onirique surprenait par son côté réaliste, lisse et énigmatique.
Ses figures architecturales favorites, arcades, tours, places, sont peuplées d'ombres et de vide, une sorte d'interstice entre le début et la fin du monde. Les personnages pensifs, les fragments de sculptures antiques ou des mannequins sans visage semblent hors du temps. Une sensation de mélancolie s'en dégage… Les titres des oeuvres sont évocateurs: Méditation, Mélancolie d’une belle journée, Le rêve transformé, L'Enigme d’un jour, Composition métaphysique, Révélation du solitaire.
Sa conception de la métaphysique prend un sens très particulier: elle ne désigne plus un monde au-delà du monde physique mais elle interroge l'énigme au cœur des choses. Cela est sans doute la clé de la perception d'une double réalité à la contemplation de ces toiles. Les objets qui y figurent sont réalistes mais également transfigurés, étranges, curieux.

Principal représentant de la peinture métaphysique, Giorgio De Chirico était parvenu à rallier à ces idées Carlo Carra, Filippo de Pisis, Ardengo Soffici et Giorgio Morandi. La descendance de ce mouvement de très courte durée (1918-1919) est toutefois très riche car ils inspirent l'avant-garde surréaliste, la Nouvelle Objectivité allemande et le Novecento, mouvement italien des années 1920.
Bien qu'esthétiquement, pour moi, la peinture de De Chirico n'a aucun intérêt, l'expo est intéressante et pousse à réflechir.
C'est où ?
"De Chirico, la fabrique des rêves"
Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris
11, Avenue du Président Wilson (16è) – M° Iena
Tous les jours sauf lundi, mardi à dimanche 10h-18h, nocturne le jeudi jusqu’à 22h.
Jusqu’au 24 mai.
21 avril 2009
"Paris Capitale Photographique 1920-1940"
Voilà une expo que j'ai pu voir un peu par hasard et je crois que si je n'avais pas eu d'invitations, je n'y aurais pas été de moi-même ! L'expo est présentée dans la partie du Musée du Jeu de Paume située dans l'enceinte de l'Hôtel de Sully, un magnifique endroit jouxtant la Place des Vosges que j'aime beaucoup et dont je vous avais un peu parlé ici.
Et l'expo alors ? Elle nous montre comment, dès le début des années 1920, Paris s'affirme comme le lieu des avant-gardes de la photographie en Europe. Modèle de modernité au lendemain de la Première Guerre mondiale, la capitale devient un refuge pour les émigrants contraints à l’exil. Des photographes arrivés de l'étranger comme Germaine Krull, André Kertész, Brassaï, Man Ray ou Berenice Abbott côtoient alors les français Maurice Tabard, Roger Schall, Jean Moral, Emmanuel Sougez ou encore Pierre Boucher. C'est cette France de l’entre-deux-guerres, foyer de création où se rencontrent une multitude d'écoles photographiques, qui caractérise l’exceptionnelle collection réunie par l’historien et collectionneur Christian Bouqueret. Avec une sélection de 140 photographies, "Paris Capitale Photographique 1920-1940" propose un regard érudit et passionné sur la richesse formelle de cette nouvelle vision photographique en France.

Quel Paris voit-on ici ? Celui de l’entre-deux-guerres: un Paris qui fascine par l'espoir économique qu'il suscite, érigeant avec fierté sa tour Eiffel. Un Paris où les photographes du monde entier se retrouvent, certains par fascination pour cette capitale moderne, d’autres par nécessité plutôt, cherchant une alternative aux régimes fascistes de l'Europe des années 30. Un Paris historique, celui des années folles; mais également multiple: un Paris métal, un Paris nocturne, un Paris brumeux ou en contre-plongée à travers l’œuvre de Marianne Breslauer. La ville est croquée sous toutes ses formes, ses ambiances et ses quartiers. Ses habitants également et leurs attitudes insolites: l’art de fumer la cigarette d’une séduisante parisienne (ci-dessus), la manière de s'adosser sur les quais des ouvriers. C’est le Paris populaire et ses métiers en voie de disparition qui nous émeut et nous fige comme dans une carte postale de l’époque.

Les années folles sont des années de fête et d'insouciance mais également de grande effervescence artistique. Les portraits d'hommes de lettres de Gisèle Freund nous convient en face à face avec Virginia Woolf, James Joyce ou Walter Benjamin. Et puis c'est le Paris surréaliste d'Eugène Atget avec ses cours, ses places, ses jardins et ses kiosques, le Paris de Dora Maar avant que Picasso ne lui fasse abandonner la photo pour la peinture. Un Paris historique mais retravaillé à l’aide de collages, de solarisations, de photomontages et de photogrammes. L'avant-garde se dévoile à travers ses acteurs, ses ambiances et ses expérimentations formelles. On retiendra également ce portrait d'une marchande de ballons pris au Parc Monsouris par George Brassaï, les fabuleuses mains de Jean Cocteau sur son chapeau (de Brassaï également). Enfin le portrait déroutant d'Eisenstein pris par Germaine Krull nous rappelle que la pratique de la photographie n'est pas très loin de celle du cinéma des années trente.

Paris profite donc de ce brassage culturel intense et nous offre son plus beau visage de modernité en s'érigeant comme capitale mondiale de la photographie. Le voyage est plutôt convaincant !
C'est où ?
"Paris capitale photographique 1920-1940: collection Christian Bouqueret "
Jeu de Paume - Hôtel de Sully
62, rue St Antoine (4è) - M° Bastille
Ouvert du mardi au vendredi de 12h à 19h et le WE de 10h à 19h.
Jusqu'au 24 mai 2009.
17 avril 2009
Expo "Our Body/A corps ouvert" à l'Espace Madeleine: âmes sensibles s'abstenir !
Depuis mi-février l'Espace 12 Madeleine présente au public l'exposition "Our Body/A corps ouvert". En voilà une expo très controversée ! Vous commencez à le savoir, je suis trèèèès curieuse de nature. Il fallait donc que je vois ça de mes propres yeux pour me faire un avis... Et il est assez mitigé.
Effectivement, on y voit le corps "à corps ouvert" ! C'est carrément hallucinant (au sens propre, pour une fois). Ce sont de véritables corps
et organes humains qui sont présentés lors d'un parcours, formé de six espaces distincts, qui permet d'appréhender les différents systèmes du corps humain: nerveux, respiratoire, digestif, cardio-vaculaire, uro-génital et musculo-squelettique. L'exposition est destinée à
tous, mais je précise que si on est sensibles, mieux vaut éviter
d'aller voir cette exposition. En effet, on y voit des corps découpés en
tranches, des crânes de bébés, des corps trépanés, une peau humaine
posée comme un tapis..., c'est vraiment très très impressionnant et dérangeant.

On peut ainsi découvrir ce qui se cache sous la peau et observer tous les mystères de l'anatomie humaine. Le fait d'utiliser de véritables corps humains permet au public de voir ce qu'en principe seuls les médecins et les anatomistes sont capables d'étudier. Les corps ont été disséqués puis conservés grâce à un procédé appelé "plastination" ou "imprégnation polymérique", qui permet la quasi conservation éternelle des corps (méthode de l'anatomiste allemand Dr Gunther Von Hagens).
Je n'ai pas pu m'empêcher de penser que cette expo était quand même teintée d'un voyeurisme plutôt morbide (le comportement des visiteurs de l'expo m'a fait parfois plus peur que les corps eux-mêmes, aheum) et j'avoue que durant la visite j'étais assez mal à l'aise, surtout en voyant des cadavres humains sous toutes leurs formes et dans des postures décalées (faisant du vélo, jouant aux échecs...). Quoi qu'il en soit, difficile de s'empêcher de se poser la question: est-ce vraiment éthique de faire du fric avec la mort ? Outre le tabou de la mort, une autre polémique entache cette expo. A New York, en 2005, les autorités s’étaient demandé si les corps n’étaient pas ceux de condamnés à mort chinois. Pascal Bernardin, producteur de spectacles et organisateur de l'expo assure qu'ils viennent de Chine, mais par l’intermédiaire d'une fondation qui collecte les corps de gens qui ont décidé de donner leur corps à la science. A suivre...
Du fait de la polémique, il y a beaucoup de visiteurs et du coup on fait la queue dehors (je vous conseille d'éviter les périodes de pointe). Le prix de l'expo est absolument indécent: 15€50 en plein tarif et 13€50 pour les moins de 26 ans, étudiants... Pour ma part, je trouve que ça ne les vaut pas. Mais ma curiosité me perdra, que voulez-vous !
En conclusion: Qu'elle vous rebute, vous dégoute ou vous fascine, cette expo, pour sûr, ne vous laissera pas indifférent...
C'est où ?
Espace 12 Madeleine
12 bd de la Madeleine (9è) - M° Madeleine.
Ouvert tous les jours de 12h à 20h (samedi et dimanche de 10h à 20h). Nocturne le vendredi jusqu'à 22h.
Jusqu'au 10 mai 2009.
07 avril 2009
A Paris, entre Jazz et Tour Eiffel
Aujourd'hui, un titre qui ne veut rien dire pour un billet rempli de culture (qui a dit "encore ?!!") et de Paris (oui, toujours...). Je suis allée récemment visiter la fameuse expo "Le siècle du jazz" au Musée du Quai Branly, que j'attendais de pied ferme. "Le siècle du jazz" retrace l’existence du jazz et son impact sur les autres formes artistiques au cours d’un parcours animé et pédagogique, qui court tout au long du XXè siècle.
Musique métissée, tirant son origine de trois continents -Afrique, Europe et Amérique- le jazz a, dès sa diffusion phonographique à la fin de la première guerre mondiale, intéressé et influencé les artistes. On retrouve dès ces années-là des œuvres dédiées au jazz aussi bien en littérature (Scott Fitzgerald) qu'en peinture (Matisse). Cet impact n'a cessé de se manifester tout au long du XXème siècle, dans le cinéma (de Murnau à Cassavetes), l'art graphique (Reid Miles, Andy Warhol) et toujours la peinture (Pollock, Basquiat, Bearden). En mille objets - partitions musicales, photos , tableaux, livres, pochettes de vinyls... - l’exposition propose un parcours chronologique en dix périodes, des origines au milieu du XIXème siècle, jusqu'à l'époque contemporaine.

Le visiteur est accompagné par une bande-son grâce à une cinquantaine de bornes sonores qui nous proposent de décuovrir ou redécouvrir une sélection de chef-d’œuvres du jazz, de Louis Armstrong à Archie Shepp. L'animation musicale se présente aussi sous la forme de films, documentaires, dessins animés avec par exemple une séance d’enregistrement de Duke Ellington en 1928 ou Mondrian peignant sa dernière œuvre dans son studio à New York.
Très riche, avec de nombreux documents inédits provenant de collections particulières -particulièrement pour les partitions et affiches- "Le siècle du jazz" donne également la possibilité de découvrir des artistes peu connus en France, tels que les peintres Romare Bearden et Bob Thompson ou encore le plasticien David Hammons qui clôt l’exposition par une installation (un train évoluant au milieu de collines de charbon, allusion au nom du saxophoniste) illustrant le parcours de John Coltrane.
Au final, une expo évitant tout pédantisme et qui permet, et c’est là toute son originalité, d’effectuer un long voyage dans le temps au rythme d’une musique en perpétuel mouvement. Très intéressant ! Du coup, j'ai profité des 70 ans du label Blue Note pour m'offrir un peu de jazz à écouter à la Fnac.
Charmant endroit que ce musée, j'aime beaucoup le jardin, dans lequel je prends plaisir à flâner. Depuis samedi dernier, les jeunes de moins de 26 ans peuvent y entrer gratuitement, je pense que je vais régulièrement m'y balader, audioguide aux oreilles, pour me concentrer sur chaque section en détails, avant de me poser sur un banc du jardin avec un bouquin, au milieu des oiseaux et des coin-coins.
Dans le jardin, justement, on trouve la "cantoche" du musée: le Café Branly. C'est un endroit très agréable et on y mange plutôt bien. En revanche, je n'ai jamais testé le resto "Les Ombres" mais on m'a dit que c'était vraiment très médiocre au vu des tarifs absolument indécents qui y sont pratiqués ! Certains d'entre vous l'ont testé ?! Au Café Branly, on mange des tartines (succulantes), des mini pizzas, des salades et des p'tits plats assez légers. La carte des desserts est assez sympa, notamment les glaces (faîtes par un artisan glacier... celle au kiwi est à tomber) et les tartes aux fruits de saison. A essayer après une visite au musée !
En principe, quand je suis dans le quartier, je préfère aller dans l'un de mes salons de thé favoris à Paris: Les deux abeilles. Il est à 3 minutes à pieds du musée, c'est mignon comme tout et très bon mais je vous en parlerai prochainement dans un vrai billet rien que pour lui (il le mérite grandement).
Après tout ça, rien de tel qu'une balade digestive en allant jouer la touriste sous la Tour Eiffel (que je prends sous les toutes les coutures à la recherche de la photo idéale, originale... pas facile d'avoir une vue originale de la Dame de Fer, vous y arrivez vous ?) avant de rejoindre des amis pour un apéro sur le Champ-de-Mars. Vivement que les pelouses soient réouvertes !
04 avril 2009
Le petit Nicolas à l'Hôtel de Ville
La Mairie de Paris rend hommage au Petit Nicolas à l’occasion du 50ème anniversaire de sa création, à travers une exposition-hommage, qui a lieu du 6 mars au 7 mai. C'est la première exposition jamais consacrée à ce personnage créé en mars 1959 par l'écrivain René Goscinny et le dessinateur Jean-Jacques Sempé. Environ 150 dessins originaux en noir et blanc du "Petit Nicolas",
agrémentés d'imposantes photos et citations de Sempé et Goscinny,
constituent le fil rouge de l'exposition.
Et on y voit quoi dans cette expo ?
Côté Sempé: Les dessins sont parus dès 1959 dans "Sud-Ouest Dimanche" et dans le défunt magazine "Pilote". On découvre aussi les éditions originales du "Petit Nicolas" publiées entre 1960 et 1964 aux éditions Denoël, ainsi que les éditions étrangères, de la République Tchèque à la Corée du Sud en passant par la Malaisie. Quel bonheur ces petits dessins... tant d'humour et de finesse. Nicolas avec son cartable, souvent le sourire aux lèvres, suit le
chemin de l'école. Nicolas se joue de ses professeurs, la plupart du
temps ridiculisés. Face à ses parents, il se transforme en gamin
ingénu. Dans la cour de l'école, il observe ses camarades turbulents.
Côté Goscinny: Restitués comme par magie, les outils de travail de Goscinny figurent en bonne place dans l'exposition. Sa machine à écrire, une Royal Keystone, rapportée des Etats-Unis et dont il s'est servi pour les textes de Lucky Luke, d'Astérix et du Petit Nicolas, trône royalement. Une vieille édition du Larousse, dans laquelle il puisait pour imaginer les citations en latin d'Astérix, sied non loin de là. Un exemplaire de la revue des anciens du collège français de Buenos Aires, où Goscinny a passé toute sa scolarité, nous permet de jeter un œil sur des illustrations de vieille dame ou de scènes de famille. Aucun doute là-dessus : l'auteur aurait aussi pu devenir dessinateur, s'il n'avait pas décidé de se consacrer exclusivement à l'écriture de scénarios dans les années 1950.
Une très chouette expo qui nous replonge dans les livres de notre enfance (la mienne en tout cas) avec ses
dessins naïfs et la nostalgie des récits, qui nous permet de
retrouver pour quelques minutes l'insouciance de l'enfance, bercée de l'amour inconditionnel
des parents, du souvenir de l'odeur de la craie et du bruit des billes
qui s'entrechoquent.
J'ai craqué pour quelques exemplaires des aventures d'un des héros préférés de mon enfance (comme je vous l'avais dit ici): "Le petit Nicolas", "Les récrés du petit Nicolas", "Le petit Nicolas a des ennuis" et "Les vacances du petit Nicolas". J'ai hâte de m'y replonger avec nostalgie.
Tiens en parlant de ça, petite question: Est-ce que certains parmi vous ont lu les histoires inédites ?
J'ai aussi cédé à la tentation face aux petits carnets adorables avec le petit Nicolas, parce que j'ai toujours besoin de prendre des notes ! Le carnet rose est déjà devenu mon carnet de "listes" (de choses à faire, d'expos et de films à voir, de trucs de filles à essayer... ).
C'est où ?
Hôtel de Ville - Salon d’accueil
29 rue de Rivoli (4è) - M° Hôtel de Ville
Jusqu'au 7 mai.
Ouvert tous les jours de 10h à 19h (sauf dimanche et fêtes).
01 avril 2009
Musées gratuits pour les moins de 26 ans !
Et non, ce n'est pas un poisson d'avril !
A partir de samedi prochain (le 4 avril), les musées d’Orsay, du Quai Branly, du Louvre, Beaubourg, ainsi que des dizaines d’autres à Paris (surtout) et en province, ouvriront leurs portes gratuitement aux jeunes de moins de 26 ans. Cette mesure, en plus de la rallonge budgétaire annuelle de 100 millions d’euros pour le patrimoine, a pour but de valoriser et démocratiser la culture en France. Certains s’en réjouissent, d’autres restent sceptiques, je ne vais pas rouvrir le débat.
Ceci dit je suis un peu dégoutée que cette mesure ne soit mise en vigueur que maintenant, à l'aube de mes 26 ans... Pour ceux qui s'en souviennent, je vous en avais déjà un peu parlé l'an dernier quand cette mesure avait été mise à l'essai pendant 6 mois et que j'en avais profité pour faire le tour des musées parisiens.
Je dis ça mais je ne vais pas me lamenter: il me reste 4 mois pour pouvoir en profiter, alors je ne vais pas me gêner !
C'est partiiii !
22 mars 2009
Guy Tillim à la Fondation Cartier-Bresson
Guy Tillim, photographe sud-africain de 46 ans, blanc qui a grandi sous l'apartheid, raconte le quotidien de son pays et de son continent avec délicatesse à travers une très belle expo à la Fondation Henri Cartier-Bresson. Il propose deux séries de tirages récents: "Jo'burg" (appellation locale de Johannesburg) et "Avenue Patrice Lumumba".
Pour "Jo'burg" (2004) il a photographié les buildings du centre-ville, symboles de l’ancienne ville blanche de l’apartheid, désormais habités par la population noire. Ils pensaient y trouver le confort et la vie dont ils avaient rêvé, mais sans argent pour entretenir les immeubles, ceux-ci se sont délabrés à toute vitesse et ne sont plus que des taudis dont on les expulse quand même. Guy Tillim photographie l'extérieur (parvis, coursives, halls) et l'intérieur des appartements avec une grande pudeur et sans pathos. Un cadrage privilégiant les espaces vides et un "hors-champ" habité: la présence des hommes, des femmes et des enfants n’est le plus souvent perçue qu’à travers quelques objets de la vie quotidienne dans les appartements désertés (ou dévastés par l’expulsion); silhouettes lointaines et solitaires sur les terrasses, toits… et quand ils sont présents c’est dans un lit, sous des couvertures. Tillim refuse de donner un visage à cette misère, il nous en livre quelques instantanés, à nous d’en tirer les conclusions.
Pour son dernier travail "Avenue Patrice Lumumba", Guy Tillim a photographié à travers le continent africain différents endroits publics des nombreuses avenues Patrice Lumumba (héros assassiné de l’Afrique noire). Ce fil conducteur relie le Mozambique au Congo, à Madagascar, à l’Angola, dans une sorte de cartographie africaine, avec son iconographie, sa lumière, ses vestiges délabrés du colonialisme et sa bureaucratie. Comme dans les photographies de "Jo'burg", les couleurs sont quasiment brûlées par la lumière trop forte, le béton gris envahi par les flaques noires de l’humidité. Seules survivent quelques touches de bleu "Klein" ou de rouge et le vert oppressant de la végétation.
Guy Tillim montre les stigmates laissés par le colonialisme, par les heures sombres de l'Histoire, par la violence. Les couleurs sont mélancoliques, mates, sombres, comme fanées par le temps. Ses images sont le contraire de "photos à sensation": elles suggèrent plus qu'elles ne disent, et n'en sont que plus fortes.
C'est où ?
Guy Tillim
Fondation Henri Cartier-Bresson
2, impasse Lebouis (14è) - M° Gaîté
Ouvert tous les jours sauf le lundi, de 13h à 18h30 (sauf le mercredi -> 20h30).
Jusqu'au 19 avril.
19 mars 2009
Salon du Livre, PAL et conseils littéraires
Second billet en vrac de la semaine, mais j'ai beaucoup de choses à vous dire, c'pour ça (what else ?!).
* J'ai une fois de plus beaucoup aimé me balader au Salon du Livre cette année. J'en retiens quoi ?
Un vendeur passionné chez Actes Sud. Passionné par les livres, par les histoires et les personnages littéraires, qui m'a donné envie de lire tout ce qui se trouvait sur les tables devant moi/Le stand Gibert sur la littérature Mexicaine était plutôt convaincant, ça m'a permis de me rendre compte de mon inculture face à la richesse de cette littérature/ J'ai aussi essayé la "Culture Générale pour les Nuls" sur DS, c'est plutôt sympa/ J'ai pu regarder d'un peu plus près le Reader (l'e-book de chez Sony). C'est pas aussi repoussant que je croyais mais quand même, je ne crois pas que je pourrais m'y faire, je préfère définitivement le support papier (old school, oui, surement). Je sais pas, c'est plus humain, j'aime ce contact physique avec l'œuvre/ Mon Moleskine est recouvert de notes avec des dizaines de livres que j'ai envie de m'offrir et de dévorer/ J'ai également fait le plein de très jolis marque-pages pour l'année 2009 (chose que je fais tous les ans au Salon du Livre, en me baladant de stand en stand)/ Dommage qu'il n'y ait pas eu de stand Parigramme (à moins que je sois passée à côté), j'aime bien feuilleter leurs petits guides thématiques sur Paris/ Au final: quelques achats de livres et de magazines sur les stands de la presse quotidienne et magazine (le Figaro, le Monde, le Magazine Littéraire, Philo Mag...). Je vous montre tout ça prochainement.
* Il y a plusieurs semaines, j'ai été taguée par Lili afin de vous montrer ma PAL (Pile à Livres) aka tous les livres qui dorment sur mes étagères en attendant d'être ouverts et lus... Evidemment je ne pouvais pas faire ça de façon classique (ben oui), alors j'ai fait 3 PAL ! J'aime les activités improductives !
La première PAL regroupe tous les livres qui attendent d'êtres lus et que je n'ai pas encore pris le temps d'ouvrir.
La deuxième regroupe les livres que je suis en train de lire en ce moment de façon suivie.
La troisième comprend les livres que je ne lis pas de façon suivie en ce moment (j'en lis quelques pages, puis je vais feuilleter quelques pages d'un autre, etc...). Depuis toute petite, j'ai pris l'habitude de lire plusieurs livres à la fois car si je ne suis que sur un seul, j'ai l'impression d'un manque ou de me limiter (alors que ce n'est effectivement pas le cas, je sais, je sais !).
* Tant qu'on en est à parler de bouquins, j'ai quelques petits conseils à glaner ! Comme je vous le disais dans mon précédent billet à tendance littéraire (mouahahah), j'ai beaucoup apprécié ma lecture du Jean Teulé et j'aimerais en lire d'autres, si vous avez des conseils, je prends !
Je suis hyper intriguée par les romans de Jasper Fforde dans le genre "Sauvez Hamlet !" ou "L'affaire Jane Eyre". Si vous les avez lus je serais ravie de connaître votre avis avant de me lancer !
Idem pour les romans policiers victoriens d'Anne Perry. Je suis très intriguée, mais est-ce que ça vaut le coup ? Tous les avis seront les bienvenus ! Et si vous avez eu un coup de coeur littéraire récemment, je suis preneuse aussi, j'ai envie de varier un peu mes lectures.
16 mars 2009
Le siècle du jazz
Pendant que Banlieues Bleues nous réchauffera les oreilles avec sa programmation jazz (jusqu'au 10 avril prochain), le musée du Quai Branly nous invite, à partir de demain, à parcourir à travers photographies, affiches, peintures, bandes dessinées et films, la richesse de la relation que le jazz a entretenu avec les autres arts au XXe siècle. Du 20 au 28 mars, des concerts viendront compléter l'expo: à noter la fusions entre la musique de l'américain Jack DeJohnette et celle de la mauritanienne Dimi Mint Abba, ou encore la rencontre de Randy Weston avec les maîtres gnawas marocains. Une des grandes expo-évènement de la saison, à ne pas manquer.
Je pense que j'irai y jeter un œil... à mon avis ça vaut le détour !
C'est où ?
Le siècle du Jazz
Musée du Quai Branly
27, quai Branly (7è) - M° Bir-Hakeim
Du 17 mars au 28 juin 2009.






























