Bliss In The City

Le Blog-Notes d'une Etudiante à Paris

16 avril 2009

Showcase d'Olivia Ruiz à la Fnac

Comme je vous le disais ce matin, hier soir, j'ai eu le plaisir d'assister au Showcase d'Olivia Ruiz et de ses musiciens pour la promotion de son dernier album: Miss Météores. On sent une vraie complicité entre eux, toute cette petite bande est visiblement ravie de travailler ensemble... J'ai aussi eu le plaisir d'apercevoir Mathias Malzieu (première fois que je le vois d'aussi près et c'est officiel: je fais 2 têtes de plus que lui hihi), mais j'ai pas osé lui demander un autographe (je ne dois pas être groupie à ce point !).

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Ils ont repris 2 anciens titres pour faire chanter le public (un peu mou, il faut le dire): "J'traine des pieds" version Nouvelle Orléans et "La femme chocolat". Et sinon, j'ai pu découvrir 5 nouveaux titres de son nouvel album: "Elle panique", "Les crêpes aux champignons", "Belle à en crever", "Spit the devil" et "Les Météores". Je trouve l'album aussi riche que les deux précédents. En ce qui concerne les textes c'est évident, on retrouve la même poésie, la même facilité de jongler avec virtuosité avec les mots mais en live, juste à côté des instruments comme ça, je me suis rendue compte d'à quel point c'est également riche musicalement.

J'ai été bluffée: ce n'était pas la première fois que je voyais Olivia Ruiz sur scène mais c'était la première fois que je la voyais d'aussi près. C'est incroyable la façon qu'elle a d'interpréter chaque titre, de le vivre, de le "jouer" (par des mimiques, des gestes, des émotions), de nous emporter dans l'univers propre de chaque chanson. A chaque texte différent, ça marche. Et sincèrement, je trouve que le live rend encore plus hommage à sa voix (aussi impeccable que sur l'album).

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Bref, y'avait pas de meilleur moyen de découvrir ce nouvel album ! Je l'ai un peu écouté sur Deezer, j'aime beaucoup (un peu moins qu'en live forcément), je pense que je ne vais pas tarder à me le procurer.

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03 avril 2009

Elvis Perkins à la Maroquinerie

Hier soir, j'ai eu le bonheur de voir Elvis Perkins sur la scène de la Maroquinerie, une petite salle parisienne que j'aime beaucoup. Le son y est excellent, on voit super bien les musiciens et les instruments d'où qu'on soit, ce qui permet de créer l'atmosphère parfaite pour s'imprégner des mélodies et surtout des textes.

Je n'ai pas du tout accroché à la première partie, la Féline, un concentré de n'importe quoi sous une étiquette pop-folk fourre-tout dans lequel la chanteuse aurait mieux fait de s'acheter une voix avant d'auto-produire son album. Bref, ça m'a laissée légèrement dubitative et j'attendais avec impatience l'arrivée d'Elvis Perkins (dont j'avais eu un coup de foudre absolu pour son premier album "Ash Wednesday" si vous vous souvenez bien). Autant vous dire que le concert fut un moment magnifique, magique et rare.

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21h: Elvis Perkins, transformé depuis son premier album, avec cheveux longs et bonnet rouge (il ne l'a pas gardé longtemps, je vous rassure et heureusement, vu la chaleur dans la salle !), arrive sur scène tout en retenue et pudeur, tel que je l'imaginais. A chaque mot, à chaque son, il ferme les yeux et nous livre sa poésie, avec sa guitare et un harmonica. C'est simple et beau.

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On a eu droit à un harmonieux mélange entre le premier et le second album, beaucoup moins mélancolique et cousu de quelques morceaux plus punchy et rythmés ! Parmi mes moments préférés, beaucoup de morceaux du premier album, forcément: "While you were sleeping", "Emile's Vietnam in the sky", le très chouette "Shampoo", "Ash Wednesday" (à me vous tirer quelques larmes... terriblement émouvant) et la sublime "All the night without love" pour le rappel, chantée à demis-mots avec le public. Sublime.

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En bref, j'ai passé une excellente soirée. D'autant plus agréable que la Maroquinerie possède un bar/resto avec une terrasse génialissime quand il fait un temps comme celui d'hier ! Dans le quartier, j'aime aussi beaucoup l'esprit de la Bellevilloise, juste à côté de la Maroquinerie, et qui a une cour magnifique ou du bar "Mon chien stupide" (en référence au bouquin de John Fante) au bout de la rue Boyer. Tiens, j'en parlerai surement dans un prochain billet ;)

C'était où ?
La Maroquinerie
20, rue Boyer (20è) - M° Gambetta (pour y aller) ou Ménilmontant (pour en revenir car c'est en pente descendante !)

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20 mars 2009

Dans mon iPod en ce moment

Qu'est ce qui tourne en boucle dans mon Nipod en ce moment ? Pas mal de choses en fait !

Deux très beaux albums que j'écoute, sur le tard:

patrick_watson    we_were_here

* Patrick Watson, Close to paradise
Un album de 2006 que je découvre seulement maintenant... Et c'est un pur bijou. Magistralement et très intelligemment composé, l'univers Watson s'ouvre petit à petit à nos oreilles. Tout d'abord déboussolé, comme sorti trop vite d'un rêve, on se laisse submerger par ces mélodies très visuelles. On se croirait dans un film. "Weight Of The World" semble tout droit sorti d'un film façon Tim Burton. "Mr. Tom" nous raconte une histoire simplement avec ses notes de piano. Toutes les chansons fourmillent d'idées, le talent et l'audace de la composition font mouche à chaque fois. Difficile de donner des références tant le style est onirique mais on croise Jeff Buckley dans "Slip Into Your Skin"; la manière dont les sons graves remplissent l'espace sont dans le style de "The Wall" mais l'ensemble garde une profonde identité. Et que dire de la merveille des merveilles, à savoir "The Great Escape" avec son piano envoûtant, ses mots simples... et cette voix... le paradis sans doute.

* Joshua Radin, We were here
Son dernier album c'est "Simple Times" mais je n'ai pas encore eu le temps de l'écouter. Celui-ci date de 2006 et il est tout simplement sublime. J'aime beaucoup cet artiste que je découvre un peu en retard mais que j'écoute en boucle en ce moment pour me rattraper.

Et sinon:

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* Noah & the Whale, Peaceful, the World lays me down
Noah and the Whale est un groupe anglais de pop-folk dont les sonorités ressemblent à pas mal d’autres groupes actuels comme Beirut ou encore Arcade Fire (oui, c’est léger, mais quand même) en passant par Jens Lekman. La voix du chanteur, Charlie Fink fait penser à celle d’Adam Green. Pour la petite histoire, le groupe doit son nom au film de Noah Baumbach, "The Squid and The Whale", sorti en 2005 et traduit en français par "Les Berkman se séparent". Avec une rythmique rudimentaire, des chœurs naïfs et des guitares aux sonorités africaines, "2 Atoms In A Molecule" donne le ton. Le meilleur est à suivre, avec l’apparition du violon et d’un accordéon sur l’extraordinaire "Jocasta", puis de cuivres radieux sur "Shape Of My Heart". Le chant rauque et tremblant de Charlie est appuyé par la douce voix de Laura Marling. "Give A Little Love" porte encore un peu plus hautes les couleurs de cette pop artisanale et j’apprécie beaucoup les douceurs de "Do What You Do, Hold My Hand As I’m Lowered". Ca ne révolutionne rien, mais c'est sympa à écouter.

* The Weepies, Say I am You
Formés du duo Deb Talan et Steve Tannen, The Weepies ont vu naissance en 2001 en même temps que la rencontre de ces deux âmes soeurs. Très vite une complicité se crée et en vient à naître le très bon mais néanmoins peu connu "Happiness", puis suit le déjà plus plébiscité "Say I am You". En effet, en 2006 le groupe connait enfin la reconnaissance mondiale puisque "Say I Am You" va devenir un des albums folk les plus téléchargé sur iTunes: le succès est alimenté par les divers incrustations musicales dans des séries à forte audience comme "Scrubs", "How I Met Your Mother", "One Tree Hill", "Grey's Anatomy"... Encore une fois, il ne révolutionne pas la musique mais c'est mignon et charmant. En bref, un folk très sympa à mettre dans ses oreilles :)

* Princess One Point Five, At long last
Petit joyau que ce "At long last" de Princess One Point five, projet artistique de l’australienne Sarah-Jane Wentzki. Très cinématographique dans sa forme, chaque morceau est néanmoins une petite vignette qui à son existence propre (enfin, je vous rassure, on est loin de la juxtaposition de morceaux il y a une trame faite de tension qui lie chaque morceau l'un à l'autre). Voix cristalline pour une musique qui tend à saigner le peu d’âme qui nous reste, je vous recommande chaudement son écoute...

* Emily Jane White, Dark Undercoat
Emily Jane White ne sera sans doute ni la première ni la dernière jolie chanteuse folk à frange (on ne peut s’empêcher de penser à l’influence de Cat Power), mais son premier album "Dark Undercoat" révèle sur 10 morceaux un univers sensible, porté par une folk mélancolique sans fioritures, tendrement mélancolique, sublimé par la voix grave et vaporeuse de la Californienne. Mêlant harmonieusement folk et rock à quelques notes de piano, Emily Jane White crée un univers partagé entre le désespoir et la possibilité d’une renaissance, où le silence a sa place autant que le son. Un joli album folk mélancolique.

Hugh_Coltman may_day jay_jay U2

* Hugh Coltman, Stories from the Safehouse
Ca faisait bien longtemps que je n'avais pas eu autant de plaisir à écouter un album de ce genre (songwriter masculin s'accompagnant de sa guitare avec authenticité, sur fond de folk-rock bluesy). Après avoir fait ses premières armes, sans grand succès, au sein de groupes de blues dans sa Grande-Bretagne natale, Coltman s’est exilé en France pour chanter dans des cafés parisiens. Et c’est ainsi qu'est née cette collection de chansons. Si l'ensemble est plutôt acoustique à la guitare ou au ukulélé, l'album varie les ambiances et les plaisirs allant de surprises en surprises. Bossa nova, tango, reggae, blues, Coltman s'amuse entre différents styles qu'il adapte à sa façon sans pour autant commettre un disque patchwork décousu. Du lot, ressort surtout "Could you be trusted" qui renoue avec une certaine idée du rock 70's; c’est la petite bombe du disque et de loin le morceau le plus électrique. En songwriter prolifique et inspiré, Cotlman nous propose un album qui s’écoute facilement, une petite ballade dans son univers personnel fait d’arpèges de guitare délicats. Et le plaisir de couler de source tout au long de ces douze plages, réconfortantes à la fin d’une harassante journée.

* Peter von Poehl, May day
Avec "May day", Peter von Poehl signe un second album au moins aussi bon que le premier qui m'avait charmé ("Going to Where The Tea Trees Are" pour ceux qui s'en souviennent). Tout l'album est ainsi traversé de vibrations nouvelles, qui donnent un surcroît d’intensité à des chansons conçues une fois de plus en artisan. Comme "Going To Where The Tea Trees Are", la majeure partie de "May Day" a été confectionnée en plein cœur de la campagne suédoise, dans le merveilleux atelier de Christoffer Lundquist ami et collaborateur depuis de nombreuses années, une nouvelle fois crédité comme co-réalisateur. Les arrangements de "May Day" regorgent de trouvailles qu’on devine spontanées, surgies fortuitement au fil des sessions. Le groove tendu de "Carrier Pigeon", l'irrésistible tourbillon pop de "Moonshot Falls", l’épure rugueuse de "Dust in Heaven" et "Near the end of the world" ou les savants feuilletages instrumentaux du terrassant "Elisabeth" participent d’un même plaisir de la découverte et d'un même goût du jeu, qui s’étendent à tous les compartiments d’un songwriting hors catégorie, réfractaire à toute figure de style gratuite. Des arrangements au chant, des rythmes aux textes, tout est mis au profit d’une musicalité qu’aucun gimmick ne vient mettre en défaut. C’est ainsi, en ouvrant son champ expressif sans perdre de vue l’horizon de ses sensations et de ses pensées, que Peter von Poehl se ménage une fois encore une place à part dans le paysage musical actuel. Les chansons de "May Day" le rappellent opportunément : il est de ces créateurs qui creusent leur sillon sans se soucier de leur positionnement dans le temps et l’espace musicaux, et qui parviennent à des formes aiguës de singularité sans jouer à tout prix la carte de l’anticonformisme. Bravo !

* Jay Jay Johanson, Self Portrait
J'ai encore du mal à croire que le précédant album du suédois, son meilleur à ce jour, "Long term physical effects are not yet known" ait pu passer inaperçu à ce point... "Self Portrait" continu dans ce sens, avec quelques nuances malgré tout: les refrains chatoyants d'antan font place aujourd’hui à un trip-hop baroque, sombre voir cafardeux. Les émotions ont du mal à filtrer, même si les envolées lyriques restent de qualité, on ne retrouve que trop rarement la puissance mélodique de "The Long term physical effects are not yet known".
L'effet séduction s’estompe donc, les chansons ont du mal à rester encrées en nous, faute de compositions, certes toujours aussi ambitieuses, mais difficiles d’accès. C'est un disque abscons et intelligent, peut être un peu trop !

* U2, No line on the horizon
Les partisans du "c'était mieux avant" vont encore gagner... Il faut dire qu'avec un album comme ça, U2 ne fait qu'apporter de l'eau à leur moulin. Cinq ans après "How To Dismantle An Atomic Bomb", force est de constater que "No Line On The Horizon" tranche radicalement avec son prédécesseur. En effet, outre le fait que Bono a largement tendance à donner plus de voix (ce qui n’est pas nécessairement une bonne chose) dans les différentes chansons, on note aussi la présence de chœurs, d'une bonne partie de musique électronique en accompagnement et d’autres innovations… Si certaines chansons de cet album sont intéressantes et agréables à écouter (par exemple "Magnificent" ou "Get On Your Boots"), le reste manque singulièrement d’originalité (malgré les quelques nouveautés évoquées un peu plus haut qui ne sont pas forcément de mon goût). Finalement un album qui se laisse écouter, mais sans plus. On est bien loin des excellents "Achtung Baby" ou encore "The Joshua Tree". Dommage.

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* The Elysian Fields, The Afterlife
L'un des duos les plus envoûtants de la scène new yorkaise des 10 dernières années est de retour avec "The Afterlife". Après quatre ans de silence, ces dix nouvelles compositions sombres étaient plus qu'attendues... Les mélodies sont efficaces et la voix de Jennyfer Charles fait merveille. L’ensemble est totalement envoutant. Les compositions sont essentiellement acoustiques, avec quelques touches électrifiées. Toute la force d’Elysian Fields repose sur la voix chaude, tantôt rassurante, tantôt éthérée de Jennyfer avec les choix mélodiques (et fins) d’Oren. Au final, c'est assez classique dans la structure mais c"est intelligent, léché, totalement actuel en termes de prod et très efficace.

* Sophie Hunger, Monday's ghost
On se laisse prendre très facilement par la musique folk-pop de Sophie Hunger et de ses harmonies sophistiquées: la douceur du trombone, la justesse des arrangements, la voix d'une chaleur pénétrante, on ne s'en lasse pas... C'est raffiné, esthétique, élégant, varié. Très agréable, écoute après écoute.

* Andrew Bird, Noble Beast
Du premier sifflement à la dernière note, Andrew Bird se place dans un état de grâce: il adjoint à un folk assez classique, un songwriting impeccable aux arrangements légers et somptueux, parfois aux frontières de la musique classique. Outre les ballades pop (comme "Fitz and the dizzy spells") et les refrains folk (comme sur "Tenuousness") que Bird savait déjà manier, le voilà maintenant embarqué dans des chansons à tiroirs (sur l'incroyable "Not a robot but a ghost"). Mais ce qu'il y a de plus fascinant, c'est la simplicité apparente de cet album: les orchestrations sont riches, les envolées musicales sont faites de contre-temps, mais tout semble incroyablement évident. A découvrir sans hésitation.

* Alela Diane, To be Still
Ces onze nouvelles chansons ne ressemblent pas à celles de "The Pirate's Gospel". Pourtant, les sonorités sont familières dès les premières mesures. Et le restent tout le long du disque. C'est qu'Alela Diane chante et joue comme j'ai pu la découvrir sur scène l'an dernier: à la magie mystique des premiers sillons succèdent une country plus classique, conservant toutefois ce magnétisme étrange qui fait sa force. Violon, scie, banjo et percussions légères rhabillent des ballades portées par une guitare apaisée et une voix à l'équilibre roi, poignante sans forcer, enchanteresse sans cliché. L'écriture a gagné en clarté, à l'image de la luminosité qui semble baigner "To Be Still". Si "The Pirate's Gospel" révélait une voix, "To Be Still" dévoile une musicienne. Le moins qu'on puisse dire, c'est que les orfèvreries légères de "To Be Still" prouvent que cette musicienne-là possède toutes les qualités pour rejoindre la famille des grands songwriters de l'Ouest américain d'aujourd'hui. A suivre de très près.

Et vous, vous écoutez quoi en ce moment ?

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05 février 2009

Musique du moment

Encore un billet où je vous parle des dernières découvertes qui tournent en boucle dans mon Ipod en ce moment !

Ipod

J'essaie de rattraper mon retard en écoutant des albums sortis il y a quelques mois (voire plus) :

animal_collective   elbow

* Animal Collective, Merriweather Post Pavilion
Un groupe qui fait parler de lui pour ses prestations scéniques et je dois dire que c'est comme ça que je les ai découverts, après le concert récent au Bataclan. L'album est truffé de petites pépites folko-électro-psychédéliques, mais à part ça, je le trouve assez décevant dans l'ensemble.
* Elbow, The Seldom Seen Kid
Du rock propret pour ce dernier album d'Elbow (quintette de Manchester peu charismatique) pour lequel le groupe a reçu le fameux Mercury Prize. Notons qu’Elbow était en compétition avec notamment Radiohead et The Last Shadow Puppets ! Ca me laisse perplexe... tout comme ce dernier album, moyennement convainquant. A ceux qui ne connaissent pas ce groupe, le souvenir de ce dernier album (le moins bon) sera vite envolé.

Seal ray_lamontagne kaiser_chiefs

* Seal, Soul
Seal, le crooner à la voix de velours s'est lancé dans la reprise de titres qui font l'histoire de la soul. C'est une bonne idée de rajeunir ces chef d'œuvres qui devraient le supporter justement parce ce sont LES chefs d'œuvres absolus de la soul. Et bien cela ne passe qu'à moitié. La bonne moitié parce que ce sont des titres tels qu'on ne peut pas totalement les massacrer, et que Seal a du talent et une voix à perdre la tête, la moitié qui manque parce que Seal les enveloppe dans un sirop velouté qui en retire la substance et l'énergie. Dommage... Les originaux sont bien supérieurs, mais on a là une compilation choisie avec goût.
* Ray LaMontagne, Gossip in the Grain
Un artiste que j'affectionne tout particulièrement (pas autant qu'Amos Lee mais quand même). Partant d'une base folk, l'album propose quelques incursions dans la soul, le blues et la country à travers des titres tous plus séduisants les uns que les autres car portés par des arrangements super soignés et des mélodies superbes. Plus romantique que mélancolique, "Gossip in the grain" gagne en intérêt et en intensité au fil des écoutes. Un univers sensible où l'on a envie de s'installer durablement pour en goûter toute la poésie !
* Kaiser Chiefs, Off with their heads
Après un premier album dont l'énergie punky, les mélodies avenantes et les tubes avaient fait leur petit effet, puis un second déja moins bon, voilà que Kaiser Chiefs s'enfonce d'avantage avec ce troisième opus qui sombre très vite dans une redite ennuyeuse et dénuée de tout intérêt... On ne fait ici illusion que l'espace de quelques titres percutants et inspirés ("Never miss a beat", "Can't say what I mean" et ses synthés efficaces), mais d'un groupe tel que celui-ci, on était en droit d'escompter un résultat un peu plus original tout de même.

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* Sammy DeCoster, Tucumcari
Un artiste que j'ai découvert grâce à son showcase à la Fnac Montparnasse (comme quoi !). J'aime assez son univers, le titre "the drive" plus particulièrement, l'imaginaire que cela implique, l'Ouest américain, la route, l’infini... Bref, un disque qui fait doucement voyager. A suivre avec attention !
* Jenny Lewis, Acid Tongue
Un nouveau très bon album de l'ancienne chanteuse du déjà très bon combo Rilo Kiley. Une voix suave posée sur des mélodies agréables et une guitare discrète et qui vient juste à propos. Car c'est bien là la force de Jenny Lewis, un équilibre dans tout ce qu'elle fait pour un disque au final très bien balancé. Un pur moment de grâce country-folk aux accents doux-amers. Du grand art pour une chanteuse qui gagnerait à être plus connue par chez nous.
* COUP DE CŒUR: Elvis Perkins, Ash Wednesday
Elvis Perkins signe le genre de disque qu'on a envie d'être le premier à connaître... ce qui ne fut pas mon cas puisque je viens seulement de le découvrir alors que l'album date de 2007 ! Au sujet de l'auteur, on a déjà tout lu, sur son père (c'est le fils d'Anthony Perkins, ce génie que j'idolâtre) et sa mère, sur les hasards de la vie, sur le 11 septembre 2001 et avant et après. Question comparaison, il a eu droit aussi à tout, de Dylan à Van Morrison en passant par Nick Drake ou Leonard Cohen (personne n'a cité Neil Young ?). Mais en fait, l'essentiel tient en un mot : ce disque est BEAU. L'album, de la première écoute à la dixième paraît toujours aussi abouti et complet (rarissime pour moi). Bravo !

Et je me délecte des nouveautés:

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* La Grande Sophie, Des Vagues et des Ruisseaux
Je connaissais la Grande Sophie pour son excellente présence scénique (vue lors de divers festivals depuis plusieurs années) mais là, je dois dire que j'ai été totalement conquise par son nouvel album, "Des vagues et des ruisseaux", que j'ai trouvé beaucoup plus sobre que les précédents. Réalisé avec Edith Fambuena du groupe Les Valentins, cet opus, plus acoustique et organique que ses prédécesseurs, est aussi le plus personnel de La Grande Sophie... "l'album de la maturité" en quelque sorte !
* Emily Loizeau, Pays Sauvage
J'aime énormément Emily Loizeau que j'avais eu le bonheur de découvrir sur scène fin 2007 et qui m'avait séduite avec son premier album, le génial "L'autre bout du monde". Elle revient avec "Pays sauvage" et même si j'y suis moins sensible, je le trouve pas mal du tout ! On dirait un album un peu "hippie" enchanté par toute une communauté d'invités (Herman Düne, Moriarty, Thomas Fersen, Danyel Waro...) qui souffle le chaud, le grave et le frivole à la fois, sur une musique folk subtile et raffinée. Ca sent un peu l'expérimentation parfois (genre Camille), mais point trop n'en faut.
* Charlie Winston, Hobo
Vous n'avez probablement pas pu passer à côté du titre "Like a hobo" propulsé très récemment à toutes les sauces sur les ondes. Au début, je me disais "ouais, encore un truc qu'on veut absolument nous faire aimer, mouais...bof", mais en fait la sauce prend plutôt pas mal au bout du compte ! Du coup, ça m'a donné envie d'écouter son album "Hobo" et j'aime bien: une voix chaude et noire qui swingue, des penchants romantiques à jouer les crooners et une musique intemporelle qui donne à chaque refrain des faux airs de classique ! Pas la révélation de l'année mais pas mal quand même !

Tonight The_Crying_Light

* Franz Ferdinand, Tonight:Franz Ferdinand
3è album de Franz Ferdinand, que j'attendais comme le messie impatiemment. Idéalement, cet album se voudrait la bande-son d'une nuit de fête, avec de souples décollages, un sommet extatique et un final plus mélancolique. Ce qui ressort, à la première écoute de l'album, c’est l’omniprésence de la basse, pleine et chaleureuse, mixée bien à l’avant, qui porte les chansons et déclenche l'envie de se trémousser ! Sans renier ses bases rock, le disque met un accent plus marqué sur les rythmes dansants et l’apport des claviers, qui, s’ils n’oblitèrent pas les guitares, ont parfois tendance à être (un peu trop) omniprésents. Ce virage vaguement plus pop qui laisse percer les influences new wave du groupe se fait avec une remarquable aisance. Ceci dit, c'était mieux avant... A confirmer !
* Antony & the Johnsons, The Crying Light
J'aime énormément cet album. Antony (Hegarty de son vrai nom) est un peu devenu l'artiste à la mode qu'il est de bon ton d'encenser (avec tous les dangers découlant d'un tel effet de mode). "I am A Bird Now" avait révélé un artiste extra-terrestre à la voix d'ange. "The Crying Light" est l'album de la confirmation et sans doute de la consécration alors qu'il est paradoxalement d'un niveau plus "normal" que son prédécesseur. L'effet de surprise ne joue en effet plus et les titres qui le composent revêtent une forme et une structure relativement classiques. Mais cette normalité (toute relative !) qui s'installe nous révèle un artiste d'un niveau exceptionnel qui va sans doute durer au-delà d'un engouement passager.

Le premier titre du nouvel album de U2 (qui sortira le 27 février): Get on Your Boots.

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14 janvier 2009

Ma playlist... de ces derniers mois

Shame on me... ! Ca fait des mois que je ne vous ai pas parlé musique et pourtant ce n'est pas faute de découvertes et autres coups de cœur pour les nouveaux albums qui sont sortis depuis. Du coup, petit tour d'horizon en images de ce qui a fait vibrer (ou pas) mon Ipod ces derniers mois.

Du très bon :
Amos_Lee Bon_Iver Moriarty Mraz
* Amos Lee, Last days at the lodge
Manque d'objectivité flagrant ici vu que je suis fan du monsieur depuis plus de 5 ans, maintenant. Encore un très bel album qui m'a séduite, je ne peux me lasser de sa voix douce et chaude et de sa soul/folk à vous en coller le frisson.
* Bon Iver, For Emma, forever ago
Portés par la délcieuse voix à fleur de peau de Bon Iver, les 9 titres de cet album forment une cathédrale de mélancolie suave et satinée, vacillant sans cesse entre affliction et apaisement, mélancolie champêtre et songwriting délicatement évocateur. Des arrangements à tomber et une grâce palpable à tous les étages sur cet album enregistré en solitaire durant 4 mois d'isolement créatif. Un album somptueux et lumineux, comme un sorte de doux apaisament pour l'esprit et les oreilles.
* Moriarty, Gee Whiz but this is a Lonesome Town
Entre Johnny Cash, Kelly Joe Phelps et Cat Power, voici Moriarty, qui nous ballade dans un univers nocturne, folk blues, avec la voix rêveuse de Rosemary. Une musique entre folk moderne et country revisité, qui nous fait voyager dans l'espace et le temps. J'adore.
* Jason Mraz, We sing, we dance, we steal things
Jason Mraz et sa guitare, sa voix douce, son optimisme, c'est tout ce qu'il faut quand la musique nous sert d'exutoire. Sa philosophie? Profiter de la vie et de ce qu'elle nous offre, et ça se ressent très bien dans cet album à travers des chansons légères et enjouées, qui font beaucoup de bien en plein coeur de l'hiver et apportent une dose d'apaisement et de bonne humeur, même dans les chansons les plus mélancoliques.

Du vraiment pas mal :
Sara_Bareilles picard grace mcdonald
* Sara Bareilles, Little Voice
Beaucoup de versatilité chez cette artiste. Une superbe voix sur des textes sympas et pas trop compliqués (un peu faciles, diront les mauvaises langues). Plein de styles différents (pop, jazzy, funky, un peu blues même sur un titre). C'est super frais et même si ça manque un peu d'originalité, j'aime bien !
* Pascale Picard, Me, myself and us
La bonne surprise de l'été dernier, que j'ai découvert un peu plus sur le tard. J'avais aperçu la demoiselle à la télé: un ptit bout de femme pétillante, "enchantante" et enchanteuse. L'album est à son image : pétillant, sans chichis, généreux. On revient à l'origine de la musique pop-folk : un guitare et voix. Vive la simplicité !
* Grace Jones, Hurricane
Un beau disque, dans la veine de ses meilleurs morceaux; le travail de Sly & Robbie, Tricky, Brian Eno et Tony Allen constituent un écrin luxueux s'adaptant parfaitement à la forte personalité de de Grace Jones !
* Amy McDonald, This is the life
Cette Amy c'est pas un cru phénoménal mais c'est tout de même pas mal, à l'image de l'entetant "This is the life"; une fois que tu l'as dans la tête, c'est mooooort !

Morrison oasis the_verve foals

* James Morrison, Songs for you, Thruths for me
C'est pas de la grande musique, mais j'ai de la sympathie pour cet artiste. L'atout majeur de cet album est de parvenir à se différencier nettement de son prédécesseur. On reconnait l'ambiance chaude de l'univers de James Morrison, mais contrairement au premier essai, ce second se situe bien moins dans les tons rock pour se concentrer vers une musique bien plus pop. En ressort un album bien plus calme, bien plus doux et forcément bien plus intimiste, sublimé par la voix rauque de l'artiste.
* Oasis, Dig Out Your Soul
L'écoute révèle un disque davantage nourri par le rock US que par la brit pop, et les quelques séquences psychédéliques qui jalonnent les onze titres lui donnent un petit côté aventureux. De plus, à plusieurs reprises, on discerne très bien un Oasis notoire, très enthousiasmant avec guitares mordantes et refrais adhésifs. A écouter sans modération !
* The Verve, Forth
Textes psychédéliques, musiques délicieusement léchées et so british: The Verve is back ! C'est pas ce qu'ils ont fait de mieux, mais c'est quand même pas mal. Les titres sont longs, étirés parfois à l'excès, et pourtant le groove puissant du psyché rock de The Verve fait encore régulièrement mouche !
* Foals, Antidotes
Foals réussit la prouesse de réaliser un album qui part dans toutes les directions tout en restant cohérent et impose dès lors une véritable identité musicale. Une telle démarche me fait penser à The Cure. Les titres sont variés, mais ont tous la même "griffe". L'ensemble est d'une qualité homogène, plutôt bonne, mais il manque deux trois titres en béton armé qui auraient pu donner encore plus de relief à "Antidotes".

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* Thomas Fersen, Trois petits tours
Pourquoi en vouloir à Thomas Fersen de faire du Thomas Fersen ? J'ai lu un peu partout des commentaires un peu blasés sur ce nouvel album. Pour ma part, je trouve que l'écoute de ce disque ne laisse, pour la fan de la première heure que je suis, aucun ennui. Si bien sûr cela ressemble à ce qu'il fait d'habitude, il y a toujours un son, un instrument, une mélodie, un texte qui attire l'attention. Ce n'est jamais vraiment pareil, et c'est toujours aussi vivant, entraînant, gai et chaleureux. Certes, c'est pas ce qu'il a fait de mieux, on est loin de la "Pièce Montée des Grands Jours", mais j'aime tellement son univers que finalement, je lui passe tout !
* Vincent Delerm, Quinze chansons
Il aurait du appeler ça "Quinze idées de chansons" car il y a 3 ou 4 chansons terminées mais pour le reste c'est à l'auditeur de remplir les pointillés. Ce qui est paradoxal, c'est que les chansons qui semblent les plus abouties ("North avenue", "Tous les acteurs s'appellent Terence", "Allan et Louise") ne sont pas les plus emballantes. Par contre, il y a des petits moments bien sympathiques dans les plages de l'album que je vous laisse le soin de découvrir...
* Bénabar, Infréquentable
J'aimé énormément l'artiste mais je ne peux m'empêcher de ressentir de la déception à l'écoute de ce dernier album. Où sont donc passées les trouvailles d'une ironie pleine de finesse, de tendresse,et de justesse, de ses premiers albums ? Les textes sont de moins en moins percutants, de moins en moins travaillés,  et sans doute, donc, de moins en moins plaisants... Je suis curieuse de voir la suite !
* Coralie Clément, Toystore
La sœur de Benjamin Biolay, qui fait des choses plutôt sympas et que je découvre seulement à travers son 3è album. Son frère lui a concoté un album serti d'ukulélé, de tambourin et de toucan. Le ton est léger, la voix aérienne et fragile. Pour l'écouter, c'est par ici.

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* Herman Dune, Next Year in Zion
Effectivement, le groupe s'est disloqué et on attendait au tournant les derniers de ses survivants. Nul doute à avoir sur le génie créatif des restants : un opus amplifié de bongos et autres percussions, d'un sublime choeur féminin qui aère les compositions du groupe, qui s'inscrit dans une droite lignée néo-baba ! Enregistré dans les conditions du direct en enrichi de cuivres, leur opus séduit par sa nonchalance californienne.
* Vampire Weekend
A l'heure où l'on essaie de faire croire au monde libre que les Arctic Monkeys et les Babyshambles vont sauver le monde, Vampire Weekend vient discrètement réinventer une syntaxe pop avec un sens de l'économie et du cheap que l'on pensait disparu depuis au moins les Papas Fritas. Qu'ils en soient remerciés !
* The Ting Tings, We started nothing
Il faut garder en tête que c'est de la pop: on goûte, on apprécie rapidement et on consomme sans retenue. L'arrière goût acidulé reste sur la langue un temps et on finira par goûter autre chose. Les morceaux sont malgré tout variés et démontrent déjà l'originalité du duo, sorte de duo Meg & Jack White version pop ! Energie, attitude branchouille et sex-appeal flashy rendent ce disque très enthousiasmant !
* The Virgins
Très très sympa, un peu dans la veine de MGMT comme je l'ai lu partout, mais en mieux (beaucoup beaucoup mieux) que vous pouvez écouter sur leur myspace.
* Fleet Foxes
On a beaucoup comparé cet album aux albums post-pet sounds des Beach Boys. Ici, pas de sons fabriqués avec des consoles sophistiquées, c'est du fait maison et ça s'entend. Il est vrai que là ou l'on retrouve le plus les Beach Boys, ce n'est pas au niveau des compos mais au niveau des harmonies vocales. On laissera débattre de l'utilité et de l'apport du groupe à la musique pour se limiter au pur aspect esthétique de la chose. Et pour le coup, ça sonne bien, ça sonne beau et ça me suffit. De très beaux chants sur des compos solides: sans crier au génie, on peut au moins apprécier l'effort.

Du moins bon :
anais Raphael
* Anaïs, The love album
J'avais déjà eu un peu de mal avec le premier, que j'avais trouvé certes assez drôle et désopilant à la première écoute mais qui ensuite, perdait toute sa saveur. Dans ce nouvel album, on sent qu'Anaïs se cherche et on dirait qu'elle ne m'a pas trouvée.
* Raphaël, Je sais que la terre est plate
Y'a pas que la terre qui est plate, ton album aussi ! Déçue je suis, car j'avais beaucoup aimé "Caravane"... tant pis !

Pas encore écouté :
ACDC Cure bloc_party
- AC/DC, Black Ice
- The Cure, 4:13 Dream
- Bloc Party, Intamacy
D'ailleurs j'attends vos avis sur les albums en question si vous avez pu les écouter !

Beaucoup de bonnes choses pour 2009 sont en préparation, sinon :
Un nouvel album de Noir Désir est au travail, en attendant vous pouvez télécharger gratuitement 2 titres sur leur site. On attend également de pied ferme les nouveaux albums de Robbie Williams (groupie rules... enfin j'espère qu'il fera mieux que le très décevant "Rudebox"), de U2 et du génialissime -M- ! Ce sera d'ailleurs la dernière apparition de -M- avant d’être enterré par son génial créateur. Un nouvel album ne devrait pas tarder à voir le jour et une tournée serait envisagée, avec comme bouquet final un concert au Parc des Princes ! Hâte de voir ça !

Très bientôt dans cette catégorie: la musique que j'écoute en ce moment (ouf, il serait temps !).

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05 novembre 2008

Dionysos au Zénith de Paris

dionysos2J'ai eu la chance d'assister au concert de Dionysos lundi soir au Zénith de Paris pour la promotion de leur dernier album, La mécanique du cœur. Et c'était vraiment un moment incroyable comme on en vit pas souvent en live !

20h: La première partie, petit groupe français Coming Soon, qui semble une fausse bonne idée (ils essaient d'être originaux mais ont du mal à convaincre...). Ils ne m'ont pas semblé du tout au point en live anyway.

21h: Le décor prévu pour Dionysos, fait de pendules style gothiques, commence à s'agiter et les lumières s'éteignent pour laisser place... à un Mathias Malzieu au plus haut de sa forme ! Leur réputation de meilleur groupe de scène de rock français n’est pas usurpée. Quelle énergie ! Quel spectacle ! La mise en scène est travaillée tout en restant naturelle, le groupe bondit pendant plus de 2h, s’acharnant sur leurs (magnifiques) instruments comme des fous furieux.

La salle n’est pas en reste, le Zénith de Paris complètement bondé n’a jamais sauté aussi haut, ça slamait de partout. Mais ce n’est rien à coté de Mathias, poète de génie et expert en foule en furie, qui grimpe de plus en plus haut pour sauter dans la foule, jusqu'à se mettre debout au milieu des bras tendus, et qui traverse même toute la salle, gradins compris, en crawlant sur une mer de mains, avant d’aller escalader jusqu'au fond de la salle ! Une tuerie.

Et il réussit ce que peu d'artistes arrivent à faire en live: il emporte toute la salle avec lui. J'avais rarement vu une telle complicité et interaction avec le public. Dionysos possède une énergie et une générosité incomparables sur scène. C'est indéniablement à voir au moins une fois dans sa vie !

Cerise sur le gâteau, étaient présentes de nombreuses voix de l'album façon "guest stars": Rossy de Palma, Olivia Ruiz, Arthur H, Eric Cantona (qui semblait totalement paumé et intimidé, le choupinet) et Grand Corps Malade.

Bref, de la pure folie poésie en live... Et ça fait vraiment du bien !

Mathias

Dernière info, au passage: le groupe s'est associé avec la Fnac pour lutter contre l'illettrisme chez les jeunes enfants. A cet effet, un CD 3 titres a été commercialisé en édition limitée dès le 20 octobre pour l'opération " On aime, On aide ". Il inclue les inédits "Tais-toi mon coeur" (version radio), "Miss Acacia" (version live symphonique) et "Coccinelle" (version live de 2000). Les recettes de la vente de ce 3 titres seront reversées aux associations.

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30 août 2008

Mon Rock en Seine 2008

Et voilà, la dernière édition de Rock en Seine s'est terminée hier soir, avec un petit goût amer, puisque, comme d'habitude, Amy Winehouse qui était annoncée en dernière partie de soirée a tout simplement annulé son concert au tout dernier moment ! Pathétique...

Heureusement, les autres artistes ont été, cette année, plus qu'à la hauteur et je vous offre donc un petit tour d'horizon des concerts auxquels j'ai pu assister !

Jeudi 28 août:

The Do
Petit concert bien sympathique pour commencer en douceur le festival, avec the Do, formation franco-finlandaise très très charmante. Olivia et Dan forment un duo dont la musique oscille entre folk et rock et j'avais vraiment adoré leur premier album "A Mouthful", qui a d'ailleurs fait un carton dès sa sortie, il y a quelques mois. Sur scène, ils enchaînent les tubes de l'album agrémentés de longs arrangements très rock (Rock en Seine oblige). Seul l'inédit "Bohemian Dances" calme un peu le jeu avant la tornade "On My Shoulders"... Bref, j'ai vécu un très joli moment, entre balades folk mélancoliques et moments plus rythmés.

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Dirty Pretty Things
Encore un "petit concert" (je vais me faire conspuer par les fans) où les Dirty Pretty Things nous ont balancé un set très efficace où les pépites rock de leur premier album firent merveille. Je reste un peu plus circonspecte sur son successeur même si les nouveaux titres passent plus facilement l'épreuve du live que du disque. On accordera quand même à Carl Barat une certaine idée de la classe anglaise. Mais y'a pas à dire, il aura beau faire son maximum, n'est pas Pete Doherty qui veut (c'était ma minute méchante gnark gnark). Ne serait-ce qu'au niveau vocal...!

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Kaiser Chiefs
Voilà le premier excellent moment du festival: mon second concert de Kaiser Chiefs !! Après moults hésitations, le chanteur Ricky Wilson ne se jettera finalement pas dans la foule, mais comme à son habitude, on le verra courir d'un bout à l'autre de la scène, sauter les jambes bien haut depuis la batterie, grimper sur le côté de la scène, pousser le public à faire les chœurs ou encore rejoindre une plateforme sur le côté de la fosse ! Bref, il assure le show pendant que ses collègues enchaînent les tubes des deux premiers albums ("Every day I Love you Less and Less", "Na, Na, Na, Na, Na", "Heat Dies Down", "Angry Mob"...) et offrent au public quelques inédits du troisième opus à venir en octobre. Moment d'anthologie sur "I predict a riot" :) Excellent concert.

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REM
J'avais déjà vu REM il y a 2 ou 3 sur la scène du POPB, et c'était donc avec grand plaisir que j'attendais ce nouveau concert ! Le trio originaire de Géorgie, accompagné d'un batteur et d'un second guitariste, nous a proposé un set plein d'énergie à l'image de leur dernier album "Accelerate" qui occupera une bonne partie du concert. Gros festival oblige, le groupe n'en oublie pas quelques uns de ses plus gros tubes ("What's the frequency, Kenneth?", "Losing My Religion", "Man on the Moon"...) mais aussi quelques beaux morceaux un peu moins connus ("Electronite"...). Michael Stipe rappelle sa haine de l'administration Bush avant de chanter quelques minutes plus tard "This is the end of the world (And I feel fine)" ! Le show impressionne surtout pour ses écrans géants où des images du groupe en live sont retravaillées en direct en kaléidoscope de textures et de couleurs. Concert génialissime. Mission accomplie !

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Vendredi 29 août:

DB Clifford
Comme je vous le disais l'autre fois, j'avais découvert DB Clifford en première partie des Countings Crows il y a quelques mois et j'avais déjà beaucoup aimé. Une fusion entre des mélodies pop et du "songwriting", des grooves sensuels et de la spiritualité soul. Un univers à la croisée des Beatles, Stevie Wonder et de Jamiroquai. Le concert d'hier avait la particularité d'être assez tranquille (peu de monde, puisqu'il était seulement 15h) et j'ai pu vraiment en profiter de très près. Un chouette moment !

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Louis XIV
J'ai vraiment beaucoup aimé le rock énergique et pêchu du quatuor de San Diego. Sur scène, les éléments blues dans le rock de ces californiens sont plus présents, on entend quelques bons solos de guitare. Les deux chanteurs, le barbu à la voix puissante et haute, Brian Karscig, et le leader Jason Hill qui chante presque en "rappant", s'harmonisent parfaitement et c'est du meilleur effet.

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Jamie Lidell
Connu ses prestations scéniques particulières, Jamie Lidell est un homme-orchestre à lui tout seul. Je n'ai pas assister à ce concert entièrement, donc mon avis se base uniquement sur la fin, mais j'ai un peu moins accroché au côté expérimental de pas mal de titres. C'est pas évident sur scène, tout n'est pas forcément hyper audible de loin, donc le résultat était assez inégal... Pas convaincue.

Lidell

The Jon Spencer Blues Explosion
Découverte totale de ce petit groupe new-yorkais à mi-chemin entre blues, rock-garage, punk et rythm'n'blues, que j'ai trouvé plutôt en forme. A retenir: des cris, des riffs déchirants et le look super glam de Jon Spencer. Bref, une chouette découverte !

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Kate Nash
19h15, concert de Kate Nash sur la scène de la cascade. J'attendais ce moment avec impatience car j'avais sincèrement aimé le petit univers créé dans son album. Et là, sur scène, je ne sais pas si ça venait de moi, mais je m'attendais à mieux. Certes, on retrouve un peu tout ce dont je viens de parler juste avant mais petite déception tout de même. L'ambiance était assez molle, elle mettait 2h à changer de guitare, à s'installer à son piano et puis le son était vraiment médiocre !  Je sais que ce n'est pas comparable mais quand on voit ce que sa compatriote Adèle (dont j'avais adoré l'album) est capable de faire...

Nash
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The Raconteurs
Avant ça, je n'avais pas eu la chance de voir la nouvelle formation de Jack White sur scène. C'est maintenant chose faite ! J'ai vraiment adoré: de la guitare, de la guitare et encore de la guitare !! Ce concert était vraiment le clou du festival, un moment exceptionnel :)

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Et donc, comme je vous l'expliquais au début de ce billet, Amy Winehouse a annulé sa participation au festival à la dernière minute... She should REALLY try to go to REHAB... Mouarf...

Petit coup de cœur également pour le très bon groupe français Brooklyn dont je n'ai pas de photos malheureusement, mais ce fut une très très chouette découverte !

Un excellent festival, malgré tout :)

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28 août 2008

Let's Rock

rock_en_seine_2008Rock en Seine 2008 ça commence aujourd'hui ! Enfin, non, officiellement, ça a commencé le 20 août où le parc de Saint-Cloud a accueilli un concert de Rage Against The Machine.

Aujourd'hui, c'est donc le second temps du festival et autant vous le dire, cette année c'est un programme de fous , avec à la fois des groupes cultes mais aussi des nouveaux venus au talent prometteur et à l'énergie communicative.
Parmi les premiers, figure Amy Winehouse, qui je l'espère sera capable de monter sur scène vendredi soir (!!), avec notamment The Roots, Justice, Jamie Lidell, Kate Nash, The Raconteurs, Louis XIV, DB Clifford (que j'avais vu en première partie de Counting Crows) ou encore the Streets.

Ce soir, R.E.M, l'aura précédée, en compagnie de Tricky (ancien de Massive Attack), Plain White T's, Kaiser Chiefs, The Do, Serj Tankian (leader de System of a Down), Dirty Pretty Things ...

C'est parti pour 2 jours de Rock en continu !

C'est où ?
Festival Rock en Seine
Parc de St Cloud (St Cloud)
Plus d'infos ici !

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05 juillet 2008

Mon Virgin Show au Parc des Princes

Hier, j'ai assisté, non pas à un concert de Mika au Parc des Princes mais à un Virgin Show. Show monumental dans le stade avec pour commencer Yelle et Panic at the Disco, qui ne me tentaient pas du tout ! Du coup, je suis entrée dans le stade pour le concert de Dionysos vers 20h30. Superbe show qui m'a totalement bluffée ! J'avais entendu dire maintes fois que Mathias Malzieu était une vraie bête de scène, mais je ne l'avais jamais vu en vrai... Il est juste IN-CRO-YABLE ! Comme à son habitude, il a slammé dans (sur ?!) la foule sur une bonne partie de la fosse sur quelques dizaines de mètres !
Et sinon, de très bons moments musicaux également avec entre autres: "Le jour le plus froid du monde", "Song for Jedi", "l'Homme sans trucages", "Tais-toi mon coeur" et encore "Giant Jack" ! Leur prestation a achevé de me convaincre et je me suis dit que c'était définitif: je veux absolument les voir sur scène ! Ce sera le 3 novembre au Zénith.

Mathias

22h, les tentures noires de la scène tombent pour laisser apparaître un gigantesque décor en forme de masque coloré, et le show commence façon cirque. Puis, Mika arrive sur scène pour nous livrer un show d'1h30. Je suis ravie d'avoir pu assister à ce concert, j'ai passé une bonne soirée malgré quelques moments inégaux. Bon, déjà, c'est vrai que je ne suis pas une "vraie" fan de Mika, mais j'apprécie quand même de temps en temps sa pop acidulée et sucrée (mais point trop n'en faut).

mika

Quelques très bons moments: une ambiance déchaînée comme sur "Relax", "Love Today" ou encore "Lollipop", la voix fantastique de Mika et de très chouettes animations et décors impeccablement mis en scène. Et c'est justement là où j'ai été un peu déçue: tout était un peu trop planifié et "aseptisé" sans laisser aucune place à l'imprévu et quasiment pas à l'émotion. Mika ne s'est pas du tout laissé porter par l'ambiance qui régnait dans le stade, il est resté dans sa trame du début à la fin... ça manquait un peu d'humanité et de spontanéité. Malgré l'ambiance, je n'ai pas été transportée par ce concert et c'est un petit peu dommage. A noter sinon, quelques nouvelles chansons, une reprise de Depeche Mode "Just can't get enough" et en rappel, "Grace Kelly", seul au piano, en français. Entièrement en français. Bon, je mentirais si je disais que j'ai compris toutes les paroles mais l'intention était plus que louable.

Bref, au final, un show sympa mais un peu trop inégal. Je ne dois pas coller au "public typiquement réceptif" pour ce genre de concert !



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03 juillet 2008

Lennnnnnnnnnnny !

*** Attention, groupie inside ! ***
Ca faisait des années que j'attendais de voir ça et voilà... je l'ai vu ! Hier soir, j'ai enfin eu le bonheur d'assister à un concert de Lenny Kravitz sur la scène du Zenith de Paris. A vrai dire, la soirée commençait plutôt bien, puisque j'ai eu l'infini plaisir de revoir Yael Naïm en première partie, artiste dont j'avais déjà assisté au concert à la Boule Noire il y a quelques mois et qui m'avait hypnotisée. Sublime moment.

lenny


Puis, 21h20, IL arrive !
Et bien, mesdames, messieurs, ce fut tout simplement un moment démentiel que de voir un artiste de cet acabit sur scène ! Une ambiance de folie, un son qui déchire les tympans, une chaleur torride... Bref: Rock'n Roll !!!

La playlist ne présentait pas spécialement le dernier album comme à l'habitude mais des arrangements de tubes qu'on adore tous qui ont littéralement déchaîné le public. Je n'avais pas vu ça depuis bien longtemps ! Et puis, les solos de saxo, de guitare et de basse (première fois que j'arrive a vraiment aimer un solo de basse -oui, bouuuuh, je sais- !), Lenny au piano sur "I'll be waiting", sa traversée de la fosse sur "Let love rule", un charisme et un sex appeal de dingue, des fans en transe ("Lennnnny, à poiiiiiil !!" ... non, c'était pas moi qui gueulais !)
pour terminer sur un final explosif et brutal sur "Are You Gonna Go My Way". Démentiel ! Après près de 2h20 de concert, on est ressorti en sueur, mais heureux, merci Lenny !

Et comme toute groupie qui se respecte, je ne suis pas repartie les mains vides !

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Gniiiiiiiiiii  o_O



Posté par BlissNYC à 11:00 - Let the Music play - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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