Bliss In The City

Le Blog-Notes d'une Etudiante à Paris

21 mai 2009

Harry Potteraholic

Bon, rassurez-moi, je ne suis pas la seule à avoir des frissons de malade quand je vois ça ?



Oui, c'est le dernier trailer de "Harry Potter and the half-blood Prince"... probablement le film que j'attends le plus (avec le prochain Tarantino), parce que c'est accessoirement mon tome préféré -que j'ai lu 3 fois et que j'entends bien relire une 4è avant la sortie du film, le 15 juillet prochain. Et dire que je déteste relire des livres que j'ai déjà lus ! Comme quoi.

affiche_1 
1 
2 
2_ 
3

C'est moi, ou il vieillit plutôt bien Rupert Grint ?!

Et sinon, petite parenthèse qui n'a rien à voir, mais je suis obligée de faire un immense mea culpa par rapport au "Star Trek" de J.J. Abrams, que j'avais mal jugé suite à une bande-annonce désastreuse qui ne rend pas du tout hommage au film. Et bien, j'en suis la première étonnée, mais je dois reconnaître que ce film est TRES réussi ! Le scénario tient la route, les acteurs sont crédibles (Eric Bana fait trop bien le méchant), l'action ne soutient aucun temps mort, ce n'est pas caricatural (contrairement à ce que j'avais imaginé), les effets spéciaux sont tout bonnement hallucinants, y'a pas mal d'ironie et d'auto-dérision dans les dialogues et ça donne envie de voir la série originale ! Bref, un film à ne pas rater, si vous ne l'avez pas encore vu !

star_trek

Posté par BlissNYC à 07:00 - Le cinéma dans tous ses états - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


12 mai 2009

Audrey Hepburn sur TCM et au MacMahon

Vu chez Poleen la semaine dernière, une info intéressante pour les fans d'Audrey Hepburn: pour célébrer les 80 ans de sa naissance, TCM offre une rétrospective de quelques-uns de ses plus grands films et ce durant tout le mois de mai ! Alors, même si j'ai déjà vu (et aimé !) la plupart d'entre eux, c'est là que je me dis que j'ai quand même de la chance d'avoir les chaînes ciné :)

Voici la programmation détaillée :

Jeudi 14 Mai
20h50 - "Diamants Sur Canapé", de Blake Edwards (1961)
22h45 - "Vacances Romaines", de William Wyler (1953)

Jeudi 21 Mai
20h50 - "Sabrina", de Billy Wilder (1954)
22h45 - "Deux Têtes Folles", de Richard Quine (1964)

Jeudi 28 Mai
20h50 - "Au Risque De Se Perdre", de Fred Zinnemann (1959)
23h15 - "Charade", de Stanley Donen (1963)

Dimanche 31 Mai: journée spéciale avec un best-of de 7h30 à minuit !
7h30 - "Deux Têtes Folles"
9h20 - "Au Risque De Se Perdre"
12h00 - "Vacances Romaines"
14h00 - "Sabrina"
15h50 - "Charade"
17h50 - "Diamants Sur Canapé"
20h45 - "My Fair Lady"

Edit: Et pour celles et ceux qui n'ont pas TCM, le cinéma le MacMahon organise également une rétrospective et diffuse 5 films (qui sont aussi sur TCM) d'Audrey Hepburn: "Sabrina", "Charade", "Deux têtes folles", "Vacances Romaines" et "Diamants sur Canapé" (je suis la seule à préférer à ce titre traduit, celui de "Breakfast at Tiffany's" ?! détail fondamental, je sais).

audrey

Si c'est pas beau ça ^^ Bon et sinon, mon compte-rendu sur mon week-end à bruges, c'est pour demain ! Ca me prend, hélas, beaucoup de temps de tout rédiger et surtout de trier mes innombrables photos... Le temps étant un luxe que j'ai peu en ce moment, vous ne m'en voudrez pas de vous avoir fait un peu patienter, mais je veux faire ça bien. Voilà, c'est dit ! A demain, donc !

Posté par BlissNYC à 06:15 - Le cinéma dans tous ses états - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 mai 2009

Review ciné d'avril (pas vraiment) allégée

Beaucoup beaucoup de films en avril, il a fallu faire des choix et ce ne fut pas toujours les bons ! Pas mal de déceptions, peu d'excellents films. Review ciné de ce dernier mois version allégée, juste pour ramener ma fraise. Parce que.

J'ai adoré

monsters_vs_aliens OSS_117

Monsters VS Aliens de Rob Letterman et Conrad Vernon ****
"Monsters VS Aliens" ne déroge pas à la règle du cahier des charges de DreamWorks, à savoir, faire un film d'animation bourré de références qui puisse autant plaire aux petits qu'aux grands. En plus de cela, le film est une belle satire anti-Bush qui nous montre un président hilarant et idiot, à mourir de rire. Les références sont surexploitées comme d'habitude et c'est un véritable bonheur ! Réussite technologique et visuelle, le film nous offre de belles séquences, des scènes d'action géniales, des gags décalés et du 30è degré ! Bref, "Monsters VS Aliens" séduit jusqu'à la toute dernière seconde, que demander de plus ?!

OSS 117: Rio ne répond plus de Michel Hazanavicius ****
En parlant de 30è degré, voilà un film qui n'en manque pas ! J'ai encore plus aimé cet opus que le premier qui m'avait bien fait rire (à l'époque, j'étais même la seule à glousser comme une dinde devant certains gags, mais passons). Je suis cliente de tout de A à Z dans ce film, et même si j'ai entendu pas mal de gens dire "le film traîne trop en longueur et n'est pas drôle", moi j'adore ! Les références me touchent et j'ai trouvé tout énormissime. Dujardin est vraiment excellent, sa prestation l'est tout autant et n'a rien à voir avec ce qu'il fait dans "Brice de Nice" (que je déteste, par ailleurs). Il est le parfait mélange de classe et d'auto-dérision, complètement dingue ! La réalisation est également parfaitement maîtrisée et très juste, la direction d'acteurs est parfaite, le sens de l'esthétique dans ce film est très rare... Le scénario et les dialogues sont également incroyables, le film fouille ici des zones de la comédie que je n'avais jamais vues, des moments suspendus délirants. Très fort !

J'ai aimé

frost_nixon wendy_et_lucy rachel_se_marie incognito
la_derni_re_maison still_walking le_sens_de_la_vie romaine

Frost/Nixon de Ron Howard ***
A défaut d'être un grand réalisateur, Ron Howard a toujours été un "faiseur" honnête: pas de chef d'œuvre à son actif, juste des films plus ("The Cinderella Man", magnifique film avec Russel Crowe) ou moins ("Da Vinci Code") regardables. Aujourd'hui, avec "Frost/Nixon", Howard joue dans la catégorie au-dessus en mettant en scène les interviews du président Nixon par le journaliste de variétés anglais David Frost à la fin des années 70, ainsi que leur contexte. Un sujet passionnant pour un film qui, s'il manque parfois légèrement de rythme, est maîtrisé de bout en bout par un Ron Howard particulièrement inspiré; sans oublier un duo de comédiens plus que convaincants (Sheen et Langella) parfaitement entourés par des seconds rôles de qualité. Du cinéma académique (parfois un peu trop, ok), mais qui sait rester efficace dans son propos et son traitement. Un très bon Ron Howard.

Wendy & Lucy de Kelly Reichardt **
L'intrigue a beau être minimaliste et le style de la réalisation épuré à l'extrême, difficile de s'empêcher de trouver ce "petit" film attachant. Tout d'abord parce que ce style convient parfaitement à la sobriété de l'ensemble et ensuite parce que la douce Michelle Williams parvient à rendre son personnage intéressant et énigmatique sans faire preuve d’aucun misérabilisme. Malgré tout, cette œuvre mélancolique sur les citoyens laissés sur le carreau du rêve américain souffre d'un rythme trop lent pour captiver complètement et le film ne décolle jamais vraiment. Un film différent, à voir, en dépit de ces quelques réserves.

Rachel se marie de Jonathan Demme **
Si l'ensemble traîne en longueur (les scènes de mariage et de préparation dudit mariage ont déjà été vues mille fois par ailleurs) et que l'image qui saute sans cesse fini par énerver, force est de reconnaître que le reste est d'un bon niveau. L'émotion est réelle, l'interprétation est excellente (les personnages sont réalistes et humains), avec une Anne Hathaway très attachante malgré ses défauts. On se retrouve forcément dans certains personnages, et donc le film nous parle un peu à tous, au plus profond de nous-mêmes, ce qui traduit sa qualité -à défaut d'égaler un film comme "Festen".

Incognito d'Eric Lavaine ***
Une petite comédie française sans prétention mais qui fait mouche. "Incognito" n'est pas le film de l'année mais c'est un très bon divertissement devant lequel je me suis bien marrée: alors oui c'est premier degré, le scénario est clair à 10 km mais c'est parfait pour se détendre ! Dubosc est énorme (sans être lourd, c'est rare avec lui, faut le reconnaître), Bénabar est un excellent comédien et le film n'est pas autre chose que ce qu'il prétend être. En bref, une très bonne surprise.

La dernière maison sur la gauche de Dennis Iliadis ***
Le film est une relecture moderne de l'original de Craven mais il ne se contente pas d'accumuler les effets "gores". Il y a ici une véritable réflexion sur la violence de notre société mais surtout sur la nature profonde de l'Homme et sa capacité à pouvoir passer de victime à bourreau, en allant chercher le plus viscéralement mauvais en chacun de nous. Bref, un bon film qui sait à la fois nous angoisser et être intelligent... c'est à souligner, surtout dans la foulée des mauvais remakes assenés depuis quelques années. Scotchant.

Still Walking de Kore-Eda Hirokazu ***
Autant le dire, un léger effort est nécessaire pour s'immerger dans cette atmosphère si typiquement japonaise, loin de nos conditionnements occidentaux et pour goûter à toutes les finesses de cette chronique familiale. Réunis pour un banal repas de famille, les personnages évoluent avec une courtoisie de façade qui masque les rancœurs et la violence des sentiments. Dans cette société où toute effusion et expression de tendresse relève de la pure indécence, les non-dits et les symboles sont les seuls modes de communication. Cette vie austère et codifiée ne rend que plus pathétique une recherche impossible de bonheur et de chaleur humaine. Un film exigeant aux richesses épurées. A voir !

Le sens de la vie pour 9,99$ de Tatia Rosenthal **
Difficile de bouder ce film décalé et original, même si j'aurais aimé que les thèmes abordés soient un peu plus poussés, plus muris... Pas mal d'idées dans la mise en scène, un humour efficace et des personnages attachants pour un film qui fait quand même réfléchir (à son niveau) sur le sens de la vie. Et c'est déjà pas mal !

Romaine par moins 30 d'Agnès Obadia **
Là encore, un p'tit film très sympa et réjouissant avec Sandrine Kiberlain dans le rôle d'une paumée qui nous fait rire malgré elle... Le film possède plein de petits moments drôles, décalés et qui font mouche la plupart du temps... et ça donne diablement envie de visiter le Québec, l'hiver ! Et que dire de cette très chouette bande-son mêlant Yma Sumak, Johnny Cash et Moriarty...

C'était mieux que ce que j'espérais

safari erreur_de_la_banque

Safari d'Olivier Baroux
Alors que je m'attendais à un nanar total, le film est bien mieux qu'il n'y parait. Je n'irai pas jusqu'à dire que j'ai aimé, hein, faut pas pousser mémé non plus ! Mais Kad Merad est beaucoup moins énervant que ce à quoi je m'attendais (et c'est déjà énorme, non ?!), les paysages sud-africains sont sublimes et invitent vraiment au dépaysement et certains comédiens tirent leur épingle du jeu (c'est grâce à eux que je me suis marrée quelques fois): mention spéciale à Yannick Noah et à Omar Sy (de Omar et Fred). A part ces quelques moments, le film n'a pas grand intérêt.

Erreur de la banque en votre faveur de Michel Munz et Gérard Bitton *
Voici le film qui prouve que le cinéma français a encore la capacité de me surprendre. J'y allais sans grande conviction et puis finalement, l'humour m'a vraiment étonnée et c'est cousu de moments politiquement incorrects. Au-delà de ça, la prestation des comédiens est plus ou moins affligeante (Lanvin m'énerve, Daroussin est sans surprise et Barbara Schulz n'a rien à faire là...) mais ça se laisse regarder, quand même. A voir une fois.

Bof

ch_ridans_la_brumecocoun__t__italiensoeur_sourire

Chéri de Stephen Frears
J'y suis allée pour le nom de Stephen Frears sur l'affiche. Le film est certes très joli à regarder, l'ambiance Belle Epoque, les froufrous, les costumes, etc... c'est bien joli mais si on enlève tout ça, le film sonne vraiment trop creux. Alors oui, Michelle Pfeiffer est très bien conservée pour son âge, c'est indéniable, mais je ne trouve pas que le film soit une vraie démonstration d'autre chose. Je n'ai pas été touchée par l'histoire, les comédiens ne m'ont pas emportée, je me suis mortellement ennuyée, j'ai trouvé le film long alors qu'il ne dure qu'1h30 !

Dans la brume électrique de Bertrand Tavernier
Alors ça c'est le film qu'on nous avait annoncé comme un chef d'œuvre et qui finalement, ne valait que par les 2 noms mentionnés sur son affiche: Bertrand Tavernier, le réalisateur, qui a eu la chance de tourner avec le grand Tommy Lee Jones. La force du film c'est l'ambiance du bayou, mystérieuse, envoutante, parfois sordide et à fort potentiel anxiogène, forcément. Au delà de ça, je n'ai trouvé aucun intérêt à l'histoire. Bertrand Tavernier nous livre ici un polar noir dont le scénario est tellement moite qu'il ne suffit pas à susciter l'intérêt nécessaire pour nous faire nous intéresser à la psychologie du héros (c'était ça le vrai sens du film, parce que le polar n'a aucun intérêt... ou bien, je suis totalement passée à côté ?!).

Coco avant Chanel d'Anne Fontaine
Voilà un film que j'étais certaine de trouver "moyen" (je n'aime pas les films d'Anne Fontaine, en général, c'est toujours beaucoup d'esbroufe pour rien) mais que je voulais voir quand même, poussée par ma curiosité légendaire et l'envie évidente, de pouvoir baser mon avis sur ce que j'aurais vu (et pas entendu à droite, à gauche !). J'ai donc trouvé le film assez bof, comme la bande-annonce me l'avait fait supposé: l'histoire a été aménagée à la sauce Anne Fontaine (pour plus de détails, allez donc lire ce billet chez Emma, c'est 'achement intéressant ;), même si je n'ai pas lu le livre dont le film est tiré, on sent les gros raccourcis qui veulent nous dire "ohhhh regardez bien lààà, vous avez compris ??? C'est grâce à ça que Coco a eu l'idée de la fameuse marinièreeeeee". Bref, j'aime pas trop cette tendance à infantiliser le spectateur, moi. Et les comédiens sont vraiment plus que bof: Tautou n'est absolument pas convaincante, Benoît Poelvoorde non plus et les autres sont fades et inexistants. A éviter, donc.

Un été italien de Michael Winterbottom
J'ai été un peu déçue par ce film, car je m'attendais à mieux de la part de Michael Winterbottom. Le cinéaste aligne les clichés psychologiques et les poncifs sur l'Italie. Le film est tourné caméra à l'épaule, et est très haché, ce qui me semble ne pas convenir au sujet, d'autant qu'il confère à certains moments une angoisse mal venue, comme dans les balades en vespa ou dans les dédales de ruelles de la ville de Gènes (la peur irrationnelle du touriste légèrement xénophobe ?). "Un été italien" est un mélo tiède où il ne se passe presque rien... Pourtant les ruelles génoises sont charmantes, ça donne envie de voyager en Italie, Colin Firth est craquounet comme toujours mais l'histoire est plate de A à Z, on se demande sans arrêt si ça va quelque part et le film ne parvient pas émouvoir vraiment. Finalement, c'est du sentimentalisme sans aucune profondeur et c'est d'une platitude totale. Dommage...

Sœur Sourire de Stijn Coninx
Même si le film est bien trop long, on suit le parcours de cette indécise têtue qui rêve d'être aimée avec intérêt... Tout n'est pas à jeter, malgré tout: l'histoire est intéressante, le personnage aussi et Cécile de France est crédible dans le rôle ! Cependant il aurait fallu un chouïa plus pour rendre le film vraiment bon (ne pas passer en boucle le titre "Dominique" aurait particulièrement aidé, quand même !).

J'ai pas aimé

pr_dictionsPonyovilla_amaliacelle_que_j_aimewolverine

Prédictions d'Alex Proyas
LE nanar du mois d'avril. Je trouvais l'histoire originale, effrayante et pleine de promesses. Et avec Nicolas Cage dans le rôle principal et des effets spéciaux type film catastrophe vraiment impressionnants, la bande annonce m'avait plutôt séduite ! Mais voilà, elle ne dit pas tout ! Ce film est un très mauvais mélange entre "X files", "Le jour où la terre s'arrêta" et "Indiana Jones IV", sur fond de stéréotypes (le père divorcé prof au MIT et qui élève seul son fils) et de clichés basiques ("papa je t'aime, moi aussi mon fils"). Bref, les répliques sont archi-resservies, l'histoire est très peu crédible et se termine sur une allégorie pseudo religieuse qui frise la stupidité et l'indécence, avec arbre de vie et ambiance Eden. Sans oublier les lapins qui sont le pilier d'un nouveau monde avec les deux élus au cœur pur (regardez les lapins pour savoir comment faire). Décidémment, le pauvre Nicolas Cage collectionne les navets!

Ponyo sur la falaise de Hayao Miyazaki
Ponyo c'est le cru 2009 de Miyazaki... Mon histoire avec Miyazaki est vraiment difficile. La critique et les spectateurs en ont fait un dieu et ça me désespère vraiment car je ne comprends pas pourquoi ! Si, si, je vous assure ! J'aimerais pouvoir dire que je comprends l'engouement, mais franchement, là, non. J'avais essayé de voir, il y a quelques années de ça, "Le voyage de Chihiro" au ciné et ça n'avait pas été concluant (je m'étais tellement ennuyée que j'avais failli m'endormir), du coup j'ai un peu zappé les autres opus, à chaque nouvelle sortie. Pleine d'espoir, je suis donc allée voir "Ponyo sur la falaise" en me disant que j'allais bien pouvoir réussir à aimer, ou au moins à "supporter" le film... En vain ! Je serai bientôt la seule à ne pas aimer les films de Miyazaki, mais tant pis, j'assume !

Villa Amalia de Benoît Jacquot
Voilà un film intéressant dont il me sera très difficile de parler ici. Alors oui, objectivement, on peut dire que le propos est très intéressant, le film est très philosophique, il soulève beaucoup de questions, les prestations des comédiens sont toutes très bonnes, la mise en scène est détachée et aérienne, les plans sont très gracieux, MAIS... Ben oui, il y a un mais, je ne me suis pas plantée de catégorie ! Subjectivement (ou émotionnellement, comme vous voudrez), il a été pour moi impossible d'aimer ce film. Je l'ai détesté de bout en bout car ce que montre Benoît Jacquot est pour moi tout simplement inhumain (au sens propre) et absolument inconcevable: le personnage d'Isabelle Huppert est un monstre de froideur qui prétend pouvoir se détacher de sa vie et des autres. Etre vide, sans vie, sans conscience de son passé, vivre quasiment sans émotions et seule... quel intérêt ? Avec une telle aversion pour le personnage, les 2/3 du film ont été limite insoutenables, je ne pensais qu'à m'évader de la salle.

Celle que j'aime d'Elie Chouraqui
Moi qui avais vraiment aimé le dernier film d'Elie Chouraqui, "Ô Jerusalem", je peux vous dire que je suis tombée de TRES haut. Sur 1h35 de film, on doit voir Barbara Schulz nue environ 20 minutes si l'on met les séquences bout à bout ! Je ne doute pas de l'intérêt de la chose pour vous messieurs, mais pour moi, ben, euh, comment dire... I don't give a shit ! Le personnage est horripilant (et c'est le centre du film, dommage), elle se croit tellement parfaite (même dans ses défauts) que c'en est risible tellement c'est pathétique. Les comédiens sont tous décevants (c'est encore Marc Lavoine qui s'en sort le mieux)... Que dire de Barbara Schulz, totalement fausse, lisse, limite agaçante dans son jeu  ou encore de Gérard Darmon, dont le personnage n'a pas la même ligne de jeu durant tout le film ? Mouais. C'est un peu embêtant quand même pour la crédibilité du personnage ! Sinon le scénario est totalement prévisible et creux, le film n'a aucun intérêt, passez votre chemin... Enfin si j'en crois le peu de monde dans la salle de ciné, c'est déjà fait :D

X-Men Origins: Wolverine de Gavin Hood
La grosse déception du mois... Moi qui avais apprécié le personnage de Wolverine dans "X-Men", parce que c'est tout simplement celui qui se dégage du lot et qui a un tant soit peu d'intérêt, et bien là, il a tout perdu d'un coup ! C'est magique Hollywood, quand même ! Mais où est passé son cynisme, son côté politiquement incorrect et décalé ? Le film est bourrin et hollywoodien à souhait, aucun personnage ne sort du lot, Hugh Jackman est consternant, on a qu'une seule envie c'est de le baffer que le film se termine au plus vite... Seul Liev Schreiber tire légèrement son épingle du jeu: c'est dingue comme il fait bien le méchant (sauf à la fin, non mais n'importe quoi !!). A éviter.

Posté par BlissNYC à 16:15 - Le cinéma dans tous ses états - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 avril 2009

Review Ciné de Mars

J'ai adoré

afficheThe Chaser de Na Hong-Jin ****
Après Park Chan-Wook ("Old Boy") et Kim Jee-Won ("A Bitterweet Life"), débarque un nouveau réalisateur Na Hong-Jin qui crée la sensation dès son premier film "The Chaser". Un polar noir dont l’ambiance poisseuse et sombre ne manquera pas de rappeler un certain "Seven". Le réalisateur nous livre un film haletant et brut de décoffrage, très prometteur pour la suite. Un récit complexe et prenant qui débute relativement classiquement pour peu à peu tromper le spectateur dans sa progression et se révéler de plus en plus sombre et de plus en plus imprévisible, une véritable descente aux enfers pour le personnage principal et une plongée dans une univers violent et corrompu.
Avec un brillant scénario cousu de surprenantes ruptures de rythmes, d'humour et de burlesque (qui rappellent un peu "The Host") et une ambiance très noire (on pense à "Memories of Murder"), ce premier film de Na Hong-Jin bouscule les règles du genre: le meurtrier est dévoilé dès le début du film. C'est toute la suite du récit qui réussit à tenir en haleine le spectateur, et qui voit son héros à la recherche d'une vérité toujours repoussée. L'interprétation est solide et très crédible, particulièrement l'acteur principal Kim Yoon-Seok et le bad guy impressionnant Ha Jeong-Woo. Enfin la mise en scène, réaliste et percutante, qui accentue la plongée dans un univers violent, est parfaitement orchestrée par un scénario béton et une interprétation haut de gamme. Un premier film brillamment réussi, à voir absolument.

1 
2

J'ai beaucoup aimé

marley_et_moi harvey_milk dej loin_de_la_terre_brul_e
une_nuit_a_NY les_3_royaumes

Marley & moi de David Frankel ***
Si l'on s'attarde sur l'aspect marketing de "Marley & Moi" avec son affiche bien ringarde et convenue, sa bande annonce ultra commerciale et son casting hollywoodien, alors oui "Marley & Moi" pouvait annoncer une (énième) piètre comédie romantique nunuche et sans intérêt. Mais heureusement, même si le scénario n'a rien de très original, ce film se révèle bien plus drôle et subtile qu'il n'y parait. "Marley & Moi" parle de vérité que ce soit sur la lassitude du couple, du mariage, de l'immaturité, tout ce qui peut constituer un couple dans le conformisme américain avec tous les clichés habituels (jeune et joli couple, bon job, belle maison, bonheur parfait, l'ascension sociale et la réussite sur tous les plans; quoi de plus banal au final puisqu'ils sont bien présents) mais justement ici on décide d'aller un peu plus loin et de ne pas faire une comédie canine prétexte à plein de facilités et d'idioties. Le tout fonctionne, c’est rythmé, touchant, plutôt réaliste, intelligent et l'humour n’a rien de lourd. Le divertissement est des plus agréable. Certes, c'est inévitablement prévisible, le pathos n’est pas loin et la morale sous-jacente sur l'éducation d’un animal de compagnie et "comment réussir sa vie" pourrait agacer, mais le duo que forme Owen Wilson et Jennifer Aniston est tellement attachant qu'on ne peut que succomber. C’est aussi ce cinéma là qu’on aime (autrement dit formaté et un peu guimauve).

Harvey Milk de Gus Van Sant ***
Gus Van Sant revient à un cinéma plus classique avec l’histoire d'Harvey Milk, premier homme politique américain ouvertement homosexuel dont le combat a changé le court de l’histoire du mouvement gay. A partir d'images d'archives et d'une reconstitution historique prodigieuse, le réalisateur et son scénariste Dustin Lance Black ont conçu un film magistral, passionnant et terriblement émouvant. Sean Penn dans le rôle titre n'a pas démérité son oscar tant sa prestation est incroyable; dès les premières minutes, on oublie l'acteur pour ne plus voir que le personnage. A ses côtés, la performance de James Franco illumine le film et Emile Hirsch, que Sean Penn a dirigé l'an dernier dans "Into the Wild" confirme l'immensité de son talent, tout comme le toujours brillant Josh Brolin dans un rôle difficile. Mais ce qu’il faut surtout retenir de ce magnifique portrait, c'est la lutte d'un homme pour reconnaître la dignité d'une partie de la population bafouée, critiquée et injuriée. Parce qu'il est indéniablement bien mis en scène, bien raconté et magistralement interprété, "Harvey Milk" fait d'ores et déjà figure de grand film. A ne pas rater.

Le déjeuner du 15 août de Gianni Di Gregorio ***
Voici quelque chose qui manquait dans le paysage cinématographique actuel: un film drôle et savoureux avec le charme suranné de la bonne vieille comédie italienne. Qui plus est sur un thème qui n'invite pas nécessairement à sourire: la vieillesse ! "Le déjeuner du 15 août" est une petite comédie italienne au charme fou. Une balade dans Rome en scooter au printemps, les courses au marché de Trastevere, des verres de chablis le soir à la fraiche, du gratin de pâte, un parfum d'Italie: ce film possède tous les ingrédients indispensables à une histoire truculente et savoureuse. On se régale !

Loin de la terre brûlée de Guillermo Arriaga ***
Comme il sait le faire Guillermo Arriaga nous propose un film puzzle et dresse 3 magnifiques portraits de femmes: Charlize Theron joue une femme meurtrie, tourmentée qui s'interdit toutes formes de bonheur. Elle semble chercher à se punir, collectionne les aventures sexuelles sans lendemain et s'automutile. Kim Basinger, revient pour notre plus grand plaisir avec un rôle tout en pudeur et fragilité: délaissée par son mari, elle trouve réconfort auprès d'un autre homme. La scène où elle montre sa cicatrice (elle a eu un cancer du sein) à son amant est magnifique et celles où elle tente de s'interdire de tromper son mari sont formidablement justes. Quant à Jennifer Lawrence, elle est la révélation du film. Elle joue la fille du personnage de Kim Basinger, perturbée par la relation adultérine de sa mère.
Les vies de ces 3 femmes vont donc s'entremêler sur 3 périodes différentes, avec en toile de fond l'amour et ses douleurs. Sans doute pour que le spectateur ait des repères facilitant la compréhension, Guillermo Arriaga a su créer 2 ambiances bien distinctes, symbolisant les différences entre le présent et le passé. Le front de mer de Portland, la pluie, le froid et des couleurs grises pour la solitude, la torture et la culpabilité de Charlize Theron. La terre brûlée du Nouveau-Mexique, le soleil, le désert et des couleurs rouges symbolisant la passion, l'amour et la violence pour Kim Basinger et Jennifer Lawrence. C'est simple mais au final très réussi sur ce point ! Ce qui ressort de ce film c'est surtout les interprétations exceptionnelles des 3 actrices, elles sont parfaites et sublimes. Guillermo Arriaga se révèle donc être, en plus d'un excellent scénariste, un très bon directeur d'acteurs. Pour ce qui est de la réalisation en elle même, il y a quelques imperfections, peu d'intensité dramatique, le scénario est sans véritable surprise et les problèmes de rythme sont récurrents. Parions que sa prochaine réalisation sera bien meilleure!

Une nuit à New York de Peter Sollett ***
Je suis allée voir ce film plus intriguée par son titre qu'autre chose (ben oui, forcément !) et j’en suis ressortie ravie ! Ce petit film est une véritable réussite, je ne m'attendais pas du tout à passer un aussi bon moment ! Les personnages sont drôles et attachants à leur manière, aussi bien le timide mais mystérieux Nick et sa bande de copains homos déjantés, que la ravissante Norah ... ils nous donnent même envie de faire partie de leur virée nocturne à la recherche de Caroline l'alcoolique (qui vomit toujours aux mêmes endroits !) et du groupe "Where's Fluffy". Le tout sur une bande son pop-rock indé énorme ! Et que dire des images de NY by night ? Bref, un film drôle et intelligent qui ne tombe jamais dans la facilité et qui donne une vision de l'adolescence beaucoup plus sympa, intéressante et intelligente que dans l'infâme bouse "LOL" ! Seul le titre français laisse un chouïa à désirer, je trouve: le titre original "Nick and Norah's Infinite Playlist" aurait vraiment dû être conservé ! A voir.

Les 3 royaumes de John Woo ***
Adaptant un mythe national avec des moyens plus que conséquents, John Woo livre avec "Les trois royaumes" une fresque épique et barbare qui témoigne d'un retour en forme plus que bienvenu (après une suite de films très moyens ces dernières années). N'ayant vu que la version occidentale, il m'est impossible de commenter vraiment le scénario (le film dure 4h40 en Chine), mais le reste est tout simplement grandiose ! La mise en scène est assez épurée tout en restant d'une virtuosité sidérante, les ralentis sont maîtrisés comme chez aucun autre cinéaste, et cette façon si particulière de filmer les corps et leurs mouvements (un style reconnaissable entre 1000) est hallucinante. Visuellement, la claque est énorme. Émaillé de combats homériques on ne peut plus spectaculaires, mis en scène avec une maîtrise rare et avec un rythme parfaitement géré, le film est passionnant de bout en bout et recèle de thèmes chers à son auteur : amitié, honneur, loyauté, courage, amour de la musique (séquence aux mouvements de caméra d'une virtuosité bluffante et riche de sens). Devant la caméra, des acteurs excellents et impliqués. Une œuvre épique (dont les meilleurs plans rappellent du "Lord of the Rings") très réussie, violente, passionnante, bref: un morceau de cinéma comme on en voit (trop) peu.

J'ai aimé

last_chance_for_lovela_vaguewelcomeduplicityjj


Last chance for love
de Joel Hopkins **
Seconde réalisation pour Joel Hopkins auquel on pourra reprocher ici un scénario et une mise en scène un peu trop convenus ou conventionnels. En réalité, "Last Chance for Love" retient notre attention pour toute autre chose, à savoir le somptueux duo d’acteurs formé par Dustin Hoffman & Emma Thompson. D'un côté, Harvey, un Américain qui a raté sa carrière, perdu de vue sa famille et se retrouve seul et de l'autre, Kate, une Anglaise célibataire, accrochée à une mère trop collante. Tous deux étant au bord du précipice, ils font connaissance dans un bar, face à leur verre d’alcool afin d'oublier leurs vies sans avenir. Cette rencontre tombe à pic, l'alchimie opère et on admire avec le sourire aux lèvres la prestation des acteurs, touchante, saisissante et drôle. Même si la fin est prévisible avant même de voir le film, c’est une comédie sentimentale plutôt agréable à voir.

La vague de Dennis Gansel *
Basé sur le livre de Todd Strasser, lui-même inspiré par des expériences menées dans une université Américaine en 1967 par le professeur Ron Jones, "La Vague" de l'allemand Denis Gansel démonte les mécanismes qui peuvent conduire au fascisme. Un professeur de lycée doit pendant une semaine faire réfléchir ses élèves sur les fondements de l'autocratie. Dans notre société actuelle une nouvelle dictature est-elle possible ? La pratique étant plus instructive que la théorie, le professeur va mettre en place une sorte de jeu de rôles et former un groupe avec les élèves, il en sera leader. Institutions de règles, discipline, obéissance, restrictions des libertés, uniformes identiques, choix du nom du groupe, d'un salut, création d'un logo, diffusion sur le net... L'expérience s'étend rapidement hors des murs de l'école, la violence apparaît et bientôt le professeur ne contrôlera plus rien.
Malgré une super idée de départ, le film est légèrement décevant au final pour la simple raison qu'en utilisant autant de raccourcis, le spectateur a bien du mal à rentrer totalement dans l'histoire. On n’y croit jamais totalement… comment une bande d'ados sans histoire pourraient-ils se faire exploiter de la sorte en une semaine ? Les changements sont trop radicaux et les clichés et caricatures se succèdent (le jeune mal aimé se transforme en officier néo-nazi en 1 ou 2 jours, l'ado aux dreds passe son temps à se rebeller...) un peu trop à mon goût. Dommage !

Welcome de Philippe Lioret **
Philippe Lioret comme a son habitude nous sert avec "Welcome" un film juste sur un thème sensible. L'interprétation est excellente, Vincent Lindon, dans son rôle d'homme désabusé et abandonné, est très crédible ainsi que l'ambiance générale qui entoure la vie de clandestins à Calais. Les acteurs sont tous très bons et le tout est servi sans mièvrerie avec un regard juste et humain, même si l’on peut regretter quelques caricatures quand même (le voisin délateur, le gentil clandestin amoureux qui veut devenir joueur de foot, etc....). Malgré quelques longueurs parfois et une fin que j’aurais aimé un peu différente, le film est poignant et profondément humain. A voir.

Duplicity de Tony Gilroy **
"Duplicity" nous propose un duo d’acteurs hyper glamours, entre un Clive Owen sexy as hell et une Julia Roberts pleine de charme, dans une comédie mettant en scène deux anciens agents de la CIA et du MI6 qui s'associent pour s'enrichir sur le dos de deux multinationales de cosmétiques. On assiste donc à un jeu d'espionnage et de manipulation rondement mené, avec une dose de glamour, de coolitude et une multitude de flashbacks qui font qu'à l'image d'un "Ocean's 11", le scénario a toujours une longueur d'avance sur le spectateur. On retiendra l'excellente composition de Paul Giamatti en CEO de multinationale, égocentrique, nerveux et prêt à tout, ainsi que le générique jubilatoire dans lequel lui et Tom Wilkinson se cassent la gueule sur le tarmac d'un aéroport. Si l'on passe un moment agréable, on est parfois un peu saoulé par les méandres narratifs croquignolesques de cette arnaque. La fin, bien que plutôt surprenante, n’arrive pas à tirer le film au delà du simple divertissement.

La journée de la jupe de Jean-Paul Lilienfeld *
Ce téléfilm, tout à fait digne de passer sur grand écran m'a révoltée, ahurie. En ce sens, l’œuvre est déjà une réussite puisqu'elle entraîne d’emblée les questions: mais que fait-on ? Que peut-on, que doit-on faire ? Comment en est-on arrivé là ? Pourtant, il ne s’agit pas, je crois, d’un film militant, politique ou "à message", et les questions qui surgissent n'en sont que plus fortes. C’est une fiction, un film noir, mais aussi une farce pleine d'humour (même si personnellement, j'aurais poussé le truc un peu plus loin dans le second degré), le tout astucieusement mené entre des scènes de huis clos, et des plongées au dehors, avec des dialogues impeccables, une alternance de moments oppressants et de détente. Le film est donc culotté, ambitieux, drôle et… effrayant. Sa puissance de narration, ses images efficaces, la qualité de son interprétation (Adjani est plutôt pas mal, pour une fois !), les portraits au scalpel des personnages secondaires (la ministre, le proviseur, le flic, sont tous admirablement créés et joués), en font une œuvre aboutie, surtout dans le cadre d'un budget que l'on devine serré et d'un tournage très rapide. A voir !

Bof

watchmen l_enquete fille_du_RER premiere_etoile

Watchmen de Zack Snyder
"Who watches the watchmen ?" Eh bien moi malheureusement j'ai watché les watchmen... Par où commencer, que dire ? Tout simplement que le générique du début est à l'image de ce que le film ne sera pas: original, intéressant, rythmé. Partant de ça, je m'attendais à un film vraiment bon sur ces super-héros qui n'en sont pas. Mais il n'en fut rien ! Les acteurs font ce qu'ils peuvent, mais on s'ennuie ferme pendant 2H43. L'incroyable profondeur de la BD originale est à peine restituée, pour laisser la place à une succession de dialogues sans intérêt, à des scènes d'action et des rebondissements vus et revus ailleurs... Le tout est saupoudré d'une violence aussi omniprésente qu'inutile, on est loin à ce niveau-là de la mise en scène stylisée d'un "Sin City" ou d'un "Kill Bill". Cerise sur le gâteau: la fin, ridicule à la limite du pathétique. En revanche, j’ai trouvé la B.O inspirée et audacieuse, il faudra retenir au moins ça. A éviter donc, mieux vaut se diriger vers la BD.

The International de Tom Tykwer
Pas grand chose à raconter sur ce film mis en scène par Tom Tykwer, réalisateur de la mauvaise adaptation du "Parfum" de Süskind en 2006. A partir d’une histoire compliquée de magouilles de grandes banques internationales, le réalisateur nous propose ici un film d'espionnage honnête mais jamais vraiment captivant et plutôt ennuyeux. Bien sûr, le film bénéficie d'un casting de choix et l'on retrouve avec plaisir Naomi Watts, (bien que son rôle soit ici plus anecdotique qu’autre chose) et l'hyper sexy Clive Owen (c'est toujours ça, non ?!). Reste que "l'Enquête" est également une invitation au voyage car en 2 heures, il nous emmène de Berlin à Istanbul en passant par le Luxembourg, Milan, Lyon et New York, où se passe par ailleurs la scène la plus excitante du film, au musée Guggenheim. Malgré tout, ce film, même s'il n’est pas non plus un navet, est quand même plutôt convenu et rapidement oubliable. Bof.

La fille du RER d'André Téchiné
"La fille du RER" ressemble à un tas de vignettes juxtaposées aurtour d'un récit creux se raccrochant maladroitement à des thèmes seulement effleurés, parmi lesquels la manipulation médiatique était le plus porteur, mais qui reste hélas à l'état de l'exposition, de l'ébauche. Qu'a donc voulu montrer le réalisateur ici ? A quoi, à qui, s'intéresse-t-il (et prétend nous intéresser) ? Si le seul liant du brouet servi est finalement la solitude, voire les fêlures des personnages, comme ont cru le déceler certains admirateurs, c'est un peu court ! Voilà, me semble-t-il, plusieurs films déjà que Téchiné ronronne sur ses seuls acquis esthétiques, encore manifestes ici, mais sans son talent pour filmer des tranches de vie, il y aurait de quoi rester très perplexe.

La première étoile de Lucien Jean-Baptiste
Ce premier film de Lucien Jean-Baptiste est assez inégal. A l'actif, le film propose une satire amusante de la communauté antillaise, un regard critique sur le racisme ordinaire, lequel, même s'il est plus bête que méchant, reste du racisme et quelques gags assez drôles. Au passif, des plaisanteries usées ("le petit noir" pour le café), une mise en scène parfois maladroite, une narration déséquilibrée et une fin qui n'en est pas une. On dirait que le réalisateur, soulagé d'avoir mis en boîte sa pellicule en sachant qu'il y en a pour 90 minutes de projection, plante là sa caméra et prie le spectateur d'aller voir ailleurs. Espérons que ce début assez gauche dans la mise en scène, sera suivi d'une œuvre plus dense et mieux maîtrisée. Au final, on regarde ces aventures floconneuses sans ennui, mais sans grand plaisir non plus.

J'ai pas aimé

cyprien coco

Cyprien de David Charhon
Réalisé avec les pieds, "Cyprien" est à peine digne d'un film de campagne de BDE: transitions powerpoint, décors hideux, construction narrative poussive... bref, tout y est ! Ce ne serait pas si grave si au moins c'était drôle mais les rares éclats de rire sont le plus souvent aux dépens du film ! On a le tenace sentiment qu'Elie Semoun a comblé son manque d'inspiration en faisant un film d'une bien-pensance navrante sur l'acceptation de soi et des autres (surtout quand on est laid et marginal). Le scénario est nul et inconsistant, Elie Semoun énervant à souhait, la brochette d'acteurs fait sincèrement peur à voir tellement ils ne sont pas crédibles (qu'allaient donc faire Deneuve et Laurent Stocker dans cette galère ?!!), les gags sont poussifs et pas drôles... Bref, ce n'est qu'une succession de clichés bâteaux à souhait, sans aucun intérêt. A éviter !

Coco de Gad Elmaleh
Quelle mascarade affligeante… Si je devais qualifier ce truc inepte je ne pourrais employer qu'un euphémisme et dire que "Coco" est une incommensurable daube intersidérale. Pas de scénario, des acteurs en roue libre surjouant comme jamais et surtout une réalisation et un montage dignes des films de vacances au Club Med de mon grand-père. Il parait que ce truc est une comédie ??! On aurait pu me prévenir pour que je tente au moins de sourire une fois ! Il y a quelques années, j'avais du respect pour Gad mais faut quand même avoir pris un sacré melon pour s'auto-proclamer réalisateur et commettre un tel chef-d'oeuvre de médiocrité. Malheureusement les chiffres du box office ont l'air de nous mener droit à un soi-disant succès populaire frelaté qui ne reflète absolument pas la désillusion à la sortie de la salle de ciné. Alors si vous avez eu l'intelligence de ne pas encore être allé voir cette bouse, surtout ne commettez pas la même bêtise que moi et passez votre chemin, vous ferez une bonne action envers le cinéma français.

Posté par BlissNYC à 08:00 - Le cinéma dans tous ses états - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 mars 2009

Séraphine: le rattrapage

Après l'avoir raté de peu il y a quelques mois dans les salles obscures, j'ai enfin pu voir "Séraphine", le film de Martin Provost, récemment ressorti en salle grâce à son César du meilleur film. Je dois dire que le film m'a vraiment marquée. Enfin, pas tant le film en lui-même, à vrai dire, mais plutôt l'histoire de cette artiste dont je ne connaissais quasiment rien avant de m'asseoir dans la salle de ciné. Quelle vie... Marquée par la misère, la solitude, les travaux de ménage qui occupaient toutes ses journées en échange de quelques écus qui lui permettaient de s'approvisionner en matériel de base pour ses activités nocturnes. Évidemment, elle n'a jamais eu aucune formation artistique et c'est comme intuitivement (guidée par Dieu, selon ses termes) qu'elle s'est mise à concocter elle-même ses couleurs qu'elle répandait sur des toiles à même le sol de sa mansarde, à la lueur de bougies. Et quelles toiles !

affiche

Pour en revenir au film, j'ai trouvé le déroulement assez long mais plutôt bien pensé. Le manque de détails sur la vie de Séraphine est comblé par des ressentis (images, sons, lumières, couleurs... c'est assez incroyable). Difficile de s'empêcher de faire le parallèle avec l'histoire de Camille Claudel. La similitude de ces deux destins est frappante: deux artistes de génie, deux femmes, deux fins identiques... Et que dire de la prestation de Yolande Moreau, exceptionnelle une fois de plus. Elle est tout simplement parfaite dans ce rôle, touchante de simplicité et d'humilité. En bref, un beau film à voir et qui donne envie de découvrir cette artiste étonnante.

Seraphine

Comme vous avez pu le comprendre, voir le film m'a donné envie de me rendre au musée Maillol qui propose une expo, "Séraphine de Senlis", à voir jusqu'au 30 mars. Initialement l'exposition devait s'achever le 5 janvier dernier mais le succès du film a décidé les organisateurs à prolonger. Après l'avoir vue passer ses nuits à concocter des petites recettes et à peindre en chantant des psaumes, c'est émouvant de voir ses tableaux "en vrai". Son amour de la nature explose, les couleurs sont éclatantes. Aussi bien par besoin que par génie, Séraphine Louis a glané ses pigments un peu partout, en parfaite autodidacte. Elle recyclait à merveille. La terre, les fleurs, la cire fondue des cierges d'église, le sang du cochon encore chaud ... seront autant de petits secrets qui lui permettront de composer de grandes œuvres. Comme celle-ci, intitulée "Les fruits", huile sur toile peinte vers 1928, donnée par Wilhelm Uhde en 1938 au Musée de Grenoble.

les_fruits

Comme on le voit dans le film, c'est la nuit que Séraphine peint. Des tableaux "naïfs" de plus en plus grands, de plus en plus beaux, de plus en plus complexes. Qui n'ont pas grand chose à envier aux toiles du Douanier Rousseau, qu'elle n'a jamais vues d'ailleurs. Et comme les images ont parfois plus de poids que les mots, je vous laisse en compagnie de plusieurs toiles de l'artiste. A en juger par l'affluence, le film a touché beaucoup de monde. Et tant mieux !

seraphine_louis1    seraphine

C'est où ?
Musée Maillol
61 rue de Grenelle (7è) - M° Rue du Bac
Ouvert tous les jours sauf mardi et jours fériés, de 11h à 18h.
Jusqu'au 30 mars.

Posté par BlissNYC à 08:00 - Le cinéma dans tous ses états - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 mars 2009

Valse avec Bachir

DVDReparti hélas bredouille du dernier festival de Cannes et des Oscars (nominé dans la catégorie "meilleur film étranger"), "Valse avec Bachir" est pourtant un film qui marque les esprits bien longtemps après l'avoir vu. Sans doute l'un des meilleurs films d'animation de l'année 2008. Je vous en avais déjà un peu parlé lors de sa sortie ciné l'été dernier en vous confiant à quel point ce film est à la fois original (par sa forme) et puissant (sur le fond). Documentaire utilisant avec une originalité déconcertante les procédés d'animation, le film nous conte la propre histoire du réalisateur Ari Folman, son parcours pour retrouver sa mémoire oubliée alors que, jeune soldat israélien, il participait à la guerre du Liban. Interrogeant ses anciens camarades, retranscrivant au fur et à mesure ses souvenirs renaissants jusqu'à l'ultime cauchemar traumatique que fut le massacre de Sabra et Chatila, on vit réellement l'histoire (avec un petit et un grand H) avec lui, comme une expérience sensorielle. L'horreur de la guerre et l'effroi que l'on ressent sont d'une puissance rare et le tout est traité avec une justesse dénuée de manichéisme. Décidément un grand film, à voir et à revoir (le film est dispo en DVD depuis mercredi).

Petits +++ sur le DVD Collector: la complexe genèse du film, un interview du réalisateur Ari Folman, l'accueil du film à Cannes, une scène coupée sur la mort de Bachir, un entretien avec le politologue Joseph Bahout (spécialiste de la guerre au Liban), un extrait du JT de l'époque sur le massacre de Sabra et Chatila, et dix superbes planches issues de la BD du film, éditée chez Casterman.

bachir

Merci à Chez-les-filles et les éditions Montparnasse pour ce magnifique film qui a toute sa place dans ma DVDthèque.

Posté par BlissNYC à 19:10 - Le cinéma dans tous ses états - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 mars 2009

Review Ciné de Février

J'ai adoré

afficheL'étrange histoire de Benjamin Button de David Fincher ****
Ce film est une œuvre rare, une de celles qui nous font comprendre et réaliser pourquoi et à quel point on aime le 7ème art. A la croisée de "Forrest Gump" et de "Titanic", David Fincher (excellent, une fois de plus) nous compte une histoire d'amour impossible entre deux êtres qui vont vivre leur vie de façon diamétralement opposée en prenant pour base une nouvelle de Fitzgerald. Le scénario est bon et solide, la mise en scène de qualité, le montage est classique mais tient la route, la photo est sobre mais très poétique (comme le film), et le film ne bascule jamais dans la mièvrerie, la niaiserie ou la morale. Sa philosophie m'a plu, plusieurs scènes m'ont marquées (dont la scène de la guerre sur le bateau, celle de l'accident avec le taxi...); on redécouvre le XXe siècle, sa musique (jazz des années 30, les Beatles, les années 80) et ses événements tragiques qui ont marqué à jamais l’histoire de l’humanité (Seconde guerre mondiale, cyclone Katrina...). Brad Pitt et Cate Blanchett sont sublimes et donnent au film une intensité dramatique qui va crescendo tout le long. J’ai beaucoup aimé "Slumbdog Millionaire" mais "Benjamin Button" méritait plus que 3 oscars, quand même !

1

2


afficheGran Torino de Clint Eastwood ****
Dans ce film, on reconnait la patte Eastwood de bout en bout. La réalisation est magnifique, les plans sont splendides, ainsi que la photo avec ses effets de clair obscur qu’il maitrise à la perfection (on le voit déjà sur l'affiche). Les thèmes abordés sont également ceux qui lui sont chers : les douleurs anciennes et cachées, la vengeance, la rédemption... Parfait dans son rôle de vieux bougon politiquement incorrect, il se joue aussi du spectateur (comment ne pas voir le clin d'œil qu'il fait à son personnage crépusculaire de "l'Homme des hautes plaines" quand il demande à se faire tailler la barbe ? et que dire du "règlement de compte" final, sorte de miroir déformé de celui qui termine "Impitoyable" ?). Mélange d'humour et d'émotion, la première partie du film présente un Clint Eastwood ultra-caricatural qui en fait des tonnes dans l'incarnation de l'américain facho type qui a connu l'horreur de la guerre, son jeu délicieusement ironique est un régal, tout comme les gros traits d'humour et les blagues potaches qui traversent l'ensemble de l'œuvre, avant que le film ne prenne un virage à 180 degrés. En deux plans, Clint Eastwood nous bouleverse et touche au sublime. Cette simplicité première est alors renversée par une subtile réflexion sur la famille et l'amitié. "Gran Torino", sorti peu de temps après le sublime "L'échange" nous hante longtemps après la projection alors qu'à première vue rien ne laissait présager un tel bouleversement. C'est ça la marque d'un grand cinéma. Un film simple, dépouillé, qui cache des trésors d'intelligence et de subtilités. Une œuvre complexe qui confirme que Clint Eastwood est l'un des plus grands cinéastes de notre époque. Chapeau bas !

1 
2


J'ai aimé

volt Ce_que_penses_les_hommes the_wrestler le_code_a_chang_
au_diable_staline Boy_A

Volt, Star malgré lui ***
On a cru perdre Disney un instant, dans les méandres affligeantes de "Chicken little" et autres "The Wild". Heureusement, à la tête de la production ici, John Lasseter, qui semble donner du mordant à une entreprise qui, à priori, avait tout du Disney moderne: histoire rabâchée sur le droit à la différence, discours sur la tolérance et la famille sur fond d'hystérie visuelle pas belle du tout... et pourtant, "Volt" tire son épingle du jeu ! Il y a une patte Pixar derrière tout cela, et ça se sent: finesse du scénario, subtil traitement des valeurs morales, travail sur l'expression humaine des animaux, critique acerbe du pouvoir hollywoodien, mise en scène douce et virtuose à la fois, suivant les séquences et, pardessus tout, une réelle émotion qui se dégage de ce chien pas comme les autres. Doté d'une ribambelle de personnages hilarants (le hamster geek et les pigeons en bande sont particulièrement savoureux) et attachants (Volt et Mitaine), cette aventure visuellement merveilleuse a de quoi ravir sans peine les grands et les petits, avec cette alchimie propre à Pixar, de mêler émotion et gags pour tous les âges, à un sous-texte dense. Comment ne pas rire dans cette grandiose fin pleine d'ironie où les studios hollywoodiens prennent feu? La mise en abyme du cinéma à gros budget, qu'il égratigne violemment dans certaines séquences déjà cultes et le parallèle sur le film dans le film et le monde du cinéma qu'il dépeint, prennent réellement vie à l'écran, à partir d'images qui moquent sans rougir les aberrantes injustices qui régissent Hollywood, et les baratineurs mercantiles continuant à détruire l'image artistique américaine. Esthétiquement, rien à reprocher au film, dont les couleurs et les mouvements de caméra impressionnent, en particulier dans les séquences propices à la 3D (la scène d'ouverture est un moment anthologique). Certes le schéma est classique, très Disneyien pour rester accessible aux plus jeunes, mais le film vaut vraiment la peine !

Ce que pensent les hommes de Ken Kwapis ***
C’est rythmé, bien écrit, subtil sans être grave, mièvre sans être écœurant et l'alchimie s'opère tout du long. Certes, quelques-uns pourront être désappointés de voir le film osciller entre l'étude de mœurs et la comédie gentiment guimauve sauce Hugh Grant (c’est pas péjoratif, je l’adore roooh). Cependant, ce qui pourrait-être perçu comme une hésitation peut tout aussi bien se ressentir comme un subtil numéro d'équilibriste où l'ensemble des protagonistes savent donner le meilleur de chacune des situations (un peu comme dans la vie, enfin c’est ce qu’on essaie de faire). Bref, peut-être que certains d’entre vous trouveront ce spectacle mièvre ou étrangement calibré par rapport aux autres comédies du genre... Pourtant ces deux critères qu'on présente comme des faiblesses sont aussi les deux grandes forces d'un spectacle qui sait avant tout se faire honnête, efficace et rafraichissant; trois qualités qui aujourd'hui se font suffisamment rare dans un même film pour qu'on daigne au moins s'y risquer ! Bref, une gentille comédie romantique chorale qui certes n'invente rien mais fait passer un très agréable moment.

The Wrestler de Darren Aronofsky ***
On connaissait le metteur en scène tape-à-l'oeil de "The Fountain" et le virtuose de "Pi" et "Requiem for a Dream". Cette fois-ci, Aronofsky range les effets au placard et signe son film le plus sobre et le plus juste, mais aussi le plus émouvant. En mettant de côté ses envies de prouesses techniques, la mise en scène d'Aronofsky, d'une précision inouïe, sert son propos et ces thèmes de la chute et de la rédemption, avec intensité et brio. Mickey Rourke "The Ram" nous emporte dans son chemin de croix avec une justesse rare, qui fait forcément écho à sa propre existence. Laissé pour compte, gâchis, amertume, lueur d’espoir, combat, souffrance, tout y est. D’un dépouillement total, la réalisation est en osmose avec la narration, et les seconds rôles (dont l’excellente Marisa Tomei) participent à ce très bon moment de cinéma. A voir !

Le code a changé de Danièle Thompson **
"Le code a changé" est une comédie plaisante, sans prétention et qui nous permet de passer un agréable moment. Dans ce film, le duo (mère/fils) Danièle/Christopher Thompson persiste et signe dans ce qu’il sait faire de mieux: des dialogues bien écrits et rythmés, un sens aigu de l’observation, le tout saupoudré de touches d’émotion et de gravité. Le résultat ? Une énième comédie chorale où comme dans "Fauteuils d’orchestre", l’univers chic et bobo parisien s’effrite sous l’œil avisé de la caméra. Doté d’un casting VIP (Karin Viard, Dany Boon, Marina Foïs, Patrick Bruel, Emmanuelle Seigner, Christopher Thompson, Marina Hands, Patrick Chesnais, Laurent Stocker & Pierre Arditi), on déguste avec eux un repas de fête qui sans qu’ils s’en rendent compte, va vite les changer (derrière l’hypocrisie et les mensonges de chacun). Un film sympa à voir une fois. 

Au diable Staline, vive les mariés ! de Horatiu Malaele et Vlad Paunescu ***
Le 5 Mars 1953, Staline disparaissait, laissant certes derrière lui un héritage politique et culturel irréprochable (mouahahah) mais semant malheureusement aussi la zizanie dans un petit village Roumain, la faute à un deuil national obligatoire qui ne permettra pas à deux jeunes mariés de fêter dignement leur alliance. "Au diable Staline, vive les mariés" relate donc ce fait divers fictif de façon débridée, maniant avec brio l'autodérision et quelques pointes russophobes. On vit l'histoire du côté des villageois de l'Etat satellite, une joyeuse troupe d'énergumènes, et on rit des clichés aujourd'hui encore en vogue à l'égard des PECO et de leurs chers paysans: répugnants, misogynes, auteurs d'actes en-dessous de la ceinture discutables, archaïques, ils sont gros et sentent mauvais, transpirants, bagarreurs, primaires, j'en passe et des meilleures...! A côté de cela, on voit le Parti et ses cadres, ridiculisés par les locaux et les vrais, les purs, les durs (les Russes quoi !), d'affreux fanatiques sanguinaires qui pillent, violent et tuent sans remords ! Bref, comme vous l'aurez compris, "Au diable Staline, vive les mariés !" ne brille pas toujours par sa finesse. Très bruyant dans sa première partie, il fait un peu penser aux comédies italiennes des années 50 ou à certains films de Kusturica. Puis, sans baisser le pied en matière de rythme, il se calme un peu au niveau sonore et gagne en intensité (la scène du repas est culte !). Une suite de bonnes idées caractérise donc ce film qui ne manque pas d'imagination et parvient à ne jamais s'essouffler !

Boy A de John Crowley ***
Boy A" aborde un sujet difficile (la réinsertion sociale de très jeunes assassins à leur sortie de prison) traité sans pathos mais avec sensibilité. Ce film dénonce une situation propre au Royaume-Uni où les photos d'anciens condamnés libérés circulent dans la presse trash, empêchant ainsi tout anonymat et toute rédemption. Remarquable interprétation d'Andrew Garfield (fragile comme un jeune oiseau au bord du nid avant de prendre son envol) et de Peter Mullan (en assistant social qui réussit mieux avec son protégé qu'avec son propre fils) filmés en plan serré pour mieux comprendre et vivre leur situation. Beaucoup de scènes très émouvantes dont celle de l'ouverture de la boite à chaussures ou l'image de fin. A voir parce que malgré la gravité du sujet, ce film est plein de tolérance et d'espoir.

Bof

vendredi_13 Bellamy

Vendredi 13 de Marcus Nispel
Auteur du remake de "Massacre à la Tronçonneuse", Marcus Nispel récidive ici avec une relecture du "Vendredi 13" de Sean S. Cunningham, sorti 29 ans plus tôt. Hélas, son film n'est pas à la hauteur des espérances, et on assiste à un jeu de massacres entre Jason, le tueur au masque de hockey et une troupe d'ados tous aussi cons les uns que les autres. On ne peut même pas retirer une once d'originalité du côté des meurtres, même s’il faut reconnaitre que certains font sourire (au mieux). Ca faisait un peu bâclé quand même ! Et puis, depuis quand il court Jason ?! En remakant les 3 premiers "Vendredi 13", ils sont un peu passés à côté de l’essentiel et c’est dommage. Seule l'atmosphère obscure et brumeuse du Camp Crystal Lake sauve le film du naufrage total. Une vraie déception, vu le potentiel du film.

Bellamy de Claude Chabrol
Pour la première fois de leurs carrières respectives Chabrol et Depardieu se croisent sur grand écran. Pour ses cinquante ans de métier, le metteur en scène nous offre un film assez moyen. La mise en scène est très vieillotte et mollassonne, ça fait penser à un bon vieux "Maigret", plutôt lent et très pépère. L'histoire est somme toute assez banale et l'intrigue policière assez simple mais, comme souvent chez Chabrol, on retrouve son lot de bons mots et de dialogues savoureux. Depardieu s'en sort très bien, je trouve que le personnage lui va bien. Jacques Gamblin est très ambigu dans un rôle à plusieurs visages, mais encore une fois excellent. Clovis Cornillac joue, comme bien souvent, une brute épaisse mais il est plutôt convaincant. Mention spéciale pour Marie Bunel dans un rôle tout en nuances et en douceur. En résumé, pas le meilleur Chabrol, avec un film sans rythme, une mise en scène minimaliste et des personnages bien troussés qui prennent vie et intérêt grâce à une très belle distribution. Un peu trop classique et fatigué.

J'ai pas aimé

LOL ricky meilleures_ennemies

LOL de Lisa Azuelos
Je vais surement me mettre à dos toute la blogospère féminine qui a plus ou moins encensé ce film à sa sortie mais je n'ai pas aimé "LOL". Parce que ce film ne m'a pas parlé, qu'il représente une certaine jeunesse "dorée" parisienne (enfin moi, j'étais en prépa à Janson de Sailly dans le 16è et les jeunes de "LOL" c'est du pipi de chat à côté !) et que je refuse d'imaginer que toute la jeunesse ressemble à ça (et heureusement). Sérieusement, v
ous en connaissez beaucoup, vous, des ados qui dorment toutes les nuits avec leur copain/copine ? Qui lisent le journal de papa devant leur croissant ? Qui vont en boite à 1h du matin en semaine ? Ici, les jeunes sont tous de mauvais élèves, fument des joints, boivent, couchent et font tous la teuf chez eux, après avoir drogué la grand-mère un peu trop gênante. Pitié... ! Ce film, on n'y croit pas un seul instant. Le pire ? Dans cette foule de jeunes coiffés au gel DOP fixation extrême, il y a l'héroïne, tête à claque balançant des phrases "philosophiques" sans queue ni tête qui pense sérieusement avoir de vrais problèmes à 17 ans ! Non mais je rêve ?! Quand je vois ce film, je me dis que je n’ai jamais été ado et que j’ai du directement passer de l’enfance à l’âge adulte sans m'arrêter sur cette case égocentrique et ridicule. Et tant pis si ça fait de moi quelqu’un de blasé et de cynique ! Non, mais c’est vrai, les petits bourges du 16è qui se font leur rébellion à coups de coït dans les chiottes, de "wow chui bourrée, j'ai bu un Panach, hihihi mdr kikoo lol !" et de pétards ou de "wow j’aligne 3 accords de guitare et je me transforme en BB Brunes"... ça me fait à la fois hurler de rire et me donne envie de coller des tartes ! C’est quoi cette génération d’incultes  et de moutons stéréotypés incapables de penser par eux-mêmes ? La réalisatrice, loin de décrire l'adolescence dans sa diversité, la caricature monstrueusement…
Affligeant, vide, mal joué, débilitant… Je ne comprends absolument pas le ramassis de critiques positives que j’ai pu lire un peu partout sur le net. On a bien vu le même film ?


Ricky de François Ozon
Le dernier film de François Ozon est une œuvre qui défie les lois élémentaires de l’analyse. Un film fantastique ? Une fable sociale ? Un drame humaniste à visée poétique ? Un thriller métaphysique ? Ou une pochade, une pitrerie, un attrape-nigaud ? A vrai dire, les mots me manquent pour décrire ce reportage animalier (avec comme star un humain avec des ailes de poulet… manque juste la sauce nuggets). Ironie mise à part, les prestations d'Alexandra Lamy et Sergi Lopez ne réussissent pas à faire oublier l'absence de scénario (crédible). Même le moment clé du film (qui aurait mérité de ne pas être divulgué dans la BA pour garder un minimum d'intérêt pour le spectateur....) est traité d'une façon extrêmement simpliste. Tout dans ce film sonne faux, la plupart des scènes donnent une tonalité ridicule et pathétique à l'ensemble, entre métaphores ratées et plans totalement bidons et inutiles (voire risibles : la scène où Alexandra Lamy mesure les ailes de poulet au supermarché ou quand Ricky s’envole au rayon jambon Herta… lamentable). Au final, les personnages n'ont aucune profondeur et laissent vraiment indifférents, même Ricky. A zapper !

Meilleures ennemies de Gary Winick
Je savais de quoi parlait ce film mais je m'attendais au moins à un film drôle avec des vacheries à la hauteur d'un scénario malin… Et bien, c’est raté ! Ce film est un ramassis de clichés, avec des gags pas drôles, des dialogues nuls et j'en passe. Encore un film de filles hystériques sur le mariage qui laisse penser que nous les femmes, pauvres brebis pathétiques à qui le féminisme n’a pas profité, nous n’aspirons toutes qu’à la même et unique chose (le but ultime en fait): se marier et avoir des enfants ! Visiblement, Hollywood semble penser que toutes les femmes sont des hystériques pour qui le tandem mariage/bébé est indispensable à l’épanouissement ! Merci pour les clichés !

Posté par BlissNYC à 08:45 - Le cinéma dans tous ses états - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 février 2009

Vendredi 13

Parce que c'est vendredi 13 et que ça fait peur, dès le matin, non ?!!

En fait ce nouveau remake de Jason va trucider tout le monde comme d'hab' et c'est toujours lui qui gagne parce que c'est le plus fort "Vendredi 13" n'est pas fantastique, malgré les clins d'œil aux premiers films cultissimes du même nom. Et grande question: depuis quand il court, Jason ? (sont fous les scénaristes !).

Jason

Moi, je préfère largement l'original quand même: kitsch à mort, ultra violent in an old fashionned way (mais ça nous fait quand même flipper hein, avouez), Kevin Bacon en ado prépubère et l'ultime rebondissement à la fin... Ahh, y'a pas à dire, JASON: on t'aimeeee !

vendredi_13

Posté par BlissNYC à 06:50 - Le cinéma dans tous ses états - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 février 2009

Review Ciné de Janvier

J'ai adoré

affiche_1Slumdog Millionaire de Danny Boyle ****
De retour sur nos écrans deux ans après l'excellent film de science-fiction "Sunshine", le très éclectique Danny Boyle est en excellente forme et il nous le fait savoir avec cet exceptionnel "Slumdog Millionaire", inspiré du roman de Vikas Swarup. La mise en scène de Danny Boyle est exceptionnelle, on y retrouve sa patte tout en se permettant de citer ouvertement des réalisateurs d'Inde du Sud. Certains lui reprochent un manque de sobriété. Moi, je crie au génie visuel ! Danny Boyle rend beau même les pires bidonvilles de Bombay (ou Mumbai), et apporte de l'esthétisme à chaque plan, même dans les scènes les plus dures. La photographie est tout simplement sublime. La B.O est fantastique et déjà cultissime... quel plaisir de retrouver A.R. Rahman (accessoirement le meilleur compositeur indien !) qui signe là une des meilleures bande-originales de sa carrière. Sans oublier d'excellents comédiens qui parviennent à transmettre les émotions que le metteur en scène britannique souhaitait véhiculer.

Pour résumer, Danny Boyle réussit ici une rare et difficile combinaison au cinéma : une histoire populaire, un scénario construit intelligemment, une réalisation virtuose et originale, un environnement neuf et atypique (inutile de vous dire que j'ai furieusement envie d'aller en Inde maintenant !); le tout en symbiose avec une B.O excellente !
Bref, si "Slumdog Millionaire" est officiellement un film occidental, il reste profondément indien et ce n'est pas là la moindre prouesse réalisée par Danny Boyle. Bravo !

1 
2 
3

affiche_2Les Noces Rebelles de Sam Mendes ****
Onze ans après "Titanic", le réalisateur britannique Sam Mendes réunit Kate Winslet et Leonardo DiCaprio pour les marier dans une banlieue américaine, au milieu des années 50. "Les Noces rebelles" n'a de commun avec son illustre prédécesseur que d'être le récit d'un naufrage. La cruauté du scénario est aiguisée par l'aura romantique qui entoure aujourd'hui encore le couple de stars. Le terme de récit n'est d'ailleurs pas vraiment exact car même si le scénario suit (à quelques retours en arrière près) la chronologie de ce mariage, son découpage presque théâtral en séquences symptomatiques rapproche plutôt "les Noces rebelles" de la dissection. Sam Mendes avait déjà traversé l'océan pour filmer en banlieue, au temps de son premier film, "American Beauty", en 2000. Aujourd'hui, l'ironie presque satirique qui s'exerçait à l'encontre des personnages (Kevin Spacey en père de famille libidineux, Mena Souvari en Lolita...) a laissé place à un regard froid, à peine souligné d'un trait de désolation.

L’intrigue se déroule ici dans le Connecticut des années 50 mais ce n’est finalement qu’un détail tant ce film a une portée intemporelle et universelle. Si ces "Noces rebelles" font l’effet d’un coup de poignard dont il faut un temps certain pour se remettre, c’est autant pour son dénouement terriblement fort et magnifiquement cruel que pour les questionnements que ce film suscite et auxquels chacun a forcément été confronté, un jour ou l’autre. Le schisme potentiel entre ce que l’on est, ce que l’on voudrait devenir ou ce que l’on a rêvé de devenir. Les idéaux de jeunesse face à la réalité de la vie familiale. Le courage d’échapper à une vie médiocre, confortable et conformiste ou la facilité, la lâcheté même, de s’y conformer. La facilité de suivre une existence tracée ou le courage de se rebeller contre celle-ci.
Kate Winslet, par son jeu trouble et troublant, incarne à la perfection le personnage d'April: la complexité et la douleur de ses tourments, l’ambivalence de cette femme que le conformisme étouffe progressivement. Avec son air d’éternel adolescent maladroit, ne sachant prendre sa vie en mains, Leonardo DiCaprio, quant à lui, trouve là un excellent rôle et prouve une nouvelle fois l’étendue de son jeu.
Bref, un film intemporel, universel, d’une force et d’une cruauté aussi redoutables qu’admirables, servi par deux comédiens exceptionnels et une réalisation virtuose. A voir de toute urgence !

1 
2 
3

J'ai aimé

il_divo twilight louise_michel 
yes_man walkyrie Le_bal_des_actrices

Il Divo de Paolo Sorrentino **
Voilà un film historico-politique terriblement noir, cynique et pessimiste. D'après un personnage parmi les plus influents et puissants de l'Italie d'après-guerre, Paolo Sorrentino décrit en fait les difficultés d'être au pouvoir. Le scénario est riche et particulièrement intelligent en évitant les écueils du genre (neutralité, objectivité, suppositions). La mise en scène est particulièrement inspirée avec des plans inventifs hors de tout académisme. Sur la forme, cette biographie non autorisée et mise en images - somptueuses - d'Andreotti mérite tous les éloges : un "prix du Jury" à Cannes en 2008 largement mérité (mise en scène sophistiquée, montage à l'unisson, soutien musical parfait...). Mais, en dépit du "glossaire" du début, les subtilités de la vie politique italienne sont assez difficiles à appréhender pour un français peu versé dans les arcanes de celle-ci : les intrigues qui se superposent et se développent, portées par la structure éclatée du récit, et qui font le fond du film, le chargent finalement un peu trop pour en faire une charge parfaitement efficace contre les déviances du pouvoir, à portée universelle (c'est-à-dire lisible sans connaissance fine du contexte). Reste un bon film baroque et un portrait d'un "Divo", qui éblouit par sa dramaturgie.

Twilight de Catherine Hardwicke **
J'avais déjà beaucoup aimé les films de Catherine Hardwicke "Thirteen" et "Lords of Dogtown" qui sont des films sur l'adolescence (que personne n'a taxé de films pour ados boutonneux). L'adolescence est un vaste sujet, souvent délicat à aborder par peur de tomber dans la guimauve ou les clichés de films romantiques/high school. Je n'ai pas été déçue par le travail de l'équipe pour le film "Twilight". Bien que différent du livre, on retrouve avec grand plaisir l'atmosphère humide de l'état de Washington et la complicité entre les deux héros (pas autant que dans le livre, mais tout de même). Les photos et le traitement de l'image sont très bons, les acteurs sont vraiment bien choisis, la bande son est de qualité. Ce film se regarde avec plaisir, et bien qu'il dure plus de 2h, le temps passe très vite grâce à un savant mélange d'action et de romance. Bref, pour résumer, ce film est un bon divertissement, assez bien adapté du roman best-seller. Que demander de plus pour passer un bon moment au ciné, ou sous la couette avec un chocolat chaud quand le DVD sortira ?!

Louise Michel de Benoît Delépine et de Gustave Kervern **
Il y a des films qui ne prennent pas de risques côté humour rabattant ce qu'on a déjà pu voir. Et d'autres comme "Louise Michel" qui se permettent de rire de notre société capitaliste, de la mort, des tensions entre adultes - hommes/femmes. Le ton est donné dès les premières secondes et chacun va en prendre pour son grade. Tant d'audace et d'ingéniosité ne peuvent que être salués ! Réaliste et attachant, le film est servi par des acteurs investis et des seconds rôles hilarants. Certes, il y a quelques longueurs et par moment, on voudrait que le film avance plus vite, mais il est montré des personnages qui ne savent pas où ils vont et ni qui ils sont dans un monde en perpétuel changement. Et en dépit de tout, on se reconnaît en eux ! Totalement politiquement incorrect !

Yes Man de Peyton Reed **
Jim Carrey est de retour dans une... comédie ! Et une comédie plutôt réussie. C'est le prototype même du film calibré autour d'un acteur comique talentueux et une idée sympa assez originale. L'histoire est assez convenue, c'est assez cousu de fil blanc mais j'ai été touchée par la petite philosophie de comptoir du film (aide-toi, la vie fera le reste... c'est un peu ça finalement !). Loin d'être ridicule dans son rôle, Carrey campe très bien son personnage, il n'en fait pas des caisses comme dans certains films qui datent d'il y a quelques années et la sauce prend plutôt bien ! Zooey Deschanel, craquante et pimpante à souhait, nous embarque en un clin d'œil. Bref, un film agréable doté d'un bon petit scénario possédant des moments vraiment très drôles ! Très bon pour se changer les idées.

Walkyrie de Bryan Singer **
Je dois avouer que les premières minutes du film m'ont légèrement décontenancée ! Voir des allemands s'exprimer dans la langue de Shakespeare et interprétés par une brochette d'acteurs anglo-saxons, voila qui est pour le moins déconcertant ! Thank God, les acteurs sont plutôt bons et parviennent assez vite à faire disparaitre cette désagréable impression que quelque chose cloche ! Les acteurs sont justement le point fort de ce film: une pléiade de grands comédiens qui parviennent pour la plupart à se mettre en valeur et font un peu oublier les points faibles du film.
Les points forts tout d'abord. Le thème a l'avantage d'avoir été assez peu voire pas du tout traité par Hollywood. Pourtant le sujet est vraiment palpitant et méritait vraiment d'être traité au cinéma. La mise en scène, très sobre à mon goût, à l'image du jeu de Tom Cruise, a le mérite de ne pas parasiter le fond avec des effets grandiloquents sur la forme (et c'est tout à l'honneur de Singer dont on pouvait redouter un zèle superflu). Mais cette grande sobriété a une contre-partie, c'est l'impersonnalité. Et Cruise y est pour beaucoup. Son jeu minimaliste aurait pu être appréciable s'il n'avait pas tant ôté l'humanité de son personnage. Le Comte Von Stauffenberg est montré comme un héros certes, mais un peu trop inébranlable. Et cette "perfection" du personnage fait pencher le film du côté d'un manichéisme dont il aurait pu s'éloigner en soulignant un peu plus les ambitions personnelles des résistants putschistes. Mais bon, c'est Hollywood: il y aura toujours des gentils et des méchants ! En conclusion, si on passe sur certains écueils habituels des films américains, c'est un bon film qui, en plus de divertir à merveille, se permet de donner une petite leçon d'histoire. Preuve qu'il n'y a pas de plus grands héros que ceux qui ont réellement existé.

Le bal des actrices de Maïwenn **
Après avoir vu le premier film de Maïwenn, "Pardonnez-moi", qui repasse en ce moment sur le câble et que j'ai trouvé plutôt convainquant, j'étais vraiment très curieuse de voir "Le bal des actrices". Maïwenn invente un style qui n'appartient qu'à elle, sur un ton de semi-documentaire et de semie-fiction; un vrai style nouveau, voire novateur qui donne à comprendre ce que l'on ne voit pas. C'est fort ! Autour d'une idée originale, une succession de portraits, entrecoupés d'interludes musicaux chorégraphiés, farfelus mais bienvenus, Maïwenn dresse un portrait sans complaisance du ciné français ! On se prend à imaginer ce que Maïwenn aurait fait d'Adjani, si cette dernière avait eu le courage d'accepter de jouer dans le film !
Un film créatif, qui mêle intelligence, originalité, sensibilité et drôlerie. Hors des sentiers battus !

Bof

Che Espions

Che-L'Argentin de Steven Soderbergh
Faire un film sur Che Guevara c'était d'abord se risquer à tomber dans la caricature ou la facilité, et malgré la longueur (pour ne pas dire la lenteur prononcée !) du propos servi par la très bonne performance de Benicio Del Toro on ne peut honnêtement que constater l’échec de Soderbergh ! Le portrait dressé de Guevara est empli de clichés, la jungle, l'uniforme, le béret sans oublier bien-sûr l'essentiel : le cigare ! A par ça ? Et bien pas grand chose, le réalisateur tombe dans la subjectivité la plus profonde, je ne me souviens pas avoir vu un film récent d'où ressorte si nettement un manichéisme tant prononcé, qui va jusqu'à tendre vers le ridicule. Déjà Guevara est en tout point idéalisé (on le voit à la comparaison latente et continue à la figure de Castro), mais en plus les scénaristes ont fait l'impasse sur tous les points bien moins glorieux de la vie du Che ! Dommage, ça aurait pu être intéressant...
En plus de ça, l'intrigue est très décousue et mal reliée, il manque cruellement au film le rythme fort qu'aurait mérité le traitement de ce sujet. Quel ennui ! Malgré la qualité de la photographie et des décors, les scènes de combat sont plutôt moyennes sauf la séquence de bataille finale assez bien réalisée et maîtrisée. Bref Soderbergh a réuni sur le plateau, et sans grande inventivité, tous les ingrédients nécessaires à la réalisation d'un film purement commercial destiné à un public déjà conquis par l'histoire de Guevara. Ses amateurs le porteront très probablement aux nues, mais les autres ne perdront rien à passer leur chemin et n'y survivront qu'en cas de crise d'insomnie ! Un film tellement ennuyeux qu'il ne m'a pas du tout donné envie de voir le second volet...

Espion(s) de Nicolas Saada
Un film des plus décevant, je m'attendais à nettement mieux. L'histoire du bagagiste voleur qui devient espion ne prend jamais... Le film est terriblement lent, il manque cruellement de rythme et les incohérences sont nombreuses. Le duo Canet-Pailhas ne fonctionne pas du tout, le récit est creux, la bande-son du film est assez mauvaise, surtout lors de la scène finale entre les deux acteurs principaux. La leçon du film sera donc: n'est pas cinéaste qui veut ! Et l'on peut avoir travaillé des années aux "Cahiers du cinéma", avoir étudié Lang ou Hitchcock à la loupe, sans pour autant leur arriver à l'orteil. Ce film ne restera pas dans les mémoires...

Pas du tout

de_l_autre_cot__du_lit 7_vies et_apr_s un_homme_et_son_chien

De l'autre côté du lit de Pascale Pouzadoux
Ce film est sans aucun doute THE bouse de ce début d'année. Il ressemble à peine à un téléfilm poussif estampillé TF1. La réalisation est en décalage total avec le sujet, le scénario est formaté au possible, cousu de clichés aussi débiles et insensés les uns que les autres, les dialogues sont stéréotypés et nullissimes... même les décors sont laids et mal choisis. Le pire dans tout ça ? Les comédiens, sans nul doute. Sophie Marceau surjoue tellement qu'on croirait qu'elle lit son script et Dany Boon, suddenly bankable, n'a aucune crédibilité tellement il parait fade et ridicule. Je me demande comment on ose même appeler ça un film. Bref, une très très très mauvaise comédie sans originalité. Beurk.

Sept Vies de Gabriele Muccino
Malgré quelques facilités scénaristiques, j'avais été extrêmement touchée par la précédente collaboration entre Will Smith et Gabriele Muccino dans "A la recherche du bonheur". Aujourd'hui, ils reviennent avec "Sept vies", un mélodrame où le réalisateur manque tellement de subtilité que l'on comprend de quoi il retourne dès les trente premières minutes. Devant ce scénario prévisible au possible et lacrymal à souhait, le réalisateur aurait du avoir pour objectif de ne pas en rajouter et de se concentrer sur le jeu des acteurs ou sur certains points de l'histoire. Il y arrive parfois: son traitement de la romance entre Will Smith et la fille malade du cœur est assez réussi, intime et sensible. D'autres fois, il est limite: la réparation de la presse en écho à la réparation du cœur est bien trouvée, touchante, même si on flirte avec la limite du "too much". Malheureusement, la plupart du temps, Gabriele Muccino en fait trop et nous noie dans la guimauve et le bon sentiment. Le didactisme bête est poussé à son comble en fin de film, quand on nous explique longuement qu'en fait, il y a eu sept morts dans l'accident, au cas où on ne l'aurait pas encore compris... ben voyons ! Bref, dommage, car il aurait été possible de faire bien mieux.

Et après de Gilles Bourdos
Adapté du roman de Guillaume Musso et porté à l'écran par Gilles Bourdos, "Et Après" est un échec total. Evidemment, avec un film adapté d'un roman de gare, on ne pouvait pas s'attendre à un chef d'oeuvre ! Mais tout de même ! Les plans sont longs à mourir (sans mauvais jeu de mots), on rame pour ne pas s'endormir et Duris (que j'apprécie, par ailleurs) ne semble pas avoir une once d'émotion dans son jeu. Lent, paresseux, prétentieux et malheureusement terriblement prévisible, rien n'est à sauver dans ce mélodrame incroyablement cul-cul. Baignant dans une tristesse naïve, le film sidère par la pauvreté de ses dialogues. Rajoutons à cela un Romain Duris qui en fait des tonnes pour paraitre concerné et une Evangeline Lily quasi-figurante, et on obtient un ratage complet. On aimerait défendre les quelques belles images mais elles sont pour la plupart noyées dans un sentimentalisme insupportable. Et ce n'est pas le rebondissement final, tellement gros qu'on le voit venir à des kilomètres, qui sauvera "Et Après" du naufrage...

Un homme et son chien de Francis Huster
Les adieux de Belmondo au cinéma français ne pouvaient pas être plus ratés ! Autant pour le public cinéphile que pour les fans de cet acteur mythique des années 60 et 70... "Un homme et son chien" est un mélodrame absolument niais, rempli de clichés plus gros et ridicules les uns que les autres. Tous les acteurs sont d'une platitude extrême. Même Belmondo est mauvais. On dirait qu'il n'est là que pour faire ses adieux, dans un festival de paillettes façon téléfilm barbant et rasoir, désamorcé par un scénario minable et sans aucun intérêt, ni fond. C'est aussi cul-cul la praline qu'un épisode de "Julie Lescaut". Il n'y a rien à en retirer, tout est lourd, ridicule et risible de niaiserie. Un triste spectacle.

Posté par BlissNYC à 09:05 - Le cinéma dans tous ses états - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 janvier 2009

Le cinéma en 2009

Films français et américains vont se bousculer à l'affiche durant l'année. Voici un petit aperçu de ce que 2009 va nous apporter tout au long de l'année:

Cet hiver

bal BB volt wrestler

* Le bal des actrices (sortie mercredi prochain) de et avec Maïwenn.
Minicaméra au poing, Maïwenn s'invite dans l'intimité d'une brochette d'actrices et fait valser, le temps d'une comédie grinçante, leurs névroses.
* L'étrange histoire de Benjamin Button (sortie le 4 février) de David Fincher.
Après "Seven" et "Fight Club", Fincher retrouve Brad Pitt pour le récit, adapté d'une nouvelle de Francis Scott Fitzgerald, d'un homme qui nait à 80 ans et vit son destin à l'envers. Celui-là je l'attends avec une énorme impatience !
* Volt, Star malgré lui (sortie le 4 février) de Chris Williams.
Nouvel opus des studios Disney qui a l'air tout choupinet !
* Ricky (sortie le 11 février) de François Ozon.
L'une des bandes-annonces les plus intrigantes du moment: un couple ordinaire met au monde un bébé aux pouvoirs extraordinaires. Première incursion très attendue d'Ozon dans le surnaturel.
* The Wrestler (sortie le 18 février) de Darren Aronofsky.
Mickey Rourke remonte en champion sur le ring d'Hollywood grâce à un rôle magnifique de catcheur sur le retour et abîmé par les coups et la vie, pour lequel il a d'ailleurs remporté le lion d'Or à la dernière Mostra de Venise.

gran_torino milk Synecdoque Coco

* Gran Torino (sortie le 25 février) de et avec Clint Eastwood.
Le grand Clint tire sa révérence en tant qu'acteur dans ce drame classique où il incarne un vétéran de la guerre de Corée en pleine rédemption.
* Milk (sortie le 4 mars) de Gus Van Sant.
Sean Penn pourrait bien décrocher un Oscar pour son interprétation remarquable de Harvey Milk, premier homme politique américain ouvertement gay à être élu à des fonctions officielles.
* Synecdoque (sortie le 4 mars) de Charlie Kaufman.
Charlie Kaufman signe ici son tout premier film en tant que réalisateur. Il s'était auparavant fait un nom en signant les scénarios de films de Spike Jonze ("Dans la peau de John Malkovich") ou Michel Gondry ("Eternal sunshine of the spotless mind"). Il y affirmait déjà son penchant pour les histoires à tiroirs que l'on retrouve dans "Synecdoque", qui met en scène l'histoire de Caden, dramaturge angoissé, et des relations qu'il entretient avec plusieurs femmes qui traversent sa vie: Claire, son épouse, Adèle, son ex, Maria, la meilleure amie de celle-ci, Olive, sa fille ou encore Madeline, sa psy...
* Sur la route (sortie le 11 mars) de John Hillcoat.
D'après le Pulitzer 2007 écrit par Cormac McCarthy, récit de l'errance d'un père (Viggo Mortensen) et son fils, dans un monde postapocalyptique dont les survivants semblent avoir oublié jusqu'à leur nom.
* Coco (sortie le 18 mars) de et avec Gad Elmaleh.
Après "Chouchou", Gad s'empare à nouveau de l'un de ses personnages. Sous couvert d'une bar-mitsva gigantesque organisée par un père pour son fils, un coup de projecteur aiguisé mais tendre et drôle sur la comédie humaine.
* La fille du RER (sortie le 18 mars) d'André Téchiné.
Avec Deneuve et Emilie Dequenne, portrait d'une jeune fille vampirisée par l'ambition de sa mère tiré d'un fait divers qui avait défrayé la chronique.

Au printemps

les_3_royaumes OSS_117 Cin_man X_Men

* Les Trois Royaumes (sortie le 25 mars) de John Woo.
Pluie de superlatifs pour cette fresque historique qui a battu tous les records d'entrée en Asie. On peut compter sur John Woo pour assurer le spectacle !
* OSS 117, Rio ne répond plus (sortie le 15 avril) de Michel Hazavanicius.
J'avais adoré le premier volet et je suis hyper curieuse de ce second opus dans lequel la mission de notre espion national est de traquer d'anciens nazis dans l'Amérique du Sud des 60's !
* Ponyo sur la falaise (sortie le 8 avril) de Hayao Miyazaki.
Les aventures d'une princesse poisson rouge qui rêve de devenir humaine. Je suis habituellement peu réceptive à la poésie de ce cinéaste japonais... à voir donc.
* Cinéman (sortie le 29 avril) de Yann Moix.
Un prof de maths a la faculté de pouvoir voyager dans les films. Franck Dubosc a remplacé Benoît Poelvoorde, initialement prévu. 3 ans après "Podium", Moix est très attendu.
* Chéri (sortie  en avril) de Stephen Frears.
Adaptée du roman de Colette, l'histoire se déroule dans le Paris des années 20 avec Michelle Pfeiffer dans le rôle titre.
* X-Men Origins: Wolverine (sortie le 29 avril) de Gavin Hood.
Hugh Jackman remonte le temps pour raconter le passé du super-héros mutant et poilu.

Star_Treck Coco Almodovar terminator

* Star Treck (sortie le 6 mai) de J.-J. Abrams.
Le réalisateur de "MI:3" et créateur de "Lost", n'a jamais été fan de la série télé culte des 60's mais a craqué à la lecture d'un scénario qui reprenait tout à zéro, avec un Spock et un capitaine Kirk rajeunis !
* Coco avant Chanel (sortie en mai) d'Anne Fontaine.
Coco Chanel sera à l'honneur cette année avec 2 films. Celui-ci, consacré à la jeunesse de la couturière, marque le grand retour à l'écran de la discrète Audrey Tautou.
* Mr Nobody (sortie en mai) de Jaco Van Dormael.
L'un des sujets les plus originaux de 2009, par l'auteur de "Toto le Héros". L'histoire d'un homme de 120 ans, dernier mortel dans un pays d'immortels, qui voit défiler sa vie. En sélection à Cannes ?
* Los Abrazos Rotos (sortie le 23 mai) de Pedro Amodovar.
Le cinéaste espagnol retrouve l'une de ses interprètes favorites, Penélope Cruz, pour une nouvelle histoire d'amour fou, de jalousie et de trahison, sur fond de difficulté de création. Là encore, film fortement pressenti pour Cannes.
* Looking for Eric (sortie au 1er semestre) de Ken Loach.
Le cinéaste engagé s'intéresse aux supporters de l'équipe de foot de Manchester, avec un étonnant Eric Cantona. Je demande à voir !
* Terminator Renaissance (sortie le 3 juin) de McG.
Un nouvel opus qui fait le point sur la lutte entre les humains et Skynet (les robots). Avec Christian Bale.
* La nuit au musée 2 (sortie le 3 juin) de Shawn Levy.
J'avais trouvé le premier vraiment sympa et ludique, alors oui, je n'ai pas honte de le dire: j'irai voir le 2è opus !

Cet été

ice_age PE HP up

* L'âge de glace 3 (sortie le 1er juillet).
Diego, Manny, Sid et l'irrésistible écureuil Scrat (mon préféré !) reviennent pour une nouvelle aventure préhistorique, avec cette fois des dinosaures ! Humour et délire une fois de plus au programme de cet épisode tout en relief !
* Public Enemies (sortie le 24 juin) de Michael Mann.
Premier grand rôle hollywoodien de Marion Cotillard après son Oscar. Elle incarne la fiancée de Johnny Depp (la S***** !!!! oups), alias John Dillinger, ancien détective privé devenu dangereux braqueur de banques dans le Chicago des années 30.
* Harry Potter and the half-blood Prince (sortie le 15 juillet) de David Yates.
Vous connaissez ma Potter-mania, donc inutile de vous dire à quel point j'attends ce 6è volet (qui est, en outre, mon préféré ex æquo avec le 4è).
* La-haut (sortie le 29 juillet) de Peter Docter et Bob Peterson.
Le nouveau Pixar, signé des réalisateurs de "Monsters Inc." et "Némo". L'histoire poétique d'un vieil homme de 78 ans qui accroche sa maison à des ballons pour s'envoler au-dessus de l'Amérique du Sud. Vivement !

A l'automne

le_petit_nicolas gainsbourg tarantino Avatar

* L'affaire Farewell (sortie le 23 septembre) de Christian Carion.
Le réalisateur du très chouette "Joyeux Noël" met en scène Emir Kusturica en colonel du KGB qui passe à l'Ouest dans les années 80, avec l'aide d'un ingénieur français incarné par Guillaume Canet.
* Le Petit Nicolas (sortie le 30 septembre) de Laurent Tirard.
Non, ce n'est pas une bio non autorisée de notre cher président mais bien une adaptation sur grand écran du très célèbre personnage créé par Sempé et Goscinni, il y a tout juste 50 ans ! Mais cette fois en beaucoup moins naïf: découvrant que sa mère est enceinte, il échafaude un plan pour se débarrasser de l'invité indésirable. Avec Valérie Lemercier et Kad Mérad.
* Serge Gainsbourg: Vie Héroïque (sortie en 2009) de Joann Sfar.
Le biopic tant attendu sur cet artiste hors norme dont je vous ai parlé il y a quelques mois.
* Shutter Island (sortie le 7 octobre) de Martin Scorcese.
Pour ce thriller adapté d'un roman de Dennis Lehane, Scorcese fait une nouvelle fois appel à son acteur fétiche, Leonardo DiCaprio. Dans les années 50, celui-ci enquête sur le disparition d'une patiente échappée d'un hôpital psychiatrique.
* Inglorious Bastards (sortie en octobre) de Quentin Tarantino.
Tarantino signe sa version très personnelle des "12 salopards" en envoyant Brad Pitt et ses compagnons d'armes faire la chasse aux nazis dans la France occupée (Mélanie Laurent, au casting).
* Micmacs à tire-larigot (sortie le 28 octobre) de Jean-Pierre Jeunet.
Dany Boon chez Jean-Pierre Jeunet ça donne quoi ? L'histoire de Bazil, qui se prend une balle dans la tête et conserve le projectile dans le crâne, d'où une certaine fantaisie... Un film très attendu, avec drôlerie et onirisme en perspective.
* Arthur et la vengeance de Maltazard (sortie le 9 décembre) de Luc Besson.
Luc Besson repasse derrière la caméra pour nous faire replonger dans l'univers des Minimoys. Je suis sceptique.
* Biutiful (sortie en décembre) d'Alejandro González Iñárritu.
L'histoire d'Uxbal, interprêté par le génial Javier Bardem, un type du genre capable de déceler de la beauté là où elle semble briller par son abscence.
* The limits of control (sortie en 2009) de Jim Jarmusch.
L'histoire d'un hors-la-loi mystérieux et énigmatique, rejoignant l'espagne pour régler ses comptes et en découdre avec ses pires ennemis. Outrepassant les lois, il ne tardera pas à rencontrer sur son chemin de nombreuses péripéties... Un road movie avec Bill Murray, Gael Garcia Bernal, John Hurt, Tilda Swinton... (entre autres).
* Avatar (sortie le 16 décembre) de James Cameron.
12 ans (déjà ?!!) après "Titanic", James Cameron revient enfin derrière la caméra avec un film de science-fiction entièrement réalisée en relief. Son acrtice fétiche, Sigourney Weaver, se retrouvera au coeur d'une guerre des étoiles sans précédent.

Posté par BlissNYC à 09:10 - Le cinéma dans tous ses états - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2  3  4  5   Page suivante »